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    le Cinéma
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    • Sergio Palumbo | dernière mise à jour : 27/01/2011
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    Entretien avec Dany Boon

    Benoit Poelvoorde et Dany Boon

    Benoit Poelvoorde et Dany Boon

    Après le succès incontestable de Bienvenue chez les Ch’tis, Dany Boon récidive au cinéma avec Rien à déclarer, dans lequel son copain Benoît Poelvoorde, lui donne la réplique. L’histoire se déroule à un poste frontière entre la France et la Belgique, qui doit disparaître en raison du passage à l’Europe. Les deux douaniers, l’un belge, l’autre français, doivent faire équipe et sillonner ensemble les routes de campagnes frontalières à bord d’une 4L d’interception des douanes internationales…
     

    Sorti dans le Nord et en Belgique exceptionnellement le 26 janvier 2011, Rien à déclarer sortira sur le reste de la France, mercredi 2 février 2011. Dans ce nouveau film, Dany Boon aborde à la fois l’humour, l’amitié et l’amour. Reste à savoir, si ce dernier rencontrera autant de succès que le précédent. Le public décidera !

    Dany Boon, tournage
     
    Quand l’idée de Rien à déclarer est elle née ?
    Dany Boon : Lors de la tournée de promotion précédant la sortie de Bienvenue chez les Ch’tis. Sans doute parce que j’ai multiplié les projections dans le Nord de la France et en Belgique et que j’ai donc franchi à de nombreuses reprises cette fameuse frontière entre les deux pays. Celle-ci n’existe plus bien sûr, mais je l’ai tellement passée étudiant, que ce soit pour aller faire la fête ou le tiercé de mon père… et toujours avec énormément d’angoisse. A l’époque, j’avais les cheveux longs et avec mon carton à dessins et mes badges à l’effigie de Cure, je me faisais arrêter et fouiller par les douaniers à chaque fois. Et là, quand je suis repassé par cette douane que je connaissais si bien, je suis tombé sur un véritable no man’s land, avec des guérites vides, des commerces fermés, des maisons abandonnées… une sorte de ville morte. On se serait cru dans une rue de western. J’ai tout de suite pensé qu’il y avait là un sujet éminemment cinématographique. La base du
    film est donc née là. Je suis alors allé rencontrer des douaniers pour qu’ils me racontent l’avant, les changements… Certains avaient même filmé au caméscope le dernier jour, celui de la fermeture. Je me suis aussi plongé dans les archives de l’INA de l’époque qui montraient notamment les grèves qui s’étaient déclenchées en forme de protestation…
     
    Mais si la douane sert d’arrière-fond à votre intrigue, Rien à déclarer peut aussi être vu comme une histoire d’amour, non ?
    Dany Boon : Oui. Pour moi, ce film raconte surtout une histoire d’amour entre le douanier français que j’incarne, Mathias Ducatel et une Belge, soeur d’un douanier francophobe, Ruben Vandevoorde. Une histoire qui était d’ailleurs arrivée au collègue d’un des douaniers que j’ai rencontré, sa passion pour une femme qui travaillait aux douanes belges avait été mal vue par ses supérieurs. Cette love story impossible est en fait beaucoup inspirée par l’histoire de mes parents. Mon père était kabyle et ma mère française. Tombée enceinte très vite, elle a été rejetée par une partie de sa famille. Ce sont des choses qu’on n’oublie pas quand on les vit comme moi enfant… Mais, au-delà du cas de mes parents, ces histoires de couples différents, que ce soit pour des raisons sociales, religieuses ou autres, sont communes à énormément de gens. Avec Rien à déclarer, j’ai donc aussi voulu imaginer une comédie qui permettrait d’aller très loin dans le racisme sans le moindre malaise. Puisque les Français et les Belges sont des cousins, la francophobie de Ruben Vandevoorde peut sonner réaliste, faire rire et réfléchir. On peut dire beaucoup de choses sur le patriotisme ou le racisme en agissant, ainsi, par ricochet. Il suffit de remplacer, dans la bouche de Ruben, le mot "français" par "arabe", "juif" ou "noir" et la dimension devient soudain différente. D’ailleurs, on retrouve cette idée dans une scène où, à un dîner, Mathias n’osant pas avouer sa situation, fait croire à Ruben qu’il est amoureux d’une jeune fille noire dont la famille déteste les blancs. Et que répond Ruben ? Que c’est dommage et triste ! Parce que le raciste, c’est toujours l’autre et jamais soi…
     
    Après le triomphe public de Bienvenue chez les Ch’tis, avez-vous ressenti de la pression à l’écriture ?

