 | |  | | Mise en ligne : Sergio Palumbo, 123 Savoie
Crédit photos : Maindru Photo
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| | |  | |  | | Objectif 6000
Pour la 30ème édition du Dakar, nous avons tenu à coller à notre moteur dans l’action : le sport. A peine rentrées du Sénégal, les équipes du rallye ont débuté leurs recherches pour préparer un parcours riche pour l’édition 2008. Sur cartes, puis sur le terrain, le travail entamé laisse déjà entrevoir un nouveau défi. A travers le Portugal, d’où le Dakar partira pour la troisième fois, puis le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal, le kilométrage de spéciales devrait flirter avec les 6000 km, soit la plus grosse dose de secteurs chronométrés depuis le Dakar 2002. Cette année, nous avons par ailleurs choisi de modifier les modalités d’inscription au rallye, à la fois pour sortir les pilotes et équipages de l’état d’urgence dans lequel ils étaient placés à l’approche de la date butoir, et pour pouvoir opérer une sélection fine. L’afflux de demandes, qui oblige l’organisation à refuser en nombre des dossiers pourtant solides, nous impose également d’étudier sans précipitation les candidatures. C’est pourquoi la période de réception des dossiers s’est étalé cette année du 15 mai au 30 juin. Ce calendrier a été imaginé pour construire un plateau équilibré au départ de Lisbonne, le 5 janvier prochain.
Etienne Lavigne
Directeur du Dakar
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 | |  | | La préparation du Dakar 2008 débute déjà par un défi dans la conception du parcours. Les étapes imaginées nous donnent la possibilité d’offrir aux concurrents une traversée de l’Afrique toujours aussi variée, avec encore plus de sport. Les itinéraires prévisionnels annoncent un kilométrage de spéciale bien plus important que les années précédentes. Le compteur, resté bloqué à 4 300 km en 2007 raison des modifications effectuées, avait tout juste dépassé les 4800 km de secteur chronométré en 2006. En janvier prochain, c’est sur près de 6000 km de pistes et de hors-piste que les concurrents se départageront. Par voie de conséquence, les trajets de liaison seront quant à eux plus courts.
Le Portugal : un air familier
Un vieux dicton rappelle qu’une habitude se prend la première fois. C’est bien la sensation qu’ont eu les concurrents et organisateurs du Dakar en revenant l’année dernière à Lisbonne, qui les avait déjà conquis en 2006. Si la ville blanche a su réunir des conditions d’accueil correspondant aux standards de qualité du Dakar, c’est surtout par l’état d’esprit de ses habitants qu’elle a séduit. Le long du parcours des deux spéciales programmées lors de l’édition 2007, ce sont près d’un million de spectateurs qui se sont déplacés pour encourager les pilotes en partance pour l’Afrique. L’enthousiasme qu’ils ont dégagé a permis à leurs représentants de s’illustrer sur le terrain, et aux autres de partir gonflés d’énergie.
Le Dakar au Portugal
- 2 passages (2006, 2007)
- 4 étapes
- Villes-étapes : Lisbonne, Portimao
Le Maroc : entrer en Afrique
Incontournable allié historique du Dakar, le Maroc symbolise surtout l’entrée en Afrique pour tous les concurrents, le passage sur les premières pistes piégeuses. D’emblée, les pilotes doivent s’y imposer une vigilance de tous les instants, car les désillusions peuvent y être brutales. En 2006, le double vainqueur du Dakar Hiroshi Masuoka, pourtant réputé pour sa régularité sur le rallye (11 Dakar terminés entre 1994 et 2004 !), a stoppé net sa route entre Er Rachidia et Ouarzazate sur un sérieux tonneau effectué par l’avant. Et l’année dernière, Vladimir Chagin, qui semblait déjà lancé vers la conquête du record de titres, y a laissé son camion Kamaz sur le flanc.
