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Vacation IMOCA
Jean Le Cam (VM Matériaux) : " On va passer un temps fou dans la pétole, on ne voulait pas faire le tour des îles dans ce sens, mais finalement ça m'arrange. Quoi qu'il arrive, je suis content de ma course et d'arriver à moins de 100 milles de Bilou. J'ai l'avantage d'être derrière lui, je n'ai rien à perdre et tout à gagner ! J'ai dormi un peu cette nuit pour être à fond sur la fin de course, ça va chauffer ! "
Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec) : " L'arrivée approche, ça fait plaisir, j'espère que ça va bien se passer et qu'il y aura du vent, croisons les doigts. Ca doit mollir dans la journée, il fait beau, il y a quelques grains épars et de la pluie, c'est le temps antillais tel qu'on l'aime. J'ai vraiment envie d'arriver, il faut maintenir cette marge de sécurité, je ne peux pas perdre cette 3ème place, je crois que je la mérite un peu. J'ai pris une mauvaise option et au passage du front, j'ai raté un peu le coche, mais c'est déjà pas mal d'avoir fait cette course ".
Armel Le Cléac'h (Brit Air) : " Ca avance tranquillement, j'ai une position assez sympa sous le vent. Je suis pas mal revenu, on a pris une option ouest payante. Ils ne m'ont pas vu arriver, et me voilà 4ème ! L'objectif maintenant est de conserver cette place, ce serait super pour une première Route du Rhum. J'ai appris énormément de choses, je me sens plus en phase avec la manière de manœuvrer le bateau ".
Anne Liardet (Roxy) : " J'ai 10-12 nœuds de vent, je descends sur route directe pour le moment. J'en profite car après il y aura de la grosse pétole. Je me prépare à manoeuvrer et changer de voile pour la molle à venir annoncée le 11 au soir. J'ai mis le spi hier dans la matinée, il y avait pas mal d'air, je barrais et me suis un peu cramée avec le soleil. La chaleur fatigue beaucoup mais quand il faut y aller, on n'a pas le choix, on ne se pose pas de question ! Je trouve que Bilou mérite vraiment sa victoire. C'est une belle histoire qui dure depuis longtemps avec son sponsor ".
Dominique Wavre (Temenos) : " J'ai traversé une zone sans vent ces 20 dernières heures, c'est assez désespérant. Je suis un peu fatigué car j'ai passé ma nuit à manœuvrer au milieu des grains pour essayer d'avancer un peu. Du coup, je n'ai pas eu la vitesse moyenne que j'aurais dû avoir pour éviter que Brit Air passe devant. Je vais le faire un peu à la Figaro pour le tour de la Guadeloupe pour ne pas m'endormir! J'ai fais beaucoup de changements de voile et j'ai même viré de bord, c'est quand même le comble dans un régime d'Alizés ".
Vacation ORMA
Gilles Lamiré (Madinina) : " J'ai eu une grosse frayeur hier, j'attendais une entrée de vent NNO, j'étais sous 2 ris trinquette, j'étais prêt à choquer et le bateau est parti. C'est rentré d'un coup, le vent est monté à 40 nœuds. La mer est vite montée, elle était très courte, il y avait 20/25 mètres entre deux vagues. Le bateau en survitesse a tout de suite planté, j'ai tout largué d'un coup, le rail de la grand-voile et la trinquette. C'était chaud. Je pense avoir agi calmement. Je n'ai pas pu renvoyer de la toile, j'ai envoyé 2 ris cette nuit, c'est dur mais j'ai évité le pire. J'ai une certaine gaieté d'être sorti du guet-apens. Le vent a molli à 7 nœuds, je suis sous gennaker. Il fait beau mais il faut encore se méfier. J'ai vraiment hâte d'arriver en Guadeloupe, ça fait partie de mon rêve ".