    Dany Boon : Oui, une très grosse pression. Beaucoup de réalisateurs et producteurs m’avaient d’ailleurs expliqué à quel point il était difficile de se remettre à l’écriture après un succès. Et qu’en général, en plus, ça se terminait par un ratage ! (rires) Bertrand Blier m’avait même dit : "Bon courage pour le suivant ! Parce que moi, juste après Les valseuses, j’ai fait un bide !" (rires) Mais, concrètement, à partir du moment où j’ai eu mon sujet, tout s’est bien passé. En tout cas, j’étais à l’aise avec mon histoire. Mais j’avais malgré tout, toujours dans un coin de ma tête, l’idée que j’allais être très attendu. Et je me suis surtout mis une pression en me disant qu’il ne fallait pas que je déçoive.

    « J’expliquais à mes interlocuteurs que mon scénario serait plus facile à entendre qu’à lire. Au final, j’ai écrit sept versions du scénario… »

    Dany Boon et Benoït Poelvoorde au volant de la 4L
     
    En plus, avec le succès, vos interlocuteurs devaient plus difficilement s’opposer à vous et avoir plutôt tendance à vous suivre sans broncher dans vos idées pour le scénario, non ?
    Dany Boon : C’est vrai que les rapports changent et avant de faire lire mon scénario, j’ai dû agir de manière inverse que sur Bienvenue chez les Ch’tis. A l’époque, j’expliquais à mes interlocuteurs que mon scénario serait plus facile à entendre qu’à lire. Bref, je demandais de
    l’indulgence. Là, je le confiais aux gens en demandant de le dégommer, de ne surtout pas avoir peur de me dire ce qui n’allait pas. J’ai donc entendu de tout et j’ai fait le tri. Au final, j’ai écrit sept versions du scénario. Ma plus grosse difficulté a été de trouver un équilibre entre le duo formé par Ruben et Mathias, et les autres personnages. De ne jamais perdre le fil de l’histoire centrale ou s’ennuyer dès qu’on quittait les deux héros de cette histoire.
     
    On retrouve aussi dans Rien à déclarer cet équilibre entre comédie et tendresse qui caractérise vos films comme vos one man shows…
    Dany Boon : Rien à déclarer est bien évidemment une comédie mais son message, pour employer un grand mot, est plus profond que sur Bienvenue chez les Ch’tis. Il s’agit de montrer le racisme ordinaire qui démarre toujours par des petites blagues en apparence sans importance. Et dans mon esprit, Rien à déclarer est aussi une histoire d’amour. C’est elle l’enjeu de ce film : ce douanier français, fou amoureux d’une Belge, va-t-il arriver à passer outre le racisme anti-français de sa famille pour l’épouser ? Le tout sur fond historique de suppression des frontières, hautement symbolique dans l’histoire que je raconte ici.
     
    L’écriture d’un film est-elle plus complexe que celle d’un one man show ?
    Dany Boon : Oui, vraiment ! Quand on écrit un scénario, il faut parvenir à surprendre sans déstabiliser et à synthétiser. Car dans un scénario, une scène est forte dès lors qu’on en a retiré la moelle et qu’on est parvenu à rentrer dans le coeur et la chair de la situation mais aussi des personnages, du jeu, de la lumière et de la mise en scène… Il existe un nombre de paramètres énorme avant d’arriver au résultat escompté. Et on passe deux ou trois ans à risquer de perdre le fil, l’émotion ou le rire qui étaient là à l’idée première, au tout départ de l’écriture. Il faut bien garder cela en tête tout au long du processus. Pour moi, l’écriture d’un one man show s’apparenterait à du fusain. On dessine une esquisse très libre qu’on va faire naturellement évoluer sur scène. Alors que le cinéma, c’est de l’aquarelle faite avec des coups de pinceaux définitifs et dont la moindre modification risque de rendre l’ensemble très moche. Contrairement au théâtre, on a en permanence le nez sur son sujet sans prendre de recul. Comme si on peignait d’abord un oeil puis un sourcil puis un nez… Avoir en tête toute la représentation du corps dans son entier est indispensable, sinon le résultat final va être disproportionné. Mais ce que j’adore dans le cinéma, c’est le côté équipe, famille, qui va dans le même sens pour accompagner, aider ou contraindre le réalisateur.
     
