| Europe | sergio palumbo - 17/10/2006 |
| Lisbonne-Kiev (Corridor V) |
|
|
 | |  | | Mise en ligne : Sergio Palumbo, 123 Savoie
| |  | |  |
|  | |  | | Transports : la Région Rhône-Alpes et ses partenaires s’engagent en faveur de la liaison ferroviaire Lisbonne-Kiev (Corridor V)
Lundi 16 octobre 2006, à Udine, en Italie, Jean-Jack Queyranne, Président du Conseil régional Rhône-Alpes, Bernard Soulage, 1er vice-Président, délégué aux transports, déplacements et infrastructures, et Bernadette Laclais, Vice-présidente et adjointe au Maire de Chambéry, ont rencontré l’ensemble des Ministres et Présidents des Régions concernées par le " Corridor V " assurant la liaison entre Lisbonne et Kiev. Gérard Leras, Président de la Commission transport, déplacements et technologies de l’information de la Région Rhône-Alpes, Gérard Geoffray, Président de la Transalpine et Alain Huet, Délégué général du Medef, participaient également à cette réunion.
Cette rencontre initiée par Ricardo Illy au titre de l’Assemblée des Régions d’Europe (ARE), Bernard Soulage au titre du Comité des Régions, s’est déroulée en présence de Jacques Barrot, Commissaire européen pour les Transports et les ministres des transports des Etats concernés par le Corridor V. Élément central du " corridor paneuropéen V " qui va de Lisbonne à Kiev, le projet de nouvelle liaison ferroviaire à haute capacité et grande vitesse Lyon-Turin-Trieste-Budapest est un des projets reconnus prioritaires par l’Union Européenne. Il représente un enjeu stratégique pour le développement économique des Régions de l’Arc Sud Européen et l’intégration des nouveaux membres de l’Union Européenne et la protection environnementale des Alpes.
L’objectif de cette rencontre était de montrer la mobilisation des élus et des acteurs économiques au niveau régional, d’affirmer la nécessité de réaliser ce " Corridor V " et d’en appeler aux Etats et à l’Union Européenne pour que des engagements irrévocables soient pris, notamment sur le plan financier. Cette rencontre a permis l’expression de points de vue très convergents. Le ministre italien des infrastructures, Monsieur di Pietro, a notamment réaffirmé l’engagement de l’Italie sur le projet Lyon-Turin. Les ministres slovène, hongrois et ukrainien ont indiqué les progrès très sensibles enregistrés sur la partie Est du projet Lisbonne-Kiev. Le Secrétaire aux transports de la Catalogne, Monsieur Nadal I Farreras, a insisté sur la liaison entre Barcelone et Lyon. L’ensemble des Présidents de Régions et des responsables économiques présents ont réaffirmé leur profond soutien à ces projets d’infrastructures mais aussi au report du transport des marchandises vers le rail. Jacques Barrot s’est félicité de ces convergences exprimées pour la première fois avec autant de force et a réaffirmé sa volonté d’obtenir, d’ici à la fin de 2006, un accord sur les financements de l’Union Européenne. Il a souligné le concours essentiel apporté par les régions à la construction européenne. A ses yeux, une telle manifestation et une telle unanimité ne peuvent que favoriser les négociations à venir pour un des projets les plus ambitieux de l’Union Européenne. A l’issue de la réunion, deux déclarations communes ont été signées : une par les Régions et l’autre par les Etats concernés par le Corridor V.
