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Le Plateau des Glières, une étape du Tour de France

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Le Plateau des Glières, un site d’exception à découvrir ou redécouvrir en Haute-Savoie lors du Tour de France 2018…

Le Plateau des Glières, une étape du Tour de France

 

Image d’illustration

Pour la première fois, le Tour de France fera étape le 17 juillet sur le Plateau des Glières en Haute-Savoie. Une occasion de découvrir cet espace naturel préservé, haut lieu de Résistance durant la seconde guerre mondiale.

Le 17 juillet, les coureurs du Tour de France s’élanceront dans leur première étape de montagne, reliant Annecy au Grand-Bornand en 159 km. Les sensations fortes seront au rendez-vous: le peloton traversera le Plateau des Glières au terme d’une ascension éprouvante et devra parcourir un chemin non goudronné sur 1,8 km. C’est également sur ce site que se déroulera le 8 juillet l’étape du Tour, ouverte aux cyclistes amateurs. De nombreuses festivités sont programmées sur le Plateau des Glières lors de ce temps fort de la Grande Boucle.

Le passage du Tour de France constitue une occasion privilégiée pour redécouvrir ce lieu de mémoire situé au sein d’un magnifique écrin de nature, au cœur des montagnes de Haute-Savoie.

Un haut-lieu de la Résistance, devenu un lieu de mémoire

Monument des Glières – © Savoie Mont Blanc

En 1944, le plateau des Glières a été le théâtre d’affrontements entre l’occupant nazi et un front uni de résistants jusqu’à la libération de la Haute-Savoie. Ce site porte encore l’empreinte de ces combats menés par des femmes et des hommes, parfois au prix de leur vie, au nom de la liberté. Plusieurs sites et musées, gérés par le Département de la Haute-Savoie, transmettent aujourd’hui la mémoire du maquis des Glières et de cette période particulièrement sombre de notre Histoire : Sur le plateau des Glières, un Monument National de la Résistance a été créé par le sculpteur Emile Gilioli, et inauguré en 1973 par André Malraux.

Situé à la porte d’entrée des Vallées de Thônes, le site historique départemental de Morette accueille :
– le Musée Départemental de la Résistance haut-savoyarde, qui retrace l’histoire du maquis des Glières et la libération de la Haute-Savoie,
– la Nécropole Nationale des Glières, au sein de laquelle reposent 105 résistants, combattants des Glières pour l’essentiel,
– le Mémorial départemental de la Déportation, qui propose un témoignage bouleversant sur les camps nazis.

Le maquis des Glières : Vivre libre ou mourir

Choisi comme terrain de parachutage par les Alliés, le Plateau des Glières abrita, de janvier à mars 1944, jusqu’à 460 maquisards sous les ordres du lieutenant Tom Morel puis du capitaine Maurice Anjot, pour recevoir les armes destinées aux maquis de Haute-Savoie. Après de nombreuses et vaines tentatives des forces de répression de Vichy, la Wehrmacht passe à l’offensive, en bombardant les chalets du plateau puis en lançant les préliminaires de l’attaque le 26 mars 1944. Devant l’énorme disproportion des forces, le capitaine Anjot donne l’ordre de dispersion, de sorte que l’attaque allemande tombera dans le vide. Si le maquis échappe ainsi à l’anéantissement, 129 maquisards et 20 habitants y laissent la vie, tués au combat, fusillés ou déportés.

Mais, dans les semaines qui suivent, les maquis se reconstituent et, le 1er août, 3.000 hommes sont rassemblés au plateau des Glières pour y accueillir les parachutages d’armes massifs, grâce auxquels les forces unies de la Résistance vont contraindre l’occupant à la capitulation dès le 19 août. La Haute-Savoie est libérée par les seules forces de la Résistance.


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