|  | Sa vie, son œuvre, et même sa mort … tout est un roman chez Rousseau ! Cette fois ses maladies s’exposent, se décortiquent, s’analysent avec finesse et originalité….
De retour sur l’agglomération Chambérienne, l’exposition Le Cas Rousseau a commencé son itinérance le 20 mars 2012 au Centre Hospitalier de Chambéry (qui est aussi le producteur de cette exposition). Elle a permis à des milliers de visiteurs de s’étonner ou de s’informer à travers des supports plein d’originalité, d’une grande |
qualité, grâce à son itinérance hospitalière de Chambéry à Lyon en passant par Grenoble ou Genève… Cette fois c’est à Bassens que cela se passe. Jean-Jacques Rousseau est un personnage aux multiples facettes dont on fête le tricentenaire de la naissance en Rhône Alpes. C’est Rousseau, le cas médical, qui va être passé en revue du 17 juillet au 29 août 2012, au centre hospitalier spécialisé de la Savoie, situé à Bassens. "Le Cas Rousseau", un titre qui laisse imaginer vers quel univers l’exposition conçue avec talent par Christine de Bissy et le scénographe Gilles Lambert, va mener les visiteurs. Car Rousseau était malade. L’auteur du Contrat social ou des Confessions était souffrant … mais quels maux le tourmentaient donc ? " Je suis né infirme et malade" déclarait le philosophe, dans l’œuvre duquel le mal-être transpire en effet nettement.
Lettres, testament, autopsie de Rousseau comme fil conducteur
Quatre modules sont à découvrir, tous dans un style volontairement "cabinet de curiosité XVIIIème siècle", traitant l’un de ses maladies, l’autre de l’hygiène et de l’éducation, le suivant de son testament et de son autopsie et le dernier des années terribles dès 1761 intitulé "les persécutions". De quoi voyager entre médecine et philosophie. " J’ai voulu relier l’hopital à la culture et rendre Rousseau accessible à tous. Lorsque des visiteurs me disent que cela leur donne envie de retourner aux textes, c’est gagné" explique Christine de Bissy, qui reste fascinée par ce " personnage plein de contradiction, d’une grande richesse, à la fois très attachant et très énervant". La commissaire de l’exposition a pu sur Chambéry, Grenoble et Lyon guider la visite pour plus de 350 personnes avec des retours tous très positifs. La désacralisation de Rousseau à travers une exposition qui le rend plus humain, plus accessible et vulnérable, permet aux visiteurs de s’identifier par rapport à certaines problématiques évoquées ou de mieux le comprendre. Après tout, la maladie, la souffrance, la mort sont le lot de tous. " J’ai voulu des meubles d’une grande qualité quant à la confection, manipulables, mais aussi beaux et raffinés, dans un style ancien. Introduire le bois dans les milieux hospitaliers d’aujourd’hui, est à la fois incongru et fascinant".
L’originalité du thème va en effet de paire avec sa façon de le présenter, le tout est un régal à bien des égards que l'on aime ou pas Rousseau. Pour tout public dès 10-12 ans, de 9h à 18h dans le hall du CHS, du 17 juillet au 29 août 2012. Inauguration le 17 juillet à 18h. Entrée libre.
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