Le Dakar au Maroc
- 12 passages (1993, 1994, 1995, 1996, 1998, 1999, 2001, 2002, 2004, 2005,
2006, 2007)
- 40 étapes
- Villes-étape traditionnelles : Tanger, Er Rachidia, Rabat, Ouarzazate, Agadir, Tan-Tan…
La Mauritanie : en plein dans le désert
La traversée de la Mauritanie est toujours un “ tournant ” dans le déroulement du Dakar. Tout peut se jouer dans les sables mauritaniens qui accueillent le rallye avec chaleur depuis 1983. Ses paysages tourmentés, sublimes et bouleversants, ne doivent pas faire oublier aux concurrents qu’ils doivent avant tout se concentrer sur la navigation. D’Atar à Nouakchott, en passant par Nema ou Ayoun-El-Atrous, les écarts se comptent désormais en heures, les désillusions pleuvent sur les hommes de tête. En 2004, par exemple, c’est à Tidjikja, après une errance de plus d’une heure, que Cyril Despres a réalisé que ses rêves de victoire finale devraient encore attendre.
Le Dakar en Mauritanie
- 19 passages (1983, 1985, 1986, 1987, 1988, 1990, 1991, 1993, 1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2001, 2002, 2004, 2005, 2006, 2007)
- 87 étapes
- Villes-étape traditionnelles : Zouerat, Atar, Nouakchott, Tichit, Kiffa, Tidjikja, Nema, Ayoun-el-Atrous
Le Sénégal : franchir la ligne
Le Sénégal, via sa capitale emblématique, est fondamentalement associé au plus grand rallye-raid du monde, le Dakar. L’arrivée des concurrents, synonyme de fête et de passion, suscite toujours l’enthousiasme du public sénégalais. Côté course, le Sénégal se présente comme une leçon d’humilité et de patience. Si Dakar est bien l’endroit idéal pour terminer une aventure de trois semaines aussi éprouvantes qu’inoubliable, les derniers tours de roue ne sont pas toujours les plus aisés. En 2007, c’est justement après avoir parcouru ses premiers kilomètres de l’année au Sénégal que Marc Coma, leader depuis la première étape africaine, est allé à la faute.
Le Dakar au Sénégal
- 26 passages (1979, 1980, 1981, 1982, 1983, 1984, 1985, 1986, 1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1993, 1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2004, 2005, 2006, 2007)
- 80 étapes
- Villes-étape traditionnelles : Saint-Louis, Lac Rose, Tambacounda
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|  | |  | | 5 janvier 2008
Etape 1 : Lisbonne - Portimao
Liaison : 104 km
Spéciale : 120 km
Liaison : 262 km
Le rallye débute par une spéciale entièrement nouvelle, bien que l’intitulé de l’étape rappelle à quelques concurrents des souvenirs d’ensablement prématuré. Cette fois-ci, l’alternance de portions sablonneuses n’enlèvera rien au caractère globalement porteur du terrain. Les parties les plus sinueuses permettront aux pilotes d’éprouver leur science de la trajectoire. Une bonne prise de marques.
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 | |  | | 6 janvier 2008
Etape 2 : Portimao - Malaga
Liaison : 15 km
Spéciale : 60 km
Liaison : 460 km
La spéciale est identique à celle proposée aux concurrents déjà présents en 2007. Le terrain pourrait se prêter à la randonnée sportive ou à une manche de coupe du monde de VTT : bienvenue à la montagne. La piste est sinueuse, le sol plutôt dur. Les pilotes prendront garde à ralentir la cadence au cas où le chemin aurait été copieusement arrosé. En cas de faux mouvement, sur ce tracé « type WRC », la chute peut-être sévère. Mieux vaut jouer la tranquillité. Après la longue liaison jusqu’à Malaga, la nuit de traversée sera profitable pour les organismes. Les camions sont dispensés de cette spéciale.
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|  | |  | | 7 janvier 2008
Etape 3 : Nador - Er Rachidia
Liaison : 182 km
Spéciale : 372 km
Liaison : 163 km
On ne pourra pas aborder cette étape en dilettante. Fraîchement débarqués du ferry, les concurrents seront d’emblée dans le vif du sujet. Par tradition, le Maroc offre au rallye un terrain varié : sur cette première étape africaine, il y aura déjà plusieurs passages en hors-piste. Après 160 km de parcours commun, les motards quitteront momentanément l’itinéraire dessiné pour les autos et les camions. Le nombre de dépassements sera ainsi limité.
