Jeudi 5 juillet 2012 : Grande scène
Suarez : Lorsque trois Malgaches rencontrent un Belge d’origine italo-espagnole, ça donne Suarez et ça fait du bien à nos oreilles ! Dans les années 1990, Maximin, Pata et Dada, deux frères et leur cousin, débarquent en Europe avec leur groupe N’Java créé à Madagascar. Ils s’installent en Belgique, rencontrent Marc et la magie opère : Suarez est né. Ils viennent d’horizons différents, et ont cette même passion de la musique. Une passion qui va les mener vers la chanson française, appartenance qu’ils revendiquent haut et fort. Après un premier album encensé par la critique, le quatuor alors aux prémices de sa carrière, obtient un disque d’or pour son deuxième opus, L’Indécideur, véritable phénomène en Belgique. Comme une bouffée d’air pure, leur musique donne un peu de fraîcheur à la vie. Les mélodies, emmenées par une formation classique de guitares, basse, batterie, envoûtent par leur gaîté et leur simplicité avec un soupçon de métissage pas consciemment recherché mais intimement lié à leurs origines. Et le ton léger et accrocheur des paroles ajoute un petit goût de "reviens-y". Pas étonnant donc, que des artistes comme Yannick Noah, Vanessa Paradis ou encore Thomas Dutronc aient choisi Suarez pour assurer leurs premières parties. Avec un enthousiasme contagieux et une soif inaltérable d’ouverture à l’autre, Suarez injecte de la bonne humeur dans ses albums comme dans chacun de ses concerts.
Yannick Noah : Elu personnalité préférée des Français pour la sixième année consécutive, Yannick Noah arrive encore à nous épater. Son huitième album, Frontières, est classé numéro 1 des ventes pendant plusieurs semaines dès sa sortie en 2010 (encore mieux que ses précédents disques). Toujours aussi efficace avec ce style reggae-variété, ce nouvel enregistrement évoque les thèmes chers à l’artiste : tolérance, immigration, écologie… Un mélange subtil entre rythmes dansants et engagements. Bref, du Noah ! Des touches de blues disséminées de part en part de l’album, reflet de sa vie new yorkaise, sont la marque de fabrique de cet opus. Fort de sa popularité qui semble immuable, l’ex-tennisman a entamé une tournée marathon qui a débuté par un sacré défi : un concert au stade de France. Et après avoir fait danser 80.000 personnes, c’est au tour du public de Montjoux de se régaler. Avec ses musiciens, les ZamZams, nombreux sur scène, Noah invite son public à une véritable fête à chacun de ses concerts.
Jeudi 5 juillet 2012 : Scène nouveaux talents
Najavibes : Avec ses diverses influences musicales, hip hop, funk ou encore dub, le groupe genevois Najavibes revisite le reggae jamaïcain en y apportant un style personnel mais efficace.
Pososhok : L’identité cosmopolite de Pososhok nourrie leur musique de sons du monde entier. Porté par une chanteuse au charisme envoûtant, le groupe montpelliérain combine musique africaine, jazz et rock !
Vendredi 6 juillet 2012 : Grande scène
Green Valley Vibes : Avec les Green Valley Vibes, ça déménage sur scène ! Grand gagnant du tremplin Montjoux 2012, ce groupe haut savoyard composé de huit musiciens dynamise les foules avec un reggae à forte résonance ska. Humour et bonne humeur sont leurs ingrédients pour faire passer des messages fortement engagés. Leur premier album, Made in Vallée Verte, a su convaincre un large public et pourrait leur ouvrir les frontières.
Zebda : Après huit ans d’absence, les trublions toulousains sont de retour. Avec la même recette qui a fait leur succès passé, le cinquième et dernier album de Zebda, Second Tour, procède d’un savoureux décalage entre musique festive et paroles engagées, parfois implacables et souvent militantes. Issus des quartiers Nord de la ville rose, Magyd, Mouss et Hakim décident, en 1988, de s’exprimer par le biais de la musique. Accompagnés de trois musiciens, copains de lycée, ils commencent leur grande aventure dans la chanson française. La suite, on la connaît. Après deux albums encensés par la critique et le public, Zebda gagne plusieurs récompenses avec Essence ordinaire, dont celle de la chanson de l’année aux Victoires de la musique pour la désormais très célèbre Tomber la chemise. Avec un mélange de rap, rock, reggae, raï, funk… leur musique ne connaît aucune frontière, et leur bonne humeur non plus, surtout en concert.
