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Mise en ligne : Sergio Palumbo, 123 Savoie
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" Une semaine de plus qui se termine et je suis toujours bloqué au Portugal " annonce le jeune aventurier Jean-Gabriel Chelala qui après avoir été coince par une météo exceptionnellement pluvieuse et agitée, se retrouve à présent bloqué par les autorités portugaises.
Cela fait maintenant quatre semaines que Jean-Gabriel a bouclé sa première étape terrestre, qui l’avait conduit sur les routes françaises, espagnoles et portugaises sur plus de 2 000 kms. Quatre semaines durant lesquelles, il a affiné la préparation de son bateau et de sa deuxième étape, la traversée de l’Atlantique pédalant toujours et encore sur près de 8 000 kilomètres en direction de la Floride à bord de son cyclomer conçu spécialement pour l’expédition 48°Nord. Le jeune franco-libanais ne baisse pas les bras face à ce nouveau défi d’envergure : l’administration portugaise, qu’il n’avait, par ailleurs, pas compté dans ses cinq étapes terrestres et maritimes autour du monde. " Depuis mon arrivée à Lagos, je multiplie les courriers, les mails et les fax… Je passe mon temps au téléphone avec les autorités dans tout le Portugal. Mais s’adapter aux méthodes et aux difficultés de chaque pays fait partie intégrante de l’aventure. J’espère d’ici peu pouvoir dire : je l’ai fait ! " lance le jeune pédaleur du monde.
A Lagos pourtant, les autorités locales sont plutôt arrangeantes. La ville de Lagos, appelé aussi ville des découvertes, soutient le défi de Jean-Gabriel Chelala et l’aide dans ses préparatifs. Les pompiers accompagnent régulièrement le cyclo-navigateur lors de ses entraînements en mer et s’amusent à se prendre en photo en train de pédaler. La police maritime enfin qu’il commence à bien connaître. " Je m’entends bien avec tous les gens de la ville. Je sens qu’au fond d’eux, ils souhaitent me voir partir. Les policiers, curieux visitent le bateau et me posent beaucoup de questions ". La capitainerie de Lagos, de son côté, a procédé a une inspection la semaine dernière pour s’assurer de la bonne conformité du bateau et l’autoriser à naviguer… le long des côtes. Jean-Gabriel a dû ajouter le nom et le numéro du bateau sur la coque et se munir d’une bouée. Le voilà prêt à affronter les plages de l’Algarve ! Pourtant, sous un ciel portugais redevenu enfin bleu, le jeune aventurier bouillonne d’impatience de poursuivre son tour du monde écologique entrepris le 13 janvier depuis Notre Dame de Paris. Le bateau est stationné dans le port de Lagos entre yachts et voiliers et attend lui aussi de prendre le large.
Pour l’instant, Phileas Fogg Junior s’occupe de résoudre la partie administrative de son aventure en espérant que les choses se débloquent rapidement la semaine prochaine. Une part intégrante de l’aventure, que Jules Verne n’aurait sans doute pas imaginé de cette façon en son temps. Et pour bien finir la semaine, un court-circuit vendredi soir a failli mettre le feu à la cabine du bateau. " Je travaillais dans le bateau, le circuit électrique était en fonctionnement depuis près d’une heure et tout se passait bien. J’étais sur le point de partir, je me tenais à l’extérieur et j’ai coupé le coupe-circuit qui se trouve juste en dessous du hublot d’entrée à droite. Je refermais le hublot lorsque j’ai entendu un léger sifflement venant du fond de la cabine. En ouvrant le hublot, j’ai vu une épaisse fumée jaillir du bateau. J’ai sauté sur l’extincteur, sorti en vitesse quelques affaires et attendu de voir ce qui se passait. Quelques secondes plus tard, tout s’était calmé. J’ai pu descendre dans le fond de la cabine et me rendre compte des dégâts. Les deux câbles partants du coupe-circuit vers la batterie ont dû se toucher pour une raison encore inconnue et créer un court-circuit. Voilà de quoi occuper un peu plus mes quelques jours d’attente ! ".
En attendant, il s’est fait enrôler par le camping Turiscampo comme photographe et conseiller en aménagement et construction, une manière comme une autre de remercier la famille Coll Isern de leur accueil et leur soutien de tous les jours.
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