    En quoi votre expérience théâtrale vous est-elle utile au cinéma ?
    Dany Boon : Grâce à 15 ans de one man show et de rencontres avec le public, je crois avoir acquis ce sens du rythme indispensable à la comédie. J’ai une oreille et je sens quand les dialogues sonnent juste.
     
    Benoït Poelvoorde
     
    Dany Boon et Benoït Poelvoorde durant le tournage
     
    L’idée de Benoît Poelvoorde pour jouer le douanier francophobe est venue très vite ?
    Dany Boon : Oui. Car Benoît a une telle humanité que tout passe avec lui, quelles que soient les horreurs qui puissent sortir de sa bouche. C’est d’ailleurs la première fois que j’écris pour un acteur. En général, je n’aime pas ça car on projette alors ce qu’on connaît ou ce qu’on a déjà vu de lui, donc on se restreint. Je préfère un personnage dont l’acteur va s’emparer en apportant sa personnalité. Mais le cas de Benoît est particulier : il possède une telle richesse et une telle invention que les problèmes que je viens d’évoquer ne se posent pas avec lui. Il a donc été une évidence dans ce rôle mais il est malgré tout encore arrivé à me surprendre ! Il m’a montré des choses que je n’avais jamais vues de lui. A chaque scène, il donne tout, il est entier. Il n’y a aucune demi-mesure avec lui. Il s’en veut dès qu’il bute sur un mot ou inverse un dialogue. Mais cela n’empêche en rien la
    jubilation qu’il a à jouer. Il est même venu à l’écran de contrôle voir les prises qu’il venait de tourner alors qu’on m’avait dit qu’il ne le faisait jamais. Il a assisté à la projection d’équipe alors que ça fait des années qu’il n’a pas vu les films dans lesquels il joue.
     
    J’ai beaucoup d’admiration, d’affection et d’amour pour lui. Sans compter qu’on s’est découvert quantité de points communs pendant ce tournage : on a fait la même école, Saint-Luc, lui à Liège, moi à Tournai. Nos parents ont les mêmes parcours : nos pères étaient routiers et nos mères commerçantes. On aime les mêmes musiques : en particulier Dick Annegarn dont on connaît les chansons par coeur. Au départ, avec Bouli Lanners et François Damiens, je pense qu’ils ont eu peur que je débarque sur le plateau avec mes 20 millions d’entrées sous le bras. Ce que je peux comprendre. Sauf que ça n’a pas été le cas. Je suis très heureux d’avoir pu connaître ce succès phénoménal mais je n’allais pas entamer ce tournage en le brandissant comme un étendard !
     
    Jouer vous-même dans votre film était une évidence ? Et un plaisir ?

    Dany Boon : Au fil du temps, je me suis habitué. Et sur un plateau, aujourd’hui, je contrôle un peu tout naturellement. Je le dois aussi à l’expérience du one man show. Au début de ma carrière, dès qu’un truc imprévu se passait, j’étais déstabilisé. Aujourd’hui, j’ai appris à le gérer, en improvisant par exemple. Mais, malgré tout, j’ai tendance à préférer les moments où je ne joue pas. Je dois avouer une grande jubilation à diriger et observer mes acteurs mettre en vie mes personnages.

