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Quinzaine du Cinéma Espagnol et Latino-Américain 2017 à Chambéry

par

Espagne, Chili, Mexique, Argentine… les Cinémas Astrée et Forum organisent la traditionnelle Quinzaine du Cinéma Espagnol et Latino-Américain…

Quinzaine du Cinéma Espagnol et Latino-Américain 2017

– du 22 mars au 4 avril 2017 –

La programmatrice Marie-Jo Vargas, au centre juste derrière l’affiche de la Quinzaine, entourée de profs d’espagnol – © Sergio Palumbo

 

Du 22 mars au 4 avril 2017, les Cinémas Astrée à Chambéry et Forum à les Hauts-de-Chambéry vous invitent à découvrir la programmation de son désormais traditionnel événement incontournable en Savoie consacré au Cinéma Espagnol et Latino-Américain. Durant quinze jours, projections d’avant-premières, de reprises ou encore d’inédit.

Cette quinzaine sera à nouveau l’occasion d’offrir au public chambérien et savoyard un panorama du cinéma hispanophone actuel (2014-2016). Comme d’habitude, pendant la quinzaine, tous les films seront projetés en V.O.s.t., la plupart d’entre eux ayant participé à des Festivals internationaux (Berlin, Cannes, Venise, Sundance, San Sebastián) et à des rencontres cinématographiques, où ils ont été sélectionnés, voire primés.

Un regard non seulement sur la production d’outre-Pyrénées mais aussi sur la diversité ethnique, territoriale, historique, sociale et culturelle de tout un continent, depuis les Caraïbes jusqu’à la Terre de Feu : découvertes, évasion, émotions garanties !   Fictions, documentaires, thrillers, comédies dramatiques, films à thématique socio-politique, historique (représentation de la dictature dans le cinéma argentin) : un programme très varié avec l’intervention de réalisateurs invités.

Renseignements, tarifs… 04 79 33 40 53 ou 04 79 72 38 71
Programme horaires et salles : ICI

 

Avant-Premières

 

 

Tarde para la ira (La colère d’un homme patient)

Réalisé par Raúl Arévalo
Avec Antonio de la Torre, Luis Callejo, Alicia Rubio…
Thriller – Durée 1h32
Goya 2017 du Meilleur film, du Meilleur second rôle masculin (Manolo Solo), du Meilleur scénario original et du Meilleur réalisateur pour un premier film

Un homme attend huit ans pour se venger d’un crime que tout le monde a oublié.

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El hombre de mil caras (L’homme aux mille visages)

Réalisé par Alberto Rodriguez
Avec Eduard Fernández, José Coronado, Marta Etura…
Durée 2h03
Goya 2017 de la Meilleure révélation masculine (Carlos Santos) et de la Meilleure adaptation
Festival San Sebastian 2016 : coquille d’argent du Meilleur acteur (Eduard Fernández)

Francisco Paesa, ex agent secret espagnol, est engagé pour résoudre une affaire de détournement d’argent risquant d’entrainer un scandale d’État. L’homme y voit l’opportunité de s’enrichir tout en se vengeant du gouvernement qui l’a trahi par le passé. Débute alors l’une des plus incroyables intrigues politiques et financières de ces dernières années : l’histoire vraie d’un homme qui a trompé tout un pays et fait tomber un gouvernement.

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Koblic

Réalisé par Sebastián Borensztein
Avec Ricardo Darín, Óscar Martínez, Inma Cuesta…
Thriller – Durée 1h32

Argentine 1977. Un ancien pilote et capitaine de la Marine argentine, Tomas Koblic s’enfuit après avoir désobéit à un ordre de l’armée soumise à la dictature. Caché dans une petite ville du sud du pays, sa présence attire l’attention du maréchal local d’une autorité abusive et sans scrupules. La conscience n’a nul endroit pour se cacher.

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Rara

Réalisé par Pepa San Martin
Durée 1h33
Prix Génération K plus à la Berlinale 2016
Mardi 28 mars à 19h au cinéma l’Astrée, présentation du film par Margot Farenc, distributrice (Outplay)

Depuis le divorce de leurs parents, Sara, 12 ans, et sa petite sœur Catalina, vivent avec leur mère avocate, Paula, et sa compagne, Lia. Le quotidien, plein de tendresse et de complicité, ressemble à celui d’autres familles. Sara semble bien vivre l’homosexualité de sa mère et le fait d’avoir “deux mamans”. Mais son père, lui, ne voit pas d’un bon œil cette vie familiale hors normes.

