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 | |  | | Du 16 février au 2 mars 2008
Parmi le millier d’évènements culturels, festifs ou sportifs qui se déroulent chaque année à Nice, le Carnaval est le plus important de la Côte d’Azur en hiver. Cette fête populaire a, désormais, acquis une renommée internationale pour la qualité de ses prestations, l’audace de ses choix et l’originalité de ses animations.
Resté le symbole de l’imaginaire et du burlesque, le Carnaval attire chaque année, autour de Mardi-Gras, plus d’un million de spectateurs. Pendant deux semaines, la ville s'anime dans tous les quartiers, les temps forts en sont les corsi carnavalesques, corsi illuminés et les célèbres batailles de fleurs. Les parades burlesques ou poétiques sont le rendez-vous des chars de carton-pâte ou fleuris accompagnés des créations des troupes d'art de rue. Depuis 1996, la Ville de Nice a confié l’organisation du Carnaval à l’Office du Tourisme et des Congrès. La nécessité de redonner à la manifestation sa dimension populaire et festive était manifeste, mais également d'en développer son aura à l’internationale.
Plus de 1 500 personnes sont mobilisées autour de la sortie de Sa Majesté Carnaval dont le règne éphémère est marqué par un thème renouvelé chaque année et traité par des dessinateurs de la presse internationale. La période de Carnaval, outre ces festivités, donne une merveilleuse opportunité de découvrir Nice en hiver : la douceur du climat, la luminosité du ciel et l’art de vivre de la Côte d’Azur. Sites naturels, vie culturelle et artistique foisonnantes, gastronomie…donnent à Nice et à sa région une atmosphère riche en émotions.
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| |  | |  | | Rens. et tarifs
Office du Tourisme et des Congrès
5 Promenade des Anglais
B.P. 4079
06302 Nice Cedex 4
0892 707 407 (0,34 €/mn)
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|  | |  | | Pour sa 124ème édition, le Carnaval de Nice, & Roi des Ratapignatas, Raminagrobis et autres ramassis de Rats masqués, se tiendra du 16 février au 2 mars. Ce thème est une allitération en «ra» annonçant l’année chinoise du Rat, déclinant les forts symboles de l’identité niçoise (*) voire de tout peuple, ou encore la force du pouvoir par une fantaisie moderne et délirante…
(*) Ratapignata : chauve-souris dans le bestiaire niçois, elle est le symbole inversé de l’aigle héraldique niçois, exprimant la face cachée de l’identité du comté. Le sésame entre le monde des ténèbres et la Lumière au sens XVIIIème siècle du terme (connaissance et sagesse). Raminagrobis : nom que la Fontaine reprend à Rabelais et qu'il donne au gros chat de la fable " le chat, la belette et le petit lapin " dans laquelle le chat, fort de son pouvoir, élimine ses deux compagnons et s'approprie leurs biens.
Pour les batailles de fleurs, le côté fantasque des personnages symboliques est traité avec poésie, légèreté et même de baroque...
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 | |  | | Samedis 16 février et 1er mars
14h30 : Arrivée du Roi et Bataille de Fleurs
21h : Corso Illuminé
Dimanche 17 février
11h : Carnastring
14h30 : Corso Carnavalesque
Mardis 19 et 26 février
21h : Corso Illuminé
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|  | |  | | Mercredis 20 et 27 février
14h30 : Bataille de Fleurs
Dimanche 24 février
14h30 : Corso Carnavalesque
Dimanche 2 mars
14h30 : Corso Carnavalesque
21h : Incinération du Roi et feu d’artifice avec les enfants des Ecoles
Sous réserve de modifications
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 | |  | | Batailles de Fleurs...
En 1876, Andriot Saëtone créa la 1e bataille de fleurs sur la Promenade des Anglais. Elles ont gardé ce cadre prestigieux depuis. A l’origine, elles prenaient la forme de simples échanges de fleurs et peu à peu évoluèrent en un véritable spectacle.
Initialement, les batailles de fleurs furent créées pour divertir les premiers touristes représentant du gotha européen, puis elles furent maintenues pour honorer le travail des producteurs locaux. Aujourd’hui, cet évènement valorise la qualité et la grande variété florale azuréenne puisque 90 % des fleurs utilisées sont produites localement. Les chars, au nombre de 20, entièrement fleuris paradent sur la Promenade des Anglais entre l'Opéra et l’Hôtel Méridien. Sur chaque char, des mannequins costumés lancent 80 à 100 000 fleurs au public enthousiaste : glaïeuls, tokyos, mimosas, gerberas, marguerites, roses, oeillets...