    « J’ai adoré faire mes cascades moi-même. Benoît, lui, avait très peur. Il me disait tout le temps : "Mais t’es frappadingue !" »

    Quel directeur d’acteur êtes-vous ?
    Dany Boon : Je découpe beaucoup en amont pour ne pas user les acteurs avec la technique et, dans cette logique, j’ai story-boardé ou fait story-boarder pas mal de séquences. Une fois sur le plateau, avant chaque scène, je fais toujours une mise en place sous forme de répétitions mécaniques. J’ai à chaque fois une idée précise de ce que je veux, même si, au final, je ne respecte pas exactement ce qui était prévu. Mais ce cadre me permet de vraiment m’amuser avec mes acteurs. Je leur laisse proposer des choses puis je les recadre à la fois en fonction de ce dont j’ai envie et de ma connaissance précise de chacun des personnages. J’écoute tout mais je tranche. Car je sais trop bien que le spectateur peut sortir d’un film, juste parce qu’un petit rôle ne sonne pas juste, qu’il est mal défini ou mal écrit. Je suis obnubilé par ça.
     
    On sent que vous avez ici une ambition supplémentaire tant au niveau de l’image que du décor par rapport à Bienvenue chez les Ch’tis ? Quelles directions avez-vous donné à votre directeur de la photo et à votre chef décorateur ?
    Dany Boon : Des guérites de douanes, au restaurant tenu par le couple Janus, le décor est dans Rien à déclarer un personnage à part entière. Tous ces éléments ont été créés pour le film et construits avec un sens permanent du détail. Dans l’appartement de Ruben Vandevoorde par exemple, on trouve trois bougies dont les couleurs composent le drapeau belge ! Ce détail ne se voit peut-être pas à l’écran mais il fait partie de ceux qui me paraissaient indispensables pour créer l’atmosphère que je souhaitais. Et cela on le doit à Alain Veissier avec qui j’avais déjà travaillé sur Les Ch’tis. Pour Rien à déclarer, il a pu disposer d’un budget plus important. Et on a travaillé très en amont et main dans la main avec le directeur de la photo, Pierre Aïm, lui aussi déjà présent sur Les Ch’tis. Avec Pierre, je voulais créer un contraste entre les extérieurs hivernaux et les intérieurs plus chaleureux, avec une différence cependant : la douane belge a un côté campagnard et la française un aspect plus fonctionnaire.
     
    Etait-il important pour vous de retravailler avec la même équipe technique ?
    Dany Boon : Oui mais je ne me force en rien. Par exemple, sur ce plateau nous avons décidé avec Pierre Aïm que contrairement à Bienvenue chez les Cht’is, il ne ferait pas le travail de cadrage pour qu’il se concentre totalement sur la lumière qui nécessitait un gros travail, notamment à cause de l’atmosphère hivernale. Et je voulais qu’il puisse aussi faire des pauses, prendre du recul sur le plateau pour ne pas avoir en permanence le nez dessus. En plus, Pierre m’a conseillé un cadreur fantastique, Rodolphe Lauga qui a été essentiel, particulièrement sur les scènes d’action qui parsèment le film.
     
    Filmer des scènes d’action, voilà une nouveauté dans votre cinéma. Comment les avez-vous abordées ?
    Dany Boon : Justement grâce à Rodolphe et Nicolas Guy, mon premier assistant, j’ai découvert et utilisé l’Ultimate Arm, une invention russe perfectionnée par les Américains, un bras robotisé fixé sur le toit d’un véhicule qui permet des mouvements rapides sur 360 degrés autour de son axe et qui garantit une image parfaite quelles que soient la vitesse, la qualité de terrain et les conditions climatiques. C’est drôle parce que j’ai un peu flippé dans cette voiture-là alors que j’ai adoré faire mes cascades moi-même. Benoît, lui, avait très peur. Il me disait tout le temps : "Mais t’es frappadingue !" (rires) Il ne comprenait pas pourquoi je n’avais pas peur, alors qu’on est tous les deux hypocondriaques. Mais j’ai adoré faire l’andouille et rouler comme un dingue au volant d’une 4L. Et j’étais mort de rire rien qu’en regardant Benoît paniquer à mes côtés. Mais pour ces scènes-là, il n’y a pas de secret : on a surtout pris le temps. Celle de l’autoroute, où on perd, l’un après l’autre, tous les morceaux de la voiture, a ainsi été tournée en une semaine. Le tout étant story-boardé de façon très précise, y compris et surtout les moments où les voitures devaient se heurter pendant cette course-poursuite.
     