| |  | |  |
|
|
 | |  | | Les réseaux trans-européens de transports, un outil stratégique pour la cohésion en Europe : L’exemple du Corridor V
16 octobre 2006, Udine, Friuli Venezia Giulia
DECLARATION FINALE
Elément central du corridor paneuropéen V qui va de Lisbonne à Kiev, le projet de nouvelle liaison ferroviaire à haute capacité et grande vitesse Lyon-Turin-Trieste-Budapest est un des projets reconnus comme prioritaires par l’Union Européenne (décision 884/2004) au titre des Réseaux Transeuropéens de Transport. Ce projet représente un enjeu stratégique pour le développement économique des Régions de l’Arc Sud Européen. Il est aussi essentiel pour la bonne intégration des nouveaux membres dans l’Union. Les parties centrales de ce projet sont constituées des sections internationales Lyon-Turin et Ronchi sud-Trieste-Divaca. Celles-ci doivent être considérées comme prioritaires du fait qu’elles constituent le lien ferroviaire performant qui manque à ce jour entre les parties ouest et est de l’Europe élargie. Deux sections internationales supplémentaires entre la Slovénie et la Hongrie (Hodos – Zalalöv•) et entre la Hongrie et l’Ukraine doivent devenir de nouvelles priorités européennes dès que possible.
Leur réalisation permettra de valoriser pleinement tous les investissements déjà en cours ou prévus par les Etats membres, en éliminant deux des goulots d’étranglement les plus critiques du sud des Alpes. Les sections Lyon-Turin et Ronchi sud - Trieste-Divaca représentent par ailleurs un enjeu essentiel pour la sécurité des franchissements alpins et pour la sauvegarde de cet environnement exceptionnel situé au coeur de l’Europe.
Des décisions sur l’affectation des fonds européens seront prises très prochainement : le budget 2007-2013 de l’Europe pourrait en financer le démarrage effectif, à condition que les Etats directement concernés s’engagent concrètement dans sa programmation et finalisent son plan de financement dans les meilleurs délais et avec tous les partenaires concernés. Les accords entre l’Italie et la République slovène du 28 février 2006 qui prévoient la constitution d’une Conférence Intergouvernementale pour la ligne ferroviaire Ronchi sud-Trieste-Divaca ainsi que l’étude d’initiative régionale " Cross 5 " ont contribué à la mise en place d’un climat propice et unique pour rendre effectif le prolongement des réseaux trans-européens de transport aux nouveaux pays membres. Une CIG pour les sections transfrontalières entre la Slovénie et la Hongrie et entre la Hongrie et l’Ukraine doit également être constituée.
Si ces projets n’étaient pas engagés rapidement, le développement des échanges dans le corridor V en serait freiné, leur sécurité se dégraderait, et l’environnement karstique et alpin fragile en pâtirait. Nous avons là une vraie responsabilité politique. La réalisation de ces sections est également une condition indispensable pour passer du transport routier de marchandises vers un moyen de mobilité plus respectueux de l’environnement comme le transport ferroviaire. Mais ce report modal n’ira pas de soi, il nécessitera des mesures volontaristes au delà de la réalisation des infrastructures elles même. Des initiatives ont déjà été prises en Suisse ou en Autriche par exemple, qui ont montré la grande flexibilité du transport routier. En effet, face aux évolutions de la tarification et de la réglementation, les professionnels du transport recherchent d’abord des passages routiers alternatifs moins chers et moins contraignants avant de se reporter sur le mode ferroviaire.
Pour être efficaces, ces mesures en faveur du report modal doivent donc impérativement être prises de façon coordonnée au niveau de l’ensemble des pays de l’arc alpin. C’est aussi le meilleur moyen de convaincre les populations concernées de l’intérêt de ces investissements. C’est pourquoi les élus et les partenaires économiques directement concernées par le corridor V, réunis le 16 octobre 2006 à Udine à l’initiative conjointe de Monsieur Riccardo Illy Président de l’ARE et de Monsieur Bernard Soulage rapporteur pour les RTE du CdR et en présence de Monsieur Jacques Barrot, ont clairement manifesté l’importance de ces réalisations et souhaitent prendre toutes les dispositions nécessaires à leur soutien.
