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La Ligue contre le Cancer en Savoie se mobilise

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Dans le cadre de la semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l’utérus, la Ligue contre le Cancer en Savoie se mobilise…

La Ligue contre le Cancer en Savoie se mobilise

 

Dans le cadre de la 11ème semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l’utérus, qui se déroule jusqu’au 28 janvier 2017, la Ligue contre le Cancer relaie en Savoie la campagne de sensibilisation au dépistage lancée par l’Institut National du Cancer.

Pour cette nouvelle édition, le message est simple : “Après 45 ans, le frottis c’est surtout pas fini”. En effet, les données montrent qu’après 50 ans, près d’une femme sur 2 ne se fait pas dépister, ou pas régulièrement, alors qu’une partie réalisait leur frottis précédemment. De plus, les femmes en situation de vulnérabilité sociale et médicale sont moins participantes à l’examen qui peut être réalisé par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme. Il peut aussi être effectué dans des centres de santé ou de planification familiale, lors d’une consultation à l’hôpital ou dans des laboratoires de biologie médicale équipés après prescription médicale.

En France, chaque année, 31.000 femmes sont atteintes de lésions précancéreuses ou d’un cancer (3.000 cas) du col de l’utérus, principalement dues à une infection virale (virus HPV ou papillomavirus).   On estime que 90 % des cancers du cancer du col de l’utérus pourraient être évités grâce au dépistage par frottis. Il faut en effet en moyenne 10 à 15 ans pour qu’une lésion du col de l’utérus résultant d’une infection papillomavirus devienne éventuellement cancéreuse. D’où l’importance d’un frottis tous les 3 ans entre 25 et 65 ans.

Sauf cas particuliers, cette recommandation s’applique à toutes les femmes de cette tranche d’âge, qu’elles soient vaccinées contre le HPV ou non, même après la ménopause ou après plusieurs années sans rapports sexuels. Certaines femmes ne sont pas éligibles à cette stratégie de dépistage, temporairement ou définitivement.

La vaccination, un moyen d’agir complémentaire

La contamination HPV a lieu le plus souvent dans les premières années de la vie sexuelle. La vaccination anti-HPV constitue un réel progrès en matière de prévention du cancer du col. Elle concerne les jeunes filles entre 11 et 14 ans avec possibilité de rattrapage pour les jeunes femmes jusqu’à 19 ans inclus.

Les vaccins actuellement disponibles protègent contre 70 % des papillomavirus oncogènes pour le col de l’utérus. Elle renforce donc les mesures de prévention mais ne se substitue pas à l’examen par le frottis.


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