Louis Besson - © 123 Savoie
|  | Vendredi 28 octobre 2011 un protocole d’accord a été signé entre Chambéry métropole et EDF en faveur de l’efficacité énergétique, En présence de Louis Besson, président de Chambéry métropole, Jean-Pierre Burdin, vice-président chargé de l'aménagement et du développement durable et Cédric Lewandowski, directeur EDF Collectivités Territoriales.
Le plan climat de Chambéry métropole, adopté par le conseil communautaire en octobre 2010 fixe des objectifs pour le territoire de l’agglomération à l’échéance de 2020 : 20% d’économies d’énergie, 20% de réduction des émissions de gaz à effet de serre et part des énergie renouvelables portée à 20%. Au niveau national, la Loi POPE du 13 juillet 2005, concernant la politique énergétique de la France a instauré les certificats d’économie d’énergie (CEE) |
pour favoriser les économies d’énergie. Ce dispositif des certificats d’économie d’énergie consiste à fixer des objectifs d'économie d'énergie aux fournisseurs d'énergie, (appelés "les obligés"), qu’ils soient vendeurs de carburants, d’électricité, de gaz, de fioul… Afin d’atteindre leurs obligations, ces vendeurs d’énergie peuvent :
- réaliser des économies d’énergie dans leurs propres installations ;
- amener leurs clients à réaliser des économies d’énergie ;
- ou acheter des certificats d’économie d’énergie auprès de collectivités territoriales qui en détiennent en raison d’économies qu’elles ont réalisées.
Des fiches standardisées, éditées par l’Etat, permettent de connaître les actions qui peuvent générer des certificats d’économie d’énergie : isolation de bâtiments, remplacement d'une chaudière par une chaudière plus performante, utilisation de pneus basse résistance aux frottements dans une flotte de bus, formation à l'éco-conduite etc…
Dans ce contexte, EDF Collectivités a mis en place un dispositif partenarial d’accompagnement des collectivités. Il s’appuie en premier lieu sur la très grande proximité des interlocuteurs d’EDF Collectivités sur le territoire, vis-à-vis de ses clients. EDF, "acteur obligé" fait profiter la Collectivité de son expertise en développant des offres d’efficacité énergétique pour aider les maîtres d’ouvrage à améliorer la performance énergétique de leur patrimoine ; ainsi, il a été convenu que Chambéry métropole et EDF signent un protocole pour définir le cadre dans lequel les deux partenaires mèneront des actions de maîtrise de l’énergie et de développement des énergies renouvelables.
Modernisation de l’usine de dépollution des eaux : de l’économie d’énergie aux énergies renouvelables
Le protocole signé entre Chambéry métropole et EDF le 28 octobre 2011, se déclinera ensuite par des conventions d’application qui préciseront les actions d’économie d’énergie portées par Chambéry métropole et le montant de la participation financière d’EDF correspondante, au titre des certificats d’économie d’énergie. La première convention d’application en cours de finalisation concerne les travaux d’efficacité énergétique engagés par la modernisation de l’usine de dépollution des eaux. En effet, dans le process industriel de traitement des eaux usées, Chambéry métropole a fait le choix de mettre en œuvre des systèmes de pompes et de ventilation très efficaces au niveau énergétique : des moteurs à vitesse variable permettent d’adapter les efforts de pompage et les arrivées d’air dans les biofiltres au débit d’eau réel. Les consommations énergétiques sont donc précisément ajustées en fonction des besoins.
Par ailleurs, dans la nouvelle usine, les besoins en chaleur seront couverts par des énergies renouvelables :
- pour l’eau chaude sanitaire, installation de capteurs solaires thermiques
- pour le chauffage et le rafraîchissement des locaux d’exploitation, récupération des calories dégagées par les surpresseurs d’air et récupération des calories des eaux épurées (pompe à chaleur).
Enfin, la moitié des besoins en énergie électrique de la future usine de dépollution des eaux sera couverte par des énergies renouvelables, soit 3,7 millions de kWh produit par an : par cogénération (à partir du biogaz de digestion des boues), par production photovoltaïque (700m2 de panneaux) et par turbinage basse chute de l’eau épurée.
Une autre convention d’application à passer avec EDF pourrait être envisagée dans un second temps au titre de l’efficacité énergétique recherchée pour le traitement des boues d’épuration et des apports des matières extérieures : vidanges des fosses, graisses, sables de curages des réseaux.
|