Ces partenaires demandent donc instamment aux gouvernements français, italien, slovène et hongrois de répondre sans retard à la demande de l’Union Européenne et à celle-ci s’engager fermement à affecter les crédits qui permettront de démarrer de façon irréversible les chantiers du Lyon-Turin et du Ronchi sud-Tireste-Divaca d’ici 2010. Ils demandent également aux Etats de l’Arc alpin d’élaborer et de mettre rapidement en oeuvre des mesures favorisant un report conséquent du trafic de marchandises à travers les Alpes de la route vers le rail. Ils souhaitent que les Ministres dits « du groupe de Zürich », qui se réuniront le 20 octobre prochain à Lyon, prennent de premières décisions en ce sens, en étroite concertation avec les partenaires locaux concernés.
En effet, ces mesures pouvant avoir un impact significatif sur l’aménagement du territoire et sur le développement économique régional, les partenaires réunis à Udine entendent être force de proposition et, pour ce qui relève de leurs compétences, parties prenantes à ces décisions. Les hauts représentants désignés par chaque partie concernée, se basant sur les études, expertises et expériences en cours, élaboreront de façon concertée un ensemble coordonné de mesures en faveur du report modal, et évalueront leurs effets attendus sur l’aménagement du territoire et le développement économique.
L'ARE, le CdR, les Régions, autorités locales et autres partenaires économiques organiseront au cours de l’année 2007 les études et les rencontres nécessaires pour débattre de ces propositions et porter leurs conclusions à la connaissance des gouvernements et de l'Union européenne début 2008.
| |  | |  |
|
|
 | |  | | Déclaration d’intention
Des ministres des transports et des infrastructures de France, d’Italie, de Slovénie, de Hongrie et d’Ukraine sur le projet prioritaire RTE-T N°6
" Lyon-Trieste-Diva-Koper/Diva-Ljubljana-Budapest-frontière ukrainienne "
---- 16 octobre 2006 ----
------- Château d’Udine ------
Les ministres de France, d’Italie, de Slovénie, de Hongrie et d’Ukraine
Se référant à la décision n° 884/2004/CE sur les orientations communautaires pour le développement du réseau transeuropéen de transport, adoptée par le Parlement européen et le Conseil le 29 avril 2004 et définissant une liste de projets prioritaires, parmi lesquels figure l’axe ferroviaire " Lyon-Trieste-Diva-Koper/Diva -Ljubljana-Budapest-frontière ukrainienne ",
Se référant au règlement n° 2236/95 du Conseil, qui établit les principes généraux pour l’octroi d’un concours financier communautaire dans le domaine des réseaux transeuropéens, modifié par le règlement n° 807/2004 et objet actuellement d’une nouvelle modification,
Constatant que le règlement n° 2236/95 précité prévoit une participation financière de la Communauté européenne, ne pouvant dépasser 50 % du coût total des études, 20 % du coût des investissements pour la réalisation de tronçons transfrontaliers ou traversant des barrières naturelles et 10 % pour les autres sections des projets d’intérêt européen,
Se réjouissant de la nomination de Madame Loyola De Palacio au poste de coordinatrice européenne du projet prioritaire pour cet axe ferroviaire " Lyon-Trieste-Diva-Koper/Diva-Ljubljana-Budapestfrontière ukrainienne ",
Conscients du potentiel considérable que présente le projet ferroviaire grande vitesse/grande capacité " Lyon-Trieste-Diva-Koper/Diva-Ljubljana-Budapest-frontière ukrainienne " en matière de croissance économique et sociale, d’emploi et d’amélioration de la compétitivité, notamment en facilitant la circulation des personnes et des marchandises dans une région d’Europe où la production industrielle et la croissance économique sont très soutenues,
Reconnaissant l’importance de l’axe ferroviaire objet du projet prioritaire n° 6 pour le développement économique des États membres de l’Union européenne, notamment des pays ayant récemment fait leur entrée dans l’Union, et leur intégration dans le marché unique,
