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Dessin Colon

Mars bleu au centre hospitalier Métropole Savoie

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Le cancer colorectal reste la 2ème cause de décès par cancer en France alors qu’il se guérit dans 9 cas sur 10 lorsqu’il est détecté tôt. Il est donc important de promouvoir son dépistage et d’augmenter le taux de participation en Savoie (37,5% de participation en 2014) pour se rapprocher des 50%…

Mars bleu au centre hospitalier Métropole Savoie de Chambéry

 

Dessin ColonÉtendu depuis 2009 au territoire national, le dépistage organisé du cancer colorectal invite par courrier tous les deux ans des hommes et des femmes âgés de 50 à 74 ans à retirer un test de dépistage chez leur médecin traitant. Celui-ci détermine si le test est approprié en fonction des antécédents de son patient. Le test immunologique est simple et indolore, à faire chez soi. Il consiste à prélever un échantillon de selles et à l’envoyer au laboratoire de biologie médicale, dont l’adresse est indiquée sur l’enveloppe T fournie avec le test. Le laboratoire transmet le résultat du test sous 15 jours, avec copies au médecin traitant et à la structure en charge des dépistages dont dépend le patient (Pour la Savoie, Doc Savoie). Le test est pris en charge à 100% par l’assurance maladie.

Si le résultat est négatif (environ 96 % des cas) : cela signifie qu’aucun saignement pouvant témoigner de la présence d’un cancer ou de lésions précancéreuses n’a été détecté au moment du test. Certains polypes ou cancers peuvent ne pas être identifiés par le test s’ils ne saignent pas. Le patient est invité à consulter son médecin si des douleurs abdominales ou des troubles digestifs inhabituels et persistants apparaissent, ou en cas de présence de sang dans les selles.

Si le résultat est positif (environ 4 % des cas) : cela ne signifie pas qu’il y a un cancer mais que du sang a été détecté dans les selles. Pour en identifier l’origine, le patient est adressé par son médecin traitant à un gastroentérologue afin qu’il réalise une coloscopie. Effectué sous anesthésie (parfois également sous hypnose), cet examen permet de visualiser l’intérieur de l’intestin à l’aide d’un tube souple comportant des fibres optiques. Il permet de déceler la présence éventuelle de polypes et de les retirer avant qu’ils ne se transforment en cancer. Si un polype a déjà évolué en cancer, plus on le détecte tôt, plus les chances de guérison sont importantes. Dans plus de la moitié des cas, la coloscopie ne décèle aucune anomalie. Elle détecte un polype dans 30 à 40 % des cas et un cancer dans 8 % des cas.

Des traitements de plus en plus efficaces

Le cancer du côlon est très fréquent. Il est le deuxième cancer chez la femme (après le sein) et le troisième chez l’homme (après le poumon et la prostate). Il atteint en majorité des personnes âgées d’environ 70 ans. Les facteurs de risques sont essentiellement l’hérédité (le risque de cancer colorectal est environ 2 fois plus fréquent dans la famille d’un patient atteint de ce cancer), le tabac, une alimentation riche en graisses animales (charcuterie, viande rouge…) et l’absence d’activité physique. Pris tôt, c’est un cancer qui se soigne très bien (90% de guérison). Pour les cancers avancés, de moins bon pronostic, les progrès des traitements ont permis ces dernières années d’améliorer nettement la durée de survie.

Les traitements modernes des cancers coliques avec métastases reposent actuellement sur l’association de chimiothérapies conventionnelles avec des médicaments novateurs appelés thérapies ciblées qui agissent :
– sur le mécanisme même du cancer en bloquant les signaux entre les cellules cancéreuses. Ces médicaments privent en quelque sorte les cellules des moyens de se diviser, provoquant ainsi la mort de la cellule maligne qui est plus sensible que la cellule normale car elle se trouve en état de multiplication constante.
– Sur le blocage de la vascularisation des tumeurs. En effet, Les tumeurs cancéreuses ont la capacité de stimuler la fabrication de vaisseaux sanguins pour se nourrir. Plus une tumeur est vascularisée, plus elle se développe rapidement et génère des métastases.

Les rendez-vous

le 22 mars, un stand d’informations sera organisé dans le hall du centre hospitalier (site de Chambéry). Des médecins acteurs en cancérologie digestive du CHMS ainsi que des représentant de Doc Savoie (de 9h à 13h) et de la Ligue contre le cancer (de 13h à 17h) seront présents pour répondre aux questions concernant le dépistage, la prévention et le traitement de ce cancer

les 25 et 26 mars, visitez l’intérieur du gros intestin à l’occasion du Côlon Tour (lire l’article)aux anciens Thermes nationaux d’Aix-les-Bains, de 9h à 17h. La Ligue contre le cancer, l’association DOC Savoie ainsi que des gastro-entérologues du CHMS se mobilisent pour vous accompagner dans une visite ludique et pédagogique à l’intérieur du gros intestin (côlon) afin de vous donner une information claire sur l’évolution des lésions colorectales et sur l’intérêt de la prévention.


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