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 | |  | | 8 janvier 2008
Etape 4 : Er Rachidia – Ouarzazate
Liaison : 29 km
Spéciale : 356 km
Liaison : 199 km
C’est à nouveau un parcours dédoublé, nouveauté 2008, qui a été préparé. Sur des pistes étroites à travers les collines, les motards se livreront à des démonstrations de technique dans lesquelles les experts du trial pourraient se montrer à leur aise. Ils vivront cette nuit leur premier bivouac sans assistance (mais avec les malles motos) à Zagora. Les voitures et camions voyageront quant à eux dans des régions très rarement visitées par le Dakar et se rendront au bivouac de Ouarzazate avec toutes les assistances.
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|  | |  | | 9 janvier 2008
Etape 5 : Ouarzazate - Guelmim
Liaison : 188 km
Spéciale : 498 km
Liaison : 148 km
Cette étape représente à elle seule un défi. Après une première partie cassante, où la prudence sera de mise, un long passage de dunes se présentera comme obstacle. Les plus rapides peuvent se préparer à y passer près de trois quarts d’heure. Surtout, la fin de la spéciale exige des pilotes toute leur lucidité. Ceux qui se trouveront en difficulté la jugeront interminable. En fin de classement, on comptera déjà les écarts en heures.
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 | |  | | 10 janvier 2008
Etape 6 : Guelmim - Smara
Liaison : 66 km
Spéciale : 454 km
Liaison : 105 km
A vos appareils photos ! Les concurrents prendront le départ en bord de mer. La formule n’a plus été utilisée depuis plus de dix ans. Le spectacle est garanti sur les 25 km de plage. Chacun trouvera son compte dans cette spéciale, la plus variée du rallye. Les amateurs de WRC approcheront le plaisir absolu sur une portion de piste récemment refaite, alors que les surfeurs du désert se régaleront en hors-piste dans les dunettes.
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|  | |  | | 11 janvier 2008
Etape 7 : Smara - Atar
Liaison : 198 km
Spéciale : 619 km
Liaison : 12 km
Pour la plus longue spéciale du rallye et l’entrée en Mauritanie, mieux vaut avoir préservé son capital énergie. Le lever matinal commandé par la longue liaison d’avant course ne constitue qu’une difficulté minime. En milieu de spéciale, puis dans le final, c’est au coeur des dunes que les pilotes auront à se débattre. Les véhicules d’assistance seront interdits de séjour à Atar. Attention, donc à ne pas trop empiéter sur la nuit.
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 | |  | | 12 janvier 2008
Etape 8 : Atar - Nouakchott
Liaison : 44 km
Spéciale : 450 km
Liaison : 37 km
Après avoir goûté aux cailloux, les concurrents mangeront du sable, avec notamment le passage d’un erg aux dimensions plus qu’honorables. Le moment clé de la spéciale se situera pourtant plus loin, avec une passe délicate à trouver. Les meilleurs navigateurs ont ici une occasion de briller. Les autres risquent de se perdre dans leurs hésitations. La journée de repos est à ce prix.
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|  | |  | | 14 janvier 2008
Etape 9 : Nouakchott - Nouhadibou
Liaison : 37 km
Spéciale : 525 km
Liaison : 86 km
Cette étape de reprise se dispute sur un terrain typiquement mauritanien : 80 % de sable au programme du jour. Pour faire honneur à la spécialité nationale, les pelles et plaques de désensablage seront de sortie. La façon de négocier et surtout d’enchaîner les dunes dans cette spéciale peut s’avérer déterminante pour la hiérarchie du rallye. Le Dakar n’a plus fait étape à Nouhadibou depuis 1994.
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 | |  | | 15 janvier 2008
Etape 10 : Nouhadibou - Atar
Liaison : 111 km
Spéciale : 552 km
Liaison : 22 km
Pour mériter leur deuxième visite de l’année à Atar, les concurrents auront une véritable épreuve à affronter avec un enchaînement d’herbes à chameaux et d’ergs. Même les meilleurs techniciens du sable devront faire preuve de patience. La persévérance sera récompensée par un spectacle hors de prix, avec un erg majestueux à longer en fin de parcours. Plein les yeux, et plein les pattes.
