La galerie d’appui comprend un élément employé en architecture : un entablement avec architrave, une frise, une corniche et à chaque angle une tête d’ange est sculptée. Le dossier est quant à lui, décoré du Bon Pasteur, debout, portant sur ses épaules la brebis perdue et retrouvée. Tout autour court une fine moulure, deux branches de feuillage retombent à droite et à gauche.
L’abas voix : son plafond est orné de la Colombe, symbole de l’Esprit saint. Sur l’entablement sont gracieusement assis 5 anges, aux attitudes variées et frémissantes d’effroi, attitude se reportant à l’action de l’ange principal qui, debout sur le couronnement, sonne de la trompette pour la résurrection des morts et leur convocation aux assises du jugement dernier (source Garnier). Des guirlandes de fleurs et de fruits festonnent les bords inférieurs et viennent se nouer aux branches qui encadrent le dossier.
Le Retable
Le Retable de l’église St Maxime de Beaufort - © 123 Savoie
|  | Entièrement réalisé en bois (pin cembro ou arolle) sculpté et doré à l’or fin, il mesure 10m de haut et 5,50m de large. Ses trois niveaux et trois travées lui donnent un rythme ternaire. Seule la partie centrale, les colonnes torses encadrant le tableau de l’autel et la petite niche située au dessus, fait partie du retable réalisé à Annecy de 1657 à 1659 par François Cuneot, architecte et sculpteur né dans le comté de Bourgogne en 1618, et mort en 1886 à Chambéry. Ce retable est un véritable catéchisme en images. C’est une conséquence du Concile de Trente |
exprimant les dogmes catholiques : culte des saints, anniversaire de la mort du Christ célébré à chaque messe.
- 1er niveau : Le tableau d’autel représente l’apparition de la Vierge et de l’Enfant à St Maxime (patron de la paroisse) et à St Maurice. Depuis 1512, la cure de
Beaufort relevait de l’abbaye St Maurice d’Agaune dans le valais. Le tableau est encadré par des colonnes torses à chapiteaux corinthiens (montantes). De chaque côté sont présentées les statues de St Aubin (Evêque d’Angers en 550, invoqué pour la guérison des enfants) et St Guérin (né en Lorraine en 1060, abbé cistercien de St-Jean-d’Aulps en Chablais, invoqué pour la protection du bétail).
- 2ème niveau : Au centre dans une niche, le Père Eternel, qui tient dans sa main gauche le globe terrestre surmonté de la croix et sa main droite bénit. A droite et à gauche, des cartouches contiennent des décorations florales du XVIIIème siècle.
- 3ème niveau : Des peintures en trompe l’œil représentent des anges, au centre un vitrail avec la colombe du St Esprit qui date du XIXème. Un baldaquin, dont la partie inférieure forme un ciel étoilé, couronne le tout.
Les retables latéraux datent du XVIIème siècle. Ils sont composés :
- du retable du Rosaire à gauche avec la Vièrge, St Dominique et Ste Catherine-de-Sienne. Avec la représentation des mystères du Rosaire : 5 joyeux, 5 douloureux et 5 glorieux.
- à droite se trouve le retable de St Joseph.