Réception de Amédée Greyfié de Bellecombe et de la députation
savoisienne par leurs Majestés Impériales, dans le salon Louis XIV,
aux Tuileries, le mercredi 21 mars 1860. Le 24 mars 1860,
le traité d'Annexion fut signé et publié, ce fut le Traité de Turin.
|  | Entre décembre 1859 et janvier 1860, des émissaires secrets furent envoyés par le gouvernement pour savoir si l’opinion savoyarde était favorable ou non, au projet de réunion à l’Empire français. Après six mois de retrait, le 16 janvier 1860, Cavour revint au pouvoir en tant que président du conseil, prêt à réaliser l'unification italienne : "Ma tâche est plus laborieuse et plus pénible maintenant que par le passé. Constituer l’Italie, fondre ensemble les éléments divers dont elle se compose, mettre en harmonie le nord et le midi, offre autant de difficulté qu’une guerre avec l’Autriche et la lutte pour |
Rome". Courant février et mars, des pétitions circulèrent en faveur d'une réunion à la Suisse, dans les communes du Chablais et du Faucigny. Cette dernière reçut 13 651 signatures dans 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais français et 13 aux environs de St-Julien-en-Genevois. Le 26 février 1860, le gouvernement français repoussa l'idée d'une Savoie indépendante.
Signature du procès verbal de remise de la Savoie a la France
|  | Le 1er mars 1860, Napoléon III annonça au Corps législatif son intention de réclamer Nice et la Savoie, en échange de son appui à l’unité italienne. Le 12 mars de la même année, la signature à Turin de la convention préliminaire secrète reconnaissait la cession de la Savoie et de Nice à la France. On retint le principe de consultation des populations. Le 21 mars, les conseils divisionnaires du Duché se réunirent. Il fut décidé de l'envoi d'une délégation de 41 savoisiens (nobles, bourgeois, officiers ministériels), menée par le comte Amédée Greyfié de |
Bellecombe. Ils furent reçus solennellement aux Tuileries par l'Empereur.
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