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L’Est, au coeur du moelleux
L’histoire politique (présence des Ducs de Bourgogne et du Roi de Pologne/Duc de Lorraine) et les influences allemandes, autrichiennes et polonaises expliquent le poids culturel de certains biscuits et gâteaux dans l’Est de la France, tels que le biscuit rose de Reims, le goûter sec, le pain d’épices ou la madeleine. Issus de la pâte de pain d’épices, de petits biscuits apparaissent en Bourgogne : biscuits agrémentés d’amandes (gimblettes), fourrés de confiture (nonnettes) ou glacés (glacés minces), et en Alsace : biscuits aux amandes et au kirsch (lebkuchen) et biscuits parfumés aux épices et à la cannelle (schwowebredel). Le nom du biscuit rose lui vient du carmin qu'on y incorpore. Étant assez sec, il était autrefois de coutume de tremper le biscuit rose dans du champagne ou du vin rouge des coteaux champenois (tel le Bouzy rouge) pour le ramollir. Bien évidemment, une coupe de champagne que l'on ne buvait pas était dédiée à cette opération. Une tradition que l’on pratique encore de nos jours.
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