je sors de la salle
Je sors de la projection, j'ai un gout amer, une nausée qui ne me lache plus, un dégout...
Que de merveilles, quel équilibre, quelle adaptation des espèces à leur environnement.
Les images sont magnifiques et allient la beauté des prises de vue à la prouesse technique qui s'oublie devant la dynamique et l'élan de vie des cétacés et des poissons.
Un crescendo qui nous emmène de plus en plus haut à chaque séquence.
La sobriété des commentaires nous permet d'illustrer nous même ce que nous voyons : les poissons clowns dans les anémones de mer y survivent en symbiose avec elles malgré leur dangerosité pour les autres espèces de poissons. Et pour cause, ils sont immunisés contre le venin des anémones...
Point trop de commentaires didactiques donc, pour faire place à l'émerveillement.
Et puis d'un coup, un filet. Dans ce filet un poisson qui nage gentiment, à distance des mailles. Puis un autre qui s'approche, plus près du filet. Encore un qui commence à se prendre dedans... puis des myriades de poissons, cétacés pris dans les mailles.
Ceux là sont prisonniers pour rien, ils ne sont pas chassés, vendus, consommées. Leur mort fait partie des dommages collatéraux comme on dit ailleurs pour d'autres drames.
Et puis nouvelle dégringolade, la pêche nous est montrée sous ses aspect les plus déconcertants ; requins amputés de leurs seuls ailerons et remis à l'eau tels quels, où ils finiront par mourir d'asphyxie car sans leur nageoires ils ne peuvent assurer le renouvellement d'eau nécessaires pour respirer avec leurs branchies.
Quel gaspillage et quelle cruauté : dans l'ordre qui vous plait.
Dès lors, je n'ai plus été capable de profiter de la suite du film et des images.
Je me suis refermé, je suis rentré dans mon trou, dans ma coquille, à l'instar des bernard l'ermite du début de la projection.
Je me suis senti trahi, piég
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Sortie le 27 janvier 2010


















