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Antonio Maraldi, Caroline Bongard, Patrice, Alexandra Turnar et Nathalie Colin-Cocchi

De Architectura, Espaces urbains dans le cinéma italien

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En relation avec la Quinzaine du Cinéma Italien à Chambéry, une exposition se tient au musée des Beaux-Arts…

De Architectura, Espaces urbains dans le cinéma italien

Photos : © Sergio Palumbo – 123 Savoie

Antonio Maraldi, Caroline Bongard, Patrice, Alexandra Turnar et Nathalie Colin-Cocchi

Antonio Maraldi, Caroline Bongard (directrice du musée des Beaux-Arts), Patrice (Directeur adjoint des cinémas Astrée et Forum Cinémas), Alexandra Turnar et Nathalie Colin-Cocchi (conseillères municipales de la ville de Chambéry), lors du vernissage le 17 novembre 2015

 

Exposition photographique du 18 novembre au 2 décembre 2015 au Musée des Beaux-arts – Entrée libre

Antonio Maraldi

Antonio Maraldi

L’exposition, “De Architectura, Espaces urbains dans le cinéma italien”, en parallèle de la Quinzaine du Cinéma Italien à Chambéry, propose des clichés inédits de films italiens mettant en avant l’espace urbain comme à la fois un miroir de la détresse et de la solitude, un témoignage d’un passé glorieux ou encore un creuset social d’effervescences et d’inquiétudes.

Réalisation : Antonio Maraldi est commissaire de l’expo et Directeur du Centro Cinema Città di Cesena. Entrée libre.

Jusqu’à la fin des années 1940, le cinéma italien a principalement été produit à Rome à l’exception de quelques rares exemples, avec le Néoréalisme tout d’abord puis le genre comique. Il s’est ensuite répandu dans toute la péninsule, dans les autres grandes villes (à commencer par Milan et Naples) mais aussi dans les petits Centres urbains. Il serait ainsi possible de parcourir l’histoire du cinéma italien à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale en analysant les binômes ville / campagne, métropoles / provinces. Les espaces urbains traités dans cette exposition sont utilisés tour à tour comme simples éléments scénographiques, miroirs de la détresse et de la solitude, témoignages monumentaux d‘un passé glorieux (comparés parfois à un présent qui l’est moins) et comme creusets sociaux d’effervescences et d’inquiétudes.

Profumo di donna - 1974 Réalisateur : Dino Risi Photographe de plateau : Huguette Ronald Ville : Naples

Profumo di donna – 1974
Réalisateur : Dino Risi
Photographe de plateau : Huguette Ronald
Ville : Naples

Mamma Roma - 1962 Réalisateur Pier Paolo Pasolini Photographe de plateau : Divo Cavicchioli Ville : Rome

Mamma Roma – 1962
Réalisateur Pier Paolo Pasolini
Photographe de plateau : Divo Cavicchioli
Ville : Rome

Toutes les vues urbaines sont réelles à l’exception de trois exemples significatifs. Il s’agit de films tournés presque intégralement en studio. Curieusement, on doit deux de ces films à deux initiateurs du Néoréalisme : Luchino Visconti et Roberto Rossellini. Le premier, pour “Le notti bianche”, a reconstruit en studio la ville de Livourne, en inventant même des quartiers, tandis que Roberto Rossellini, pour “Il generale Della Rovere”, a reconstitué plusieurs lieux de Gènes. Le troisième revient à Fellini pour son “Casanova”. Le réalisateur a toujours aimé réinventer les villes derrière les murs paisibles du studio 5 à Cinecittà.

Toutes les photographies exposées proviennent du Centro Cinema Città di Cesena, institution qui se charge depuis plusieurs années de la photographie de cinéma, à travers l’organisation d’expositions et l’acquisition d’archives, mais aussi de “CliCiak”, le concours national pour les photographies de tournages de films (ISE édition en 2015). Son patrimoine photographique est composé de plus de 130.000 images (négatifs et imprimés).


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