monument
Barrages d'Aussois - © Jean-Luc Rigaux - OT Aussois

Aussois et ses barrages

par

Le barrage de Plan d’Aval est situé sur le lit du torrent de Saint-Benoît. Il est constitué par deux barrages entre lesquelles s’élève un merlon central dont l’altitude est de 1970 mètres environ…

Barrage de Plan d’Aval

Le barrage de Plan d’Aval, commencé en 1945 et terminé en 1951, est situé sur le lit du torrent de Saint-Benoît. Édifié à l’aval d’une cuvette appelée “Plan d’Aval”, il est constitué par deux barrages obstruant deux dépressions entre lesquelles s’élève un merlon central dont l’altitude est de 1970 mètres environ.

Barrages d'Aussois - © Jean-Luc Rigaux - OT Aussois

Barrages d’Aussois – © Jean-Luc Rigaux – OT Aussois

Sur la rive gauche du torrent, un canyon étroit formait le lit du Saint-Benoît. C’est là que fut érigé un barrage voûte (ouvrage à courbure convexe tournée vers l’amont, dans lequel la plus grande partie de la poussée de l’eau est reportée sur les rives par des effets d’arc) dont la courbe est un arc de cercle régulier.
Ce barrage est exclusivement en béton. Le parement amont comporte un fruit assez accentué. Quant au parement aval, il est presque vertical jusqu’à sa base où une série de rangs de moellons en pierres taillées avec fruit permet, en cas de déversement, à la lame de ne pas affouiller le barrage.
A signaler qu’un contre-barrage à l’aval permet d’avoir une nappe d’eau qui neutralise ainsi l’affouillement. Le faîte du barrage est à 4 mètres.

Sur la rive droite du torrent, la dépression est beaucoup plus large. Là fut édifié un barrage-poids (barrage à profil triangulaire résistant à la poussée de l’eau par son seul poids) fait d’un parement de pierres taillées à l’amont avec un léger fruit. A l’aval, parements lisses en béton avec un fruit très accentué. Ce barrage a une forme parabolique. Il est traversé de part en part d’une galerie de visite dans laquelle divers appareils (pendules, plots de niveau) permettent de suivre les déformations dues à la température, à la pression de l’eau.

La longueur du lac est d’environ 900 mètres et sa largeur de 250 mètres. La capacité de retenue est de 3.900.000 m3. Elle est alimentée d’une part par les eaux du ruisseau de Saint-Benoît après leur passage dans le Plan d’Amont, d’autre part par la galerie souterraine de 16.8 km de longueur conduisant depuis Entre-Deux-Eaux, les eaux du Doron de Termignon et captant au passage tous les torrents du versant Sud du massif de la Vanoise. Cet appoint est d’environ 1 m3/s aux plus basses eaux, pour atteindre 15m3/s à la fonte des neiges.

Tout récemment s’est ajoutée une nouvelle galerie, forée sous le Rateau d’Aussois et l’Aiguille Doran, qui ajoute au Plan d’Aval les eaux des torrents du Saint-Bernard et du Povaret. Le Plan d’Aval alimente la “Centrale d’Aussois” construite 900 mètres plus bas, au fond de la vallée de l’Arc, près d’Avrieux. Une nouvelle petite centrale (dite du “Carrelet”) vient d’être édifiée en rive gauche de la retenue, permettant de valoriser la chute créée par la galerie du Doron de Termignon.

Aujourd’hui, le Plan d’Aval est totalement intégré au complexe hydroélectrique de la Haute-Maurienne : il participe au remplissage du lac du Mont-Cenis au début de saison. En effet, au commencement de l’été, le niveau des lacs d’Aussois est supérieur à celui du Mont-Cenis. EDF a imaginé de siphonner le lac d’Aussois dans celui du Mont-Cenis, pendant les heures creuses, en reliant Aussois à le centrale de Villarodin (système des vases communicants).


Barrage de Plan d’Amont

Le Barrage de Plan d’Amont a été réalisé après celui du Plan d’Aval, entre 1946 et 1956.
Sa conception est différente : il s’agit d’un barrage poids en béton, de 350 mètres de longueur, tout en alvéoles et contreforts, appuyé sur le verrou glaciaire qui obstrue la vallée. Sa retenue de 8.000.000 m3, soit le double de celle de Plan d’Aval, recueille toutes les eaux du Saint-Benoît, captant ainsi le bassin de réception délimité par le Rateau d’Aussois, le Col de la Masse, la Pointe de l’Echelle, le Col d’Aussois, la Pointe de Labby et les contreforts Ouest de la Dent Parrachée. Ses eaux sont turbinées dans une petite centrale dite de “Plan d’Aval”, cachée à son pied, au fond du talweg, avant d’être déversées dans la retenue de Plan d’Aval.

Merci à La Maison d’Aussois, qui nous a permis de réaliser cette page


Mots-clés pour lire d'autres articles

Commenter 0 commentaire

Soyez le premier à commenter ce contenu !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *