
Franck Dubosc et Léa, porte-parole des familles © DR
|  | Il y a vingt-six ans, avec le premier Téléthon, les familles émergeaient véritablement du néant. Inconnues du grand public, oubliées de tous, les maladies rares étaient alors les "parents pauvres" de la recherche et de la médecine. A l’image de cette situation, en 1987, l’enfant incarnant le 1er Téléthon s’enfonçait dans le sable, symbole de ces décennies d’oubli. En 2012, aux côtés de Franck Dubosc, parrain du Téléthon 2012, Léa, 10 ans, atteinte d'une amyotrophie spinale, sera la voix des familles frappées par la maladie. |
Elle est fière d’être l’ambassadrice du prochain Téléthon : "C’est vraiment important
de montrer aux autres que les maladies rares peuvent toucher tout le monde. Je veux aussi montrer comment on vit avec une maladie comme la mienne, que les gens comprennent pourquoi il est important de donner".
Depuis sa création, l’objectif de l’AFM est la guérison. Pour cela, elle a décidé de mener une politique d’intérêt général qui dépasse le champ des seules maladies neuromusculaires. Elle a développé des outils d’intérêt général et des connaissances qui bénéficient à l’ensemble des maladies rares ainsi qu’à des maladies fréquentes. L’AFM s’est donc engagée dans une voie innovante : celle des biothérapies issues de la connaissance des gènes et des cellules. Par ailleurs, en attendant la guérison, l’AFM impulse l’innovation sociale et technologique pour que les personnes en situation de grande dépendance puissent être autonomes et actrices de leur vie.
Les 8 et 9 décembre 2011, c’est le comédien et homoriste Franck Dubosc, qui donnera le coup d’envoi du 26ème Téléthon organisé par l’AFM et France Télévisions.
Franck Dubosc, parrain de l’édition 2012
Vous succédez à Gad Elmaleh comme parrain du Téléthon. En avez-vous parlé avec lui ?
Franck Dubosc : Non, pas du tout, même si je vais évidemment lui passer un coup de fil pour qu’il vienne. Je ne veux pas me calquer sur Gad, nous avons chacun notre sensibilité et notre humour. Et puis j’ai envie d’être un peu vierge en arrivant sur le Téléthon, de garder de la spontanéité. Dans ce genre d’exercice, quand on est spontané et qu’on parle avec son cœur, on ne commet pas d’erreurs. Et puis c’est étonnant de voir, quand on est parrain du Téléthon, le nombre de gens qui, autour de nous, sont concernés par la maladie. J’ai reçu par exemple des petits textos me disant "merci" de gens avec qui je travaille…
Comment abordez-vous ce marathon télévisuel ?
Franck Dubosc : La difficulté n’est pas de tenir physiquement mais moralement, d’arriver à faire passer le message. Ma seule préparation, c’est de me dire que si j’y crois, les téléspectateurs y croiront. Quand je fais mon travail, je ne dois être que l’amuseur, mais là je sais que je vais amener avec moi l’homme.
L’amuseur, l’homme et le papa…
Franck Dubosc : Je serai en effet papa pour la deuxième fois juste au moment du Téléthon. Au début, je me suis dit–: "Je vais être papa, donc ça me concerne", mais c’était avant de visiter le Généthon, à Evry. Là j’ai compris que les recherches pouvaient servir à tous.
Comment s’est passée cette visite du Généthon, début octobre ?
Franck Dubosc : C’était fabuleux. J’en suis sorti en me disant –: "C’est possible, tout ça n’est pas un coup d’épée dans l’eau, il y a des chercheurs qui trouvent" (rires). On prend aussi conscience du côté indispensable de tous les instruments dont ils ont besoin et de leur prix. Au-delà du côté émotionnel et humain, c’est le côté pratique qui est en jeu pendant le Téléthon. Ces deux jours-là, on remplit le porte-monnaie des chercheurs. J’étais accompagné par trois enfants malades, et c’est fabuleux de les regarder écouter les chercheurs. C’est comme un enfant qui vous regarde réparer son jouet–: il n’espère qu’une chose, c’est que ça marche.
Vous avez aussi rencontré Léa, 10 ans, ambassadrice du Téléthon cette année, qui doit être impatiente de passer ces deux jours en votre compagnie…
Franck Dubosc : Elle aurait peut-être préféré que ce soit avec Matt Pokora (rires) ! Je vais essayer de la revoir d’ici décembre pour mieux la connaître. J’ai commencé discrètement à lui demander quels étaient ses goûts pour essayer de lui faire des petits cadeaux, de faire venir des chanteurs qu’elle aime, et que je ne connais certainement pas ! Pour les enfants malades, le Téléthon est un moment incroyable, c’est Noël avant l’heure. Il ne faut pas les décevoir.