Conscients de la hausse de compétitivité du réseau ferroviaire européen qu’entraînera la réalisation du projet Est-Ouest " Lyon-Trieste- Diva-Koper/Diva-Ljubljana-Budapest-frontière ukrainienne ", qui constitue un élément essentiel du réseau de transport en Europe,
Encourageant la promotion du transport ferroviaire, en tant que mode de transport durable, et reconnaissant les bénéfices que les pays concernés par le projet retireront en matière de sécurité des déplacements et de réduction des nuisances environnementales,
Prenant en compte l’importance que revêt la coordination des efforts des différents pays associés au projet afin de garantir l’intérêt communautaire de l’axe ferroviaire " Lyon-Trieste-Diva-Koper/Diva-Ljubljana-Budapest-frontière ukrainienne ",
Désireux de réaliser les tronçons manquants et de supprimer les goulets d’étranglement afin de contribuer à la maximisation des bénéfices macroéconomiques et microéconomiques de l’ensemble de l’axe ferroviaire " Lyon-Trieste-Diva-Koper/Diva-Ljubljana-Budapest-frontière ukrainienne ",
Se réjouissant de l’achèvement de nouvelles sections de la ligne en 2006 et souhaitant poursuivre les efforts déjà entrepris pour la réalisation complète de l’axe ferroviaire,
S’accordant sur la nécessité d’assurer l’interopérabilité de cet axe afin d’offrir des services de transport homogènes,
Poursuivant l’objectif de réaliser le projet " Lyon-Trieste-Diva-Koper/Diva-Ljubljana-Budapestfrontière ukrainienne " dans les meilleurs délais et dans le cadre des possibilités de co-financement définies par la Commission européenne,
S’accordant sur la nécessité de conclure un accord intergouvernemental pour la réalisation du projet prioritaire n° 6 " Lyon-Trieste-Diva-Koper/Diva-Ljubljana-Budapest-frontière ukrainienne ",
Demandent à cette fin :
- un co-financement communautaire, dans le cadre des possibilités offertes par le règlement financier du Conseil, pour la réalisation des tronçons transfrontaliers et la suppression des goulets d’étranglement au titre du projet prioritaire n° 6 ;
- le soutien de la coordinatrice européenne pour assurer la réalisation complète de cet axe dans les meilleurs délais,
Déclarent par la présente :
- poursuivre de façon coordonnée la réalisation de toutes les sections de l’axe ferroviaire " Lyon-Trieste-Diva-Koper/Diva-Ljubljana-Budapest-frontière ukrainienne " dans les meilleurs délais et dans le cadre des possibilités de co-financement offertes par la Commission européenne, afin de maximiser les bénéfices du projet en matière de croissance économique, d’emploi et de compétitivité, de réduire les nuisances environnementales et de rehausser l’efficience du réseau transeuropéen de transport (RTE-T), en garantissant notamment l’intra et l’intermodalité de l’ensemble du projet,
- établir une coopération étroite entre tous les acteurs participant à la réalisation coordonnée de l’axe ferroviaire " Lyon-Trieste-Diva-Koper/Diva-Ljubljana-Budapest-frontière ukrainienne ", en particulier des tronçons transfrontaliers et des travaux de résorption des goulets d’étranglement.
| |  | |  |
|
|
|
|
| | Dernières Brèves - Europe | 01/04 The Night of Museums  " The Night of Museums " was conceived to be a free for all social event. On this occasion, museums typically organise special attractions in order to appeal to new audiences, such as light shows, musical and theatrical.......
30/10 Europe : Traité simplifié, réaction… A l’occasion de l’adoption d’un traité simplifié, par les 27 Etats membres du Conseil Européen, il y a quelques jours à Lisbonne, nous avons reçu la réaction suivante de Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes......
18/09 Citoyenneté européenne et francophonie La Région Rhône-Alpes s’associe chaque année à la journée internationale de la Francophonie, le 20 mars, en organisant un concours en direction des lycéens et apprentis. Ce concours, à travers la valorisation du travail......
01/06 The SuperAlp ! Voyage dans les Alpes durables : Se déplacer à travers les Alpes en utilisant des moyens de transport durable ou comment démontrer que se déplacer sur les Alpes en utilisant ces moyens.....
|
| |
|
| |
| Livres à découvrir | Cliquez sur un livre pour voir son descriptif.
|
|