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|  | Les impacts de l'air extrait du tunnel sur la vallée ont été évalués, comparés aux autres sources de pollution et la dispersion des particules fines et des oxydes d'azote modélisée. La teneur en oxydes d'azote, en constante diminution, reste toujours inférieure aux normes autorisées. Les locaux d'activités (artisanat, commerces, entreprises...) arrivent au premier rang des émetteurs de particules, celles-ci étant par ailleurs plus concentrées en centre ville que sur la plate-forme du tunnel. Les mesures de ces particules dépassent plusieurs fois par an les valeurs optimales de qualité, tout en restant inférieures au nombre autorisé par la |
réglementation. Entreprise publique responsable et soucieuse de contribuer à l'amélioration de la qualité de l'air de la vallée de Chamonix, ATMB a décidé de mettre en place un filtre à particules au niveau de l'extracteur du tunnel au-dessus de la plate-forme française. Ce dispositif est une première en France et il éliminera 90% des particules émises par l'extracteur d'air du tunnel. Sa mise en place, financée à travers le GEIE par ATMB et SITMB, est programmée en 2010. La société travaille depuis plusieurs années aux côtés des collectivités locales à la diminution des impacts induits par son activité. Ainsi, en 2008, à la demande d'ATMB le GEIE-TMB a réalisé une étude visant à mesurer la dispersion de l'air extrait du tunnel dans la vallée de Chamonix. Cette étude a été confiée au groupement Euromobility/CNR/Tecnic qui s'est adjoint le conseil scientifique de l'Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité. A l'aide des éléments topographiques, météorologiques, des trafics de la vallée et des études menées par l'association Air de l'Ain et des Pays de Savoie et s'appuyant sur deux campagnes de mesures réalisées en été et en hiver, cette étude a permis de modéliser la dispersion des particules et des oxydes d'azote. Au total, 27 points de mesures ont été suivis dans le centre-ville, la vallée de Chamonix et au Tunnel du Mont-Blanc. L'objectif est double : évaluer les impacts du Tunnel du Mont Blanc sur la qualité de l'air et examiner les solutions permettant de les réduire.

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|  | Relativement à l'oxyde d'azote (Nox), la modélisation a mis en évidence l'absence de concentrations significatives autour de l'extracteur du Tunnel du Mont-Blanc. Les mesures montrent que les valeurs atteintes sont généralement basses pour le dioxyde d'azote, largement inférieures aux valeurs permises et en constante diminution année après année du fait de l'amélioration des dispositifs sur les véhicules. Les projets de transports en communs des collectivités à travers le Plan de Déplacement Urbain seront de nature à conforter cette diminution. L'étude s'est principalement axée sur les |
particules (PM10 et PM2,5). En effet, dans le cadre de la surveillance permanente réalisée par l'association Air de l'Ain et des Pays de Savoie, plusieurs dépassements des valeurs optimales de qualité ont été constatés, tout en restant inférieurs au nombre autorisé par la réglementation. En outre, dans le cadre des mesures relevées par Euromobility, le niveau de particules est beaucoup plus élevé dans le centre de Chamonix (36,17 μg/m3 en hiver et 17,42 μg/m3 en été) que sur la plate-forme du tunnel (6,05μg/m3, hiver comme été). En complément de ces mesures, l'étude réalisée par l'Air de l'Ain et des Pays de Savoie sur l'ensemble de la vallée fait apparaître la part relative du trafic routier dans l'émission de particules. Ainsi, en juillet 2007, la contribution des locaux d'activités (commerces, entreprises, artisanat) a été évaluée à 44 % contre 22 % pour le résidentiel (chauffage...) et 34 % pour le trafic (dont 20 % pour le trafic de la vallée, 14 % pour le trafic du tunnel). En janvier 2007, la part de particules due au trafic diminue pour atteindre 3 % (dont 1,3 % pour le trafic dans la vallée et 1,2 % pour le trafic au tunnel). Entre juillet et janvier, le niveau d'émission au Tunnel du Mont Blanc reste stable en valeur absolue mais diminue considérablement en proportion. Ceci s'explique par la montée en puissance en hiver des autres sources d'émissions de particules que sont les activités professionnelles et le résidentiel. Par ailleurs, les études réalisées confirment que les particules rejetées restent concentrées au niveau de l'extracteur du tunnel, se dispersant faiblement dans la vallée de Chamonix.
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