Alpha Blondy : Alpha Blondy fait partie de ces hommes qui semblent avoir eu plusieurs vies. Et à 59 ans, le pionnier du reggae africain n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin ! Né en Côte d’Ivoire, Alpha Blondy (de son vrai nom Seydou Koné) découvre la philosophie rasta lorsqu’il débarque à New York. Après un concert de Burning Spear, c’est LA révélation : sa vie, il la consacrera à la musique. Avec son esprit contestataire et ses mélodies, mélanges de rythmes africains et de bossa nova, souvent plus énergiques que lancinantes, Alpha Blondy touche le cœur des Ivoiriens. C’est le début du succès qui ne le quittera plus. Et ce succès va vite devenir international avec pas moins de 15 albums et un grand nombre de tournées aux quatre coins de la planète. Son secret ? Une originalité marquée, notamment, par le mélange de genres musicaux. Certaines sonorités ne sont pas sans rappeler les grands classiques du rock. Et que ce soit en dioula, baoulé, français, anglais ou arabe, Alpha Blondy n’hésite pas à fustiger l’hypocrisie et les injustices du monde contemporain. Artiste engagé, il devient, en 2005, ambassadeur des Nations Unies pour la paix en Côte d’Ivoire. Son dernier album, Vision, sorti en 2011, se veut plus métaphorique et plus intimiste. Celui qu’on surnomme l’enfant terrible du reggae africain se serait-il assagi ? Entouré, pour cet album, de plusieurs artistes tels que le groupe jamaïcain The Gladiators et le chanteur sénégalais Ismaël Lô (présent à Montjoux en 2002), Alpha Blondy n’a qu’une seule envie : apporter de l’espoir et du bonheur aux gens. En live, son énergie électrise les foules. Et c’est tout un public qui se met à danser aux sons de ces rythmes roots, rock et reggae.
Vendredi 6 juillet 2012 : Scène nouveaux talents
The Defibrillators : Avec leurs guitares enragées et leurs riffs diaboliques, The Defibrillators déchaîne les passions à chacun de leurs concerts. Un rock énervé où le "sex, drugs & rock’n roll" fait foi.
- Madvig : Ces trois compères nous embarquent dans un tourbillon festif, de rires et de musique. Guitare, trompette, piano et flûte se côtoient pour dépeindre un monde tantôt tragique, tantôt candide.
Samedi 7 juillet 2012 : Grande scène
Dimoné : Une moustache à la Freddy Mercury, une mélodie rock, des textes dignes d’un Bashung ou d’un Gainsbourg, le tout déclamé dans un accent du sud-ouest : l’énigmatique Dimoné est tout cela à la fois… et bien plus encore. L’oiseau rare de la chanson française est un concept à lui tout seul. Pour sa musique, Dimoné bricole à l’aide d’instruments étranges voire démodés (guiro, mélodica, thérémine…) qu’il associe au son de sa guitare. Muni d’une écriture troublante, il évoque les sentiments de la vie, et les amours cabossées semblent le hanter. Ses textes fantaisistes et personnels interpellent. Et cette recette fonctionne puisque le Montpelliérain a eu le privilège d’assurer les premières parties de plusieurs artistes dont Cali et Daniel Darc. Après trois albums, Dimoné poursuit son petit bonhomme de chemin loin du tintouin médiatique, et enchaîne les concerts devant une audience toujours un peu plus conquise.
Arthur H : Une voix grave et suave emmenée par une mélodie onirique, des textes poétiques, une élégante sobriété…: c’est sûr, Arthur H est de retour. Son huitième disque, Baba Love, prouve que ce poète du troisième millénaire peut encore nous surprendre. Dès son premier album, en 1990, il impose son univers singulier dans le paysage musical français et se construit très vite un style bien à lui. En puisant dans de multiples influences musicales, du jazz à la musique tzigane, en passant par le tango et le rock-, il a su convaincre un public international. Avec Baba Love, Arthur H a voulu insuffler une énergie nouvelle à son œuvre. Il s’est donc entouré de nouveaux musiciens, dont Vincent Taurelle, pianiste du groupe Air. La musique, teintée d’électro à chaque morceau, en est envoûtante, et le texte, hypnotique. Et sur scène, dans une ambiance faite de bric et de broc, la magie Arthur H nous plonge dans un univers de cabaret décalé et décadent, mais fascinant.
Hubert-Félix Thiéfaine : En plus de trente ans de carrière, Hubert-Félix Thiéfaine n’a pas quitté son habit de poète. Fidèle à ses valeurs, il n’a jamais été médiatisé. Et il n’en a pas besoin. Son public, il l’a rencontré dès son premier album en 1978, mais aussi, tout au long de sa carrière. Avec son dernier opus, Suppléments de mensonge, c’est enfin la consécration : deux Victoires de la musique, des critiques élogieuses et une nouvelle tournée qui rassemble toutes les générations. Comme un vieux pote que l’on ne voit pas souvent mais que l’on retrouve toujours avec le même plaisir, Thiéfaine a donné rendez-vous à son public et celui-ci a répondu présent. Véritable amoureux des mots, il puise son inspiration dans la poésie au service d’un style et d’un univers très imagés qui sont désormais ses marques de fabrique.
Samedi 7 juillet 2012 : Scène nouveaux talents
- Firehead : Digne héritier de groupes tels que Blink 182 ou Sum 41, le jeune quatuor thononais Firehead, commence à se faire une place dans la scène punk-rock régionale.
Glasgow : Groupe de rock lyonnais né en Ecosse, Glasgow mêle humour noir et autodérision sur une musique énergique emmenée par une guitariste survoltée et un chanteur surchauffé.