Thierry Duprey du Vorsent (Gitana 12) : " J'ai fait des expériences avec les voiles, j'ai renvoyé 1 ris. Le lever du jour est magnifique, j'ai même croisé des pélicans. Je ne pensais pas être là ce matin, j'aurais pu envoyer plus de toile mais je préférais préserver ma grand-voile déchirée et envoyer le reste à l'approche de la Guadeloupe avec les petits airs. Je vais devoir être en permanence sur le pont mais me sens en pleine forme même s'il faut passer toute la soirée à manœuvrer, je suis d'attaque! Je suis content d'être arrivé de l'autre côté. Ma grand-voile s'est déchirée mais j'ai réussi à la réparer. J'espère ne pas arriver trop tard, j'arrive à chaque fois à des heures pas possibles ! "
Vacation Classe 40
Gildas Morvan (Oyster Funds) : " On est à 1000 milles de l'arrivée donc il faut mettre des chevaux pour revenir. J'ai passé la nuit à la barre, au large sous spi. Que du bonheur ! Il y a toujours une houle de un à deux mètres mais la mer s'est bien aplatie. Il n'y avait pas de grain, une super lune, un beau ciel étoilé : c'était magnifique. C'était une des premières fois depuis le départ où le bateau avançait bien, sans forcer à la barre. Ce n'était que de la glisse. Je surveille l'anglais de près au niveau trajectoire, j'essaie de garder le décalage que j'ai par rapport à lui pour être un peu agressif à un moment ou un autre. 1000 milles de l'arrivée, c'est un peu symbolique mais c'est aussi là où il faut se lâcher. 1000 milles c'est deux étapes du Figaro et ça vaut le coup d'être à fond pour revenir mille après mille ".
Dominic Vittet (Atao Audio System) : " Je suis en train de me reposer un peu parce que les dernières 24 heures ont été chaudes. Cette nuit, j'ai eu les conditions que les autres ont touché hier ou la nuit d'avant. Chacun son tour ! Ceci étant dit, j'avais l'impression de faire du rodéo. J'avoue que j'ai un peu stressé, j'avais l'estomac plié en deux, je me tenais à la table à carte, j'allais dehors et je regardais la mer en me disant "faut que ça passe ! " C'était hyper sport et ça allumait grave ! "
Gery Trentesaux (Guyader L'Esprit de la Mer) : " J'avais quitté la barre pour faire un peu de navigation mais le pilote ne joue pas toujours bien avec les vagues. Le bateau s'est couché. Moi j'étais à la table à la carte et j'ai valdingué sur la cloison de la cabine avant. Tout le matos qui traînait est venu m'assommer, le siège du navigateur s'est arraché. J'ai de la change parce l'ordinateur n'a pas souffert mais j'ai très mal au genou droit. J'ai aussi quelques bleus et quelques bosses mais ça va. J'ai cru que j'allais perdre le mât mais en fait le bateau s'est redressé et je suis reparti. Sinon, j'ai toujours des fuites d'eau dans mon bateau par mon pont qui s'est fendu à la liaison pont-coque il y a huit jours. Toutes les heures, il faut éponger. C'est un peu désagréable mais je ne me plains pas. Ces deux journées avec 40-50 noeuds de vent, plein cul, c'était dantesque mais je suis reparti. Je suis peut-être un peu amoindri mais on a tiré les bonnes options et je suis revenu un peu derrière les premiers. Je suis content mais j'ai très envie d'arriver à Pointe-à-Pitre. Ca commence à faire long cette promenade ! "
Guillaume Voizard (Le Comptoir Immobilier) : " Je suis ravi ! Quelque que soit l'issue de la course, je serais content parce que ces derniers jours, je me suis beaucoup donné pour remonter au autant au classement. Je savoure pleinement le fait d'avoir gagné près de 10 places en 48 heures. Le mérite revient aussi à mon routeur, Benoît Petit. Ensemble, on a décidé de prendre ce petit décalage vers le nord qui semblait très payant pour les premiers. En bossant bien après mon arrêt aux Açores, j'ai réussi à en profiter. Ensuite, il y a eu ce flux de nord important avec 40-50 noeuds, j'ai exploité ces conditions musclées à fond. C'est vrai que je ne me suis pas trop économisé. Je le paie un peu maintenant. Ce matin, je me suis endormi sans le vouloir et je me suis réveillé trois heures après ! Va falloir réguler tout ça ".
Phil Sharp (philsharpracing.com) : " Cette nuit a été très reposante par rapport à la précédente ! Les conditions de navigation étaient assez faciles ce qui m'a permis de bien récupérer. J'ai dormi six heures d'affilée ! J'ai concède quelques milles à Gildas Morvan mais au moins je suis à nouveau en super forme. C'est important parce que les derniers 1000 milles risquent d'être éprouvants. Pour le tour de la Guadeloupe notamment, je vais devoir être lucide, être à 100% si je veux conserver ma première place ".
Cécile Poujol (PACA Entreprendre) : " Je ne me suis arrêtée que quelques heures aux Açores mais le premier jour ça a été au peu dur de me remettre dans le bain après ce cassement de rythme. Maintenant ça va mieux. Je suis à fond dans ma course. Ca a été un peu chaud bouillant, on a eu 40 noeuds et une mer de folie, mais ça m'a permis de revenir sur certains. Je suis contente. Par ailleurs, je sais que Bilou va arriver aujourd'hui et qu'après on a dix jours pour finir dans les temps. Il va falloir cravacher ! "
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