Depuis 2005, les batailles de fleurs sont à l'unisson des chars de carnaval, un cortège de mises en scène végétales sur le même thème. L’identité visuelle est assurée par des ymagiers, cette année, pour la première fois et leur réalisation représente un long et méticuleux travail, pourtant effectué dans un délai fort court par les maîtres de l’art du piquage de " l’Amicale des Réalisateurs de Batailles de Fleurs de la ville de Nice ". Les costumes naissent dans un atelier de création entièrement dévolu aux batailles de fleurs sous la férule de Fabienne d’Alexandry. Ces batailles de fleurs représentent un spectacle unique au monde, elles comptent parmi les fêtes les plus renommées de la Côte d’Azur. Nice exporte dans le monde entier ce savoir-faire de l’élégance, de la beauté et du charme des batailles de fleurs.
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 | |  | | Origines...
La tradition du carnaval nous ramène au Moyen-Âge. L’étymologie du mot " carnaval " la plus communément retenue est " carnelevare ", " enlève la chair ". A cette époque, les Niçois, avant de jeûner pendant 40 jours, selon la tradition catholique du Carême, profitaient d’une cuisine riche et copieuse. Cette période festive était accompagnée d’une série d'animations : bals, mascarades, danses, farandoles, feux de joie, exhibitions diverses. Il était alors de mise de se moquer de tout et de tous aux dépens de chacun, caché derrière des masques, protégé par des déguisements et ce, jusqu’au Mardi-Gras. La première mention retrouvée de ces réjouissances remonte à 1294, lorsque Charles d’Anjou, Comte de Provence, signale avoir passé à Nice " les jours joyeux de Carnaval ".
Au XVIIème siècle, les excès ont rapidement été contrôlés par les " Abbés des Fous " chargés, par le clergé, de canaliser la liesse populaire. Sous l’influence du Carnaval de Venise, le Carnaval de Salon se développe comme les « Veglioni » au détriment des distractions de la rue. Les fêtes de Carnaval furent interrompues lors des grands évènements politiques et militaires qui ont marqué l’histoire comme durant la Révolution française ou le 1er Empire. En 1830, un 1er cortège fut organisé en l’honneur de Charles-Felix et de Marie-Christine, souverains du Royaume de Piémont Sardaigne. La trentaine d’équipages défilant pour le roi et la reine annonçaient le futur déroulement du Carnaval. Jusqu’en 1872, la fête battit son plein, dans les rues de Nice, au gré des inspirations de chacun : la foule déguisée se bombardait de confettis de plâtre, de farine, d’oeufs.
En effet, impossible d’envisager un carnaval sans confetti. La mode ne fut pas toujours à ces légères pastilles de papier colorées. Vers 1830, il y eut les " Coriandoli ", friandises chères, qui furent donc rapidement remplacées par des oeufs remplis de suie ou de farine, des haricots ou des pois chiches jusqu’à l’apparition des confettis en plâtre. Dangereux, ils furent définitivement proscrits en 1955 et remplacés par du papier pour la plus grande joie des protagonistes. En 1873, le Niçois Andriot Saëtone prit l’initiative de fonder le « Comité des Fêtes » qui, sous le patronage de la municipalité, fut chargé d’organiser et donner de l’ampleur aux festivités. Des cortèges de chars, des tribunes payantes, une mise en scène structurée... firent leur apparition. Ainsi, le 23 février 1873, Carnaval 1er entre dans la ville. Le Carnaval moderne était né, auquel Alexis Mossa puis son fils Gustav Adolf apportèrent, jusqu’en 1971, un étonnant particularisme, actualité, grotesque et fabuleux, réalisant les maquettes des chars les plus spectaculaires qui aient défilé à Nice.
Le 14 février 1882, Sa Majesté «Triboulet » fit une entrée triomphale dans la cité : le modeste pantin de paille et de chiffons, jusque là spectateur immobile sur la place de la Préfecture, participait pour la première fois au cortège, trônant sur le " Char royal " identique à celui d’aujourd’hui. Les cortèges se déroulaient au coeur de la ville selon une dizaine de parcours différents et sitôt les animations terminées, la fête se prolongeait dans les quartiers ; de petits chars créés pour l’occasion devenaient les symboles des festivités plus localisées encore.
Les premières et secondes guerres mondiales ont empêché Carnaval de régner durant plusieurs années. En 1991, Carnaval devait être " Roi des Fous ", mais la Guerre du Golfe l’oblige à renoncer également…
Pour fêter le Roi de l’Euroland, en 2002, des Ymagiers issus de la presse européenne et même mondiale ont été appelés à livrer leur vision du passage à l’Euro. A évènement unique, choix de dessinateurs unique ! En ce début de siècle, le choix des thèmes, des dessinateurs est particulièrement soigné de même que la réalisation des chars. Les carnavaliers ont ainsi intégré de nouveaux matériaux, des technologies de pointe et la collaboration de sculpteurs.
* Sources bibliographiques : Carnaval de Nice, Tradition et modernité d'Annie Sidro ; Recherches Cannaval de Franck R. et archives OTCN
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