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|  | |  | | 16 janvier 2008
Etape 11 : Atar - Tidjikja
Liaison : 35 km
Spéciale : 524 km
Liaison : 133 km
La ration de sable servie sur la route de Tidjikja est plus digeste. Les motards auront également à l’arrivée la perspective d’un moment rare de convivialité avec le bivouac qui leur est réservé à l’issue de la spéciale, alors que le reste des véhicules se rendra à Tidjikja. Sur deux roues comme sur quatre roues, les mécaniques devront être ménagées puisqu’il n’y aura pas de véhicules d’assistance à l’arrivée.
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 | |  | | 17 janvier 2008
Etape 12 : Tidjikja - Kiffa
Liaison : 131 km
Spéciale : 398 km
Liaison : 2 km
Les concurrents du Dakar sont par définition des amoureux du désert. C’est pour le genre de paysages qui leur est offert ici qu’ils s’engagent sur le rallye. Sur un parcours en grande partie inédit, il faudra démontrer sa polyvalence pour rejoindre Kiffa dans de bonnes conditions. Certaines portions trialisantes obligeront les pilotes de pointe à réduire l’allure.
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|  | |  | | 18 janvier 2008
Etape 13 : Kiffa - Kiffa
Liaison : 25 km
Spéciale : 484 km
Liaison : 6 km
Voilà une boucle à haut risque. Ceux qui occuperont la tête des différents classements ne pourront pas se sentir à l’abri. Hormis le passage des dernières dunes du rallye, mais aussi la montée de la fameuse passe de Néga, il y aura surtout une très longue partie de hors-piste, essentiellement sur un terrain inconnu des fidèles du Dakar. A la moindre erreur, des rebondissements sont envisageables.
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 | |  | | 19 janvier 2008
Etape 14 : Kiffa - Saint-Louis
Liaison : 326 km
Spéciale : 301 km
Liaison : 130 km
L’étape doit être envisagée dans sa globalité : le soir venu, les compteurs de tous les véhicules afficheront près de 800 km de plus. Pour la huitième et dernière spéciale mauritanienne de l’année, les pilotes rouleront à nouveau sur du sable, mais seront épargnés par les aléas du hors-piste. Après la longue liaison vers Saint-Louis, seuls les plus anciens auront quelques points de repères. Le rallye n’y a plus marqué de halte depuis 1997.
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|  | |  | | 20 janvier 2008
Etape 15 : Saint-Louis - Dakar
Liaison : 239 km
Spéciale : 23 km
Liaison : 42 km
Quels que soient les objectifs de départ, les coups du sort encaissés en cours de route ou les succès accumulés au fil des étapes, il s’agit de mettre un point final à l’aventure. La longue liaison jusqu’à Dakar, c’est avant tout l’occasion de savourer l’accueil des Sénégalais. Place ensuite à l’émotion provoquée par les derniers tours de roues sur les bords du Lac Rose, puis par la cérémonie de remise des prix.
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 | |  | | Sécurité
Le travail sur la prévention des risques qui peuvent menacer les concurrents ou les spectateurs du rallye demeure un enjeu majeur pour les organisateurs du Dakar. Le plan de sécurité routière mis en place en janvier dernier sera reconduit pour l’édition 2008.
Plan de sécurité routière
Le Plan de Sécurité Routière, mis en application lors de la dernière édition, est un outil efficace dans le domaine de la prévention des risques. Basé sur la localisation des risques et sur l’adaptation des moyens mis en oeuvre à la configuration du terrain, le P.S.R. décline les grands principes qui se trouvent au coeur du dispositif. Dans ce domaine, l’anticipation est l’alliée de la sécurité.