    Dany Boon et Benoït Poelvoorde, les douaniers
     
    Dany Boon et Benoït Poelvoorde jouent une des scènes
     
    Avez-vous beaucoup modifié votre film au montage?
    Dany Boon : A cette étape, j’ai là encore retrouvé quelqu’un avec qui j’avais collaboré sur Bienvenue chez les ch’tis et La maison du bonheur : Luc Barnier. On n’a rien modifié de fond en comble, juste travaillé sur le rythme. Il y a juste une séquence finale de 10 minutes que j’ai coupée. Il s’agissait vraiment d’une pirouette scénaristique qui ne fonctionnait pas à l’arrivée, quelques personnes m’ont exprimé leurs doutes concernant ce "switch de scénariste" mais ça ne m’a pas empêché de le tourner ! (rires) J’étais parti de l’idée que, très souvent, les étrangers deviennent plus racistes sur les étrangers que les gens des pays dans lesquels ils sont installés et qu’ils refusent, eux, d’être associé à ce mot "d’étranger". J’avais donc inventé des origines bretonnes au père de Ruben qui, après avoir souffert du racisme plus jeune, était devenu plus belge que belge. Ça fonctionnait à la lecture
    mais pas du tout à l’image pour la bonne et simple raison que ça abîmait le personnage de Benoît qui produit un effort surhumain pour accepter son collègue français. S’il est lui-même d’origine française, alors on se dit : tout ça pour ça ! A quoi bon ?
     
    Vous retrouvez pour la musique de votre film, Philippe Rombi, déjà auteur de celle de Bienvenue chez les Ch’tis et de La maison du bonheur. Comment s’est passée cette nouvelle collaboration entre vous ?
    Dany Boon : Ma demande était différente cette fois-ci. Sur Les Ch’tis, mes directions parlaient d’instruments que je souhaitais acoustiques, simples pour créer une musique "à la Nino Rota" parsemée ça et là d’envolées lyriques. Pour Rien à déclarer, il m’a proposé des thèmes autour de trois éléments principaux : les douaniers, l’histoire d’amour et les truands. Il les a enregistrés avec un orchestre de 80 musiciens et le résultat me ravit.
     
    Etes-vous plus angoissé aujourd’hui qu’avant la sortie de Bienvenue chez les Ch’tis?
    Dany Boon : J’ai déjà montré Rien à déclarer à Lomme, dans le Nord, lors d’une projection où les spectateurs ne savaient pas ce qu’ils allaient voir. J’ai voulu le faire car je savais qu’il y avait une énorme attente après Bienvenue chez les ch’tis donc une forte capacité à être déçu. Or ils m’ont fait une très belle standing ovation, ce qui m’a forcément beaucoup touché et donné de l’espoir pour la suite.

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      Chambéry - Samedi 19 novembre 2011 à 15h et 20h à la Patinoire de Chambéry Métropole
      2011
      Ballade en Italie


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      Chambéry - Samedi 19 novembre 2011 à 15h et 20h à la Patinoire de Chambéry Métropole "Ballade en Italie, Carnaval de Venise", un spectacle organisé par l'association Chambérienne "Les Choeurs de Chambéry" et Eléna Mirallès, chef de Choeur, deux grands concerts réunissant près de 200 participants (150 choristes, 25 mandolinistes de l'association "l'Estudiantina" d'Annecy, 20 patineuses du Club des Sports de Glace patinage artistique, le rallye cor de Montmélian, les membres costumés de l'association "A l'ombre de Venise" d'Aix-les-Bains). Cette année, "Les Choeurs de Chambéry" ont voulu mettre à l'honneur l'Italie dans le cadre des commémorations du 150ème anniversaire de l'unité italienne. Au programme : un voyage musical à travers la péninsule, avec pour décors le cadre somptueux de Venise la Sérénissime. Sous la direction d'Eléna Mirallès, Chef de Choeurs et pianiste avec la Formation de Mandolines de l'Estudiantina d'Annecy et les Chorales Les Choeurs de Chambéry - Les Choeurs Eléna Mirallès, Chant'Hirondelles, La Chorale du Nivolet, Les Canards Sauvages, La Chorale du Prieuré, La Barcarolle et Les Choeurs du Granier.
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