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Pain blanc contre pain noir : en tête de flotte, les premiers préparent déjà leur atterrage sur la bouée de passage devant l'île de Cima à quelques milles nautiques de Porto Santo. En deuxième partie de flotte, ceux qui étaient partis, flamberge au vent, avec le secret espoir de venir bousculer la hiérarchie, ne peuvent que constater la cruauté d'une course qui n'a fait que privilégier la tête de flotte. "On ne va pas nier les qualités de ceux qui sont devant", témoignait Fabrice Amédéo sur Aquarelle Le Figaro, "il reste que l'on paye très cher les petites erreurs qu'on a pu commettre". Et le fait est que, jusque là, l'épreuve est vacharde pour les amateurs éclairés ou les jeunes ambitieux. L'expérience a parlé, c'est vrai, mais la roue de la fortune a tourné ; validant cette fois-ci le dicton populaire qui dit qu'on ne prête qu'aux riches. Alors contre mauvaise fortune, on fait bon cœur. Tous témoignent des rencontres qu'ils ont pu faire, de leurs petits bonheurs d'un instant : "On a eu la chance de voir une baleine hier... On a aussi croisé le Sedov, un grand quatre-mâts barque russe". Jean Galfione, à bord de NIVEA Athlètes du Monde, s'il avouait son impatience de retrouver du vent, goûtait aussi ces moments privilégiés que l'on trouve quand on est en mer... Elodie Riou sur KPMG ne cachait pas non plus sa déception : "On n'a pas l'impression d'être largués. Mais petit à petit, ils font moins d'erreurs que nous. Ce sont des petites choses et au final on se retrouve avec plus de 80 milles de retard sur les leaders". Petites causes, grands effets !
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