Contrôle de la Vitesse
Pour les véhicules d’assistance, la vitesse est limitée à 90 km/h pour les camions, 110 km/h pour les autos. Les organisateurs se réservent la possibilité d’abaisser ces limites sur certaines étapes ou portions d’étapes jugées dangereuses. La vitesse limite dans les villages reste fixée à 50 km/h, mais selon la dangerosité, elle peut-être ramenée à 30 km/h pour tous les véhicules. Les contrôles de vitesse, qui s’appliquent autant aux véhicules d’assistances qu’aux véhicules en course, seront encore plus nombreux en 2008. Ces règles s’appliquent également aux véhicules de presse et d’organisation. Chaque jour, le contrôle strict des GPS (sur lesquels sont enregistrés les dépassements de vitesse) est effectué par une équipe de 5 personnes
Dispositif médical
Comme en 2007, certaines des équipes des CP seront médicalisées. La présence de médecins aux contrôles de passage permettra de se faire une idée rapide de l’état de fraîcheur des concurrents et donc d’éviter quelques incidents. Dispositif important : 50 personnes, 1 hôpital de campagne tout équipé (radiologie, bloc opératoire, etc), 3 hélicoptères dédiés, 14 véhicules équipés.
Tests : en conformité avec le nouveau règlement adopté par la FIM, l’inscription des motards sera soumise au passage d’examens médicaux effectués par des médecins du sport. Un test de tolérance à l’effort et une échocardiographie sont notamment nécessaires pour l’obtention de la licence.
Iritrack
Les véhicules sont équipés d’un instrument de transmission de données par voie satellitaire qui permet aux organisateurs d’avoir une vision précise de la localisation de chaque concurrent. La technologie Iritrack donne la possibilité aux équipes présentes dans le PC d’envoyer les secours le plus rapidement possible sur le lieu d’un accident. C’est également un outil de communication pour les concurrents, qui peuvent alerter le PC.
Sentinel
Cet appareil permet aux concurrents de se doubler en toute sécurité et de prévenir d’un « plantage » sur une zone sans visibilité. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour déclencher une alarme sonore et/ou lumineuse dans les véhicules alentours.
La maitrise de l’impact environnemental
Depuis toujours l’organisation du rallye s’est inscrite dans une démarche éco responsable en Afrique. Avec un carburant plus propre, avec des actions menées pour compenser les émissions de CO2 et avec le traitement de ses déchets, le Dakar se dote aujourd’hui de pistes prometteuses pour maîtriser son impact environnemental. Un bilan carbone a été effectué pour connaître l’impact exact du rallye afin de rechercher les meilleures compensations possibles.
Un carburant plus propre
Pour la première fois, les concurrents engagés en catégorie moto, pour lesquels l’organisation fournit le carburant sur la partie africaine du rallye, seront ravitaillés avec une essence dans laquelle a été intégré du biocarburant. Avec le concours de Total, qui met en place un circuit d’approvisionnement spécifique, les motos en course produiront moins de rejets CO2 grâce à l’action combinée de la teneur garantie en ETBE et de l’additif « Excellium », qui réduit la consommation.
Bilan carbone
Le Dakar a commandé un « Bilan Carbone » en collaboration avec l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie. La méthode, qui consiste à comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre directement ou indirectement liées à l’activité du rallye, donne une vision réaliste de son impact environnemental. Après avoir procédé à l’évaluation des émissions liées aux carburants consommés par les concurrents et l’organisation sur le rallye, les experts ont également pris en compte le déplacement des spectateurs qui se sont rendus à Lisbonne, les voyages des concurrents avant et après la course, mais aussi l’impact du nombre de téléspectateurs (consommation d’électricité…), ou de la production de l’acier nécessaire à la fabrication des véhicules. C’est donc avec les périmètres les plus larges possibles qu’a été mené le bilan carbone du Dakar 2007. Les résultats obtenus établissent un niveau d’émission de 22 000 tonnes équivalent CO2 par le Lisbonne Dakar 2007. A titre de comparaison, un Grand Prix de Formule 1 émet la même quantité que le Dakar. Toujours pour les évènements sportifs, la coupe du monde de rugby 2007, qui a commandé un bilan carbone effectué avec les mêmes périmètres, a émis 570 000 t.eq.CO2.
