|  | Les produits du terroir attirent les foules et les savoyards ont prouvé, une fois de plus, leur attachement aux fromages locaux, en venant de partout dans les Bauges mais aussi des agglomérations proches (Savoie et Haute-Savoie) pour fêter les 10 ans de l’OAC (appellation d’origine contrôlée) de deux fromages baujus. Soit plus de 8.000 personnes au Margériaz pour fêter le Chevrotin et la Tome des Bauges AOC, ce dimanche 26 août 2012.
Un parking noir de voitures attestait de la présence de plusieurs milliers de personnes qui assistaient à la grande fête. La manifestation se déroulait durant toute la journée sur le site du Margériaz, transformé en vaste aire de jeu, de gastronomie et de festivité. Attestant de la qualité du produit autant que de son attachement fort au terroir, l’AOC a représenté des années de préparation, c’est pourquoi il était important de marquer ce 10ème anniversaire expliquaient Marc Agnellet président du S.I.C (Syndicat Interprofessionnel du Chevrotin). Des concours (caisse à savon, dessins…), jeux, ateliers (traite des chèvres, fabrication de fromage,) randonnées thématiques ou cani-rando, encadrées par des professionnels du massif, expositions, démonstrations (démonstrations de chiens de troupeaux, sculpture sur bois) |
et dégustations étaient au programme. Produits du terroir au sens large (marché des producteurs et artisanat local), animations musicales, tyrolienne mais aussi chèvres, vaches et moutons étaient de la fête.
Le Parc Naturel régional du Massif des Bauges s’associait au SITOB (Syndicat d’Initiative de la Tome des Bauges), S.I.C collectivités territoriales pour soutenir l’organisation de cet évènement accueilli par la station d’Aillon Margériaz. Bernadette Laclais, députée, indiquait en guise d’anecdote, afin de souligner l’importance des produits du terroir et de ce qui symbolise la région, que "dans les cuisines de l’Assemblée Nationale c’est une cloche de Savoie qui sonne pour annoncer le passage à table". Albert Darvey, conseiller Général, rappelait qu’"il y a 10 ans en arrière, l’on produisait 400 tonnes de Tome des Bauges, aujourd’hui c’est plus du double avec 900 tonnes produites", rappelant que pour promouvoir avant tout un produit de qualité AOC, il fallait toutefois sans cesse "maintenir un subtil équilibre". Un livre a été publié pour marquer l’évènement : "La Tome des Bauges, un fromage de tradition au cœur des Alpes" (Gap éditions), dont les auteurs (textes et photographies) ont été mis à l’honneur. Une fête en montagne, dans un lieu symboliquement fort..... Pourtant, sur le Margériaz, l’on ne fait plus de Tome des Bauges. Pourquoi cela ? C’est ce que proposait de découvrir l’un des cinq acteurs de Calcère des Bauges, Pierre Renau, professionnel de l’éducation à l’environnement et spécialiste de géologie : "Je propose d’apporter une réponse alternative à celle très scientifique qui évoque la dissolution de l’eau. Parce que la géologie, ça n’est pas un truc emmerdant". Et c’est avec brio que le spécialiste et ses histoires étonnantes de manges-cailloux, ont rendu, en effet, la géologie ludique, amusante et passionnante tout en établissant le lien entre la géologie du territoire et ses produits fermiers. La Tome et le Chevrotin sont indéfectiblement liés au Massif pour le plus grand bonheur des gourmands.
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