Sur l’ensemble des émissions du Dakar, la plus grosse part est liée à l’électricité consommée par les téléspectateurs (18,9 %), ainsi qu’au transport des spectateurs (18,9 %). La consommation de carburant des concurrents sur les 8 000 km de rallye représente quant à elle 2 000 t.eq.CO2, soit les émissions liées à la circulation d’une journée sur le périphérique parisien (40km).
Traitement des dechets
Depuis près de 15 ans, le Dakar fait appel à des prestataires locaux pour prendre en charge la collecte des déchets et leur évacuation vers des décharges existantes. Cette année, des partenariats ont été conclus, notamment au Maroc, pour organiser l’acheminement des déchets vers des centres de traitement capables d’assurer leur traitement et/ou leur recyclage. Dans les autres pays traversés par le rallye, les déchets sont dirigés vers des décharges qui bénéficient de la certification ISO 14000. Sur le bivouac, le tri sélectif sera donc organisé à la fois pour les concurrents, les membres de l’organisation, les médias et partenaires du rallye. Un soin particulier sera également apporté à la récupération des huiles usagées, dont la filière de retraitement sera mise en place par le réseau Total.
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 | |  | | Dans les années 2000, le Dakar ayant acquis une nouvelle dimension, la question de l’aide apportée aux pays africains a pu se poser pour A.S.O. avec des ambitions revues à la hausse. La volonté d’efficacité étant une priorité, il a été jugé opportun d’unir ses efforts à des professionnels de l’aide humanitaire. SOS Sahel International France, connaissant parfaitement les réalités du terrain, s’est révélé comme le partenaire le plus approprié pour guider les investissements effectués dans le domaine de la protection de l’environnement.
En 2002, le programme Actions Dakar a donc été lancé par A.S.O. dans le cadre d’un partenariat avec SOS Sahel. Le souci de préservation des ressources naturelles, l’amélioration des conditions de vie et précisément d’hygiène sont les axes majeurs du programme. Le mode opérationnel choisi correspond exactement à l’état d’esprit voulu par A.S.O., les différentes actions étant initiées et prises en main par des acteurs locaux et s’inscrivant dans une politique de développement durable.
La prise de conscience de la question environnementale
L’ambition des Actions Dakar est en effet de valoriser les compétences locales en confiant à des groupements ces projets d’envergure modeste (entre 2000 et 5000 € par action), c’est-à-dire " d’enseigner la pêche plutôt que de donner du poisson ". A long terme, l’impact le plus précieux se situe sur le plan de la prise de conscience de la question environnementale dans les villes et villages concernés. Au-delà des améliorations immédiates, le bénéfice des Actions Dakar se juge principalement sur leur pérennité.
Le premier plan d’action a été mené sur le région de Louga, au Sénégal. La reconduction du partenariat, signée en 2005 pour trois nouvelles années, a ensuite organisé l’extension des Actions Dakar à la Mauritanie, où plusieurs projets sollicités par les groupements villageois ont d’ores et déjà été lancés, comme la mise en place d’un système de ramassage des déchets dans la ville de Ouad Naga.
Chiffres clés
- 310 000 personnes touchées par 133 projets
- 3 300 personnes formées aux techniques de gestion des ressources naturelles
- 648 000 € de budget sur les 5 dernières années
- 57 000 enfants et adultes sensibilisés aux bonnes pratiques environnementales
Protection, valorisation des sols et des ressources forestières
3 700 foyers améliorés construits, 1070 ha de terres agricoles protégés, 136 000 arbres plantés
Protection sanitaire et hygiène de l'eau
50 500 personnes bénéficient de la collecte des ordures, 98 latrines et 62 puisards réalisés, 20 bassins d’irrigation et 6 puits construits
Des concurrents solidaires
Des premiers puits creusés à l’initiative de Daniel Balavoine à la Fondation Dakar Solidario qui fournit les hôpitaux en produits médicaux tout au long du parcours, en passant par toutes les initiatives personnelles, les concurrents du Dakar se montrent solidaires du continent sur lequel ils sont invités. Chacun avec ses moyens veut aider l’Afrique et près d’un million d’€ a ainsi été " donnés " en Afrique.
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