Rara est un film défendant la cause des familles homoparentales. Le film a été façonné d’après les témoignages d’une juge chilienne, à laquelle on avait retiré en 2002 les droits de garde de ses enfants, à cause de son homosexualité. C’est un film de femmes sur le combat des mères.


Inédits

 

 

El amparo

Réalisé par Rober Calzadilla
Durée 1h39
Prix du public Biarritz 2016
Dimanche 26 mars à 16h30 à l’Astrée, échange en fin de séance avec Rober Calzadilla, réalisateur

Le film s’inspire librement d’un évènement dramatique survenu le 20 octobre 1988 dans le petit village de El Amparo, dans l’état de El Apure, au Venezuela, à la frontière avec la Colombie : des 16 pêcheurs partis sur leur pirogue sur le fleuve Arauca, deux seulement revinrent. Les autres furent abattus par l’armée vénézuélienne qui les dénonça comme guérilleros armés pour perpétrer un attentat contre une raffinerie. Les deux survivants furent l’objet de pressions et menaces de la part d’émissaires gouvernementaux afin qu’ils avouent leur appartenance à la guérilla. Le film montre le combat pour la vérité et la dignité mené par les deux pêcheurs, leur famille et le village.

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Quilapayún, más allá de la canción

Réalisé par Jorge Leiva
Documentaire – Durée 1h15
Vendredi 24 mars à 20h30 à l’Astrée, puis échange en fin de séance avec Paula Talloni, productrice

Quilapayún. Un groupe de musiciens engagés, au-delà de la chanson. Une référence qui résume depuis près d’un demi-siècle une époque : celle de l’Unité Populaire qui porta à la Présidence du Chili, en 1970 et par les urnes, Salvador Allende et son désir de démocratie. Un aller et retour en images, paroles et musiques entre leur militance d’hier et leur vie d’aujourd’hui, marquée par l’exil en France où ils étaient en tournée au moment du coup d’état.

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Magallanes

Réalisé par Salvador del Solar
Avec Damian Alcazar, Magaly Solier, Federico Luppi…
Drame – Durée 1h45
Goya 2016 du Meilleur film hispano-américain

Un jour, la vie anodine de Magallanes est bouleversée lorsque Celina, rencontrée pendant ses années de soldat dans l’armée péruvienne, monte dans son taxi à Lima. Cette rencontre inespérée éveille les liens d’un passé obscur et commun qui poussera Magallanes dans une affaire risquée pour aider Celina à gagner de l’argent et ainsi gagner sa propre rédemption.

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X-quinientos

Réalisé par Juan Andrés Arango.
Durée 1h41

X500 est un petit village du Yucatán (Mexique) qui se situerait au centre du continent américain ; à partir de ce là, le réalisateur construit son récit du Québec jusqu’à la Colombie en passant par le Mexique, à travers trois portraits de jeunes.

Le film accompagne la vie de ces adolescents confrontés à la mort d’un proche dans différentes villes des Amériques. Trois migrants qui entreprennent une métamorphose physique drastique déclenchée par leur long processus de deuil et la violence urbaine.

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El destierro (L’exil)

Réalisé par Arturo Ruiz Serrano
Avec Joan-Carles Suau, Éric Francés, Monika Kowalska.
Durée 1h28

En Espagne, pendant la Guerre Civile, deux soldats nationalistes occupent un poste avancé dans les montagnes enneigées. L’équilibre précaire de leur relation est menacé par l’arrivée d’une jeune polonaise blessée, engagée dans les Brigades Internationales ; ils vont la cacher et la soigner.

Un huis-clos cocasse et tragique aux implications sentimentales inattendues.

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Alas de Mar

Réalisé par Hans Mulchi
Documentaire – Durée 1h19

C’est l’histoire de deux femmes qui ont vécu la culture Kawésqar au bout du monde. Celina Llan Llan raconte l’expérience de sa vie, le voyage avec sa mère Rosa Catalán jusqu’à l’endroit où a été inhumée sa grand-mère. C’est un voyage de plusieurs jours de deux âmes opprimées qui ont abandonné leurs foyers et s’établir à Punta Arenas, sur le détroit de Magellan. Celina défend à présent sa culture, les sites ancestraux des Kawésqar, protège l’environnement et fait que les restes de membres de son groupe ethnique, déportés de par le monde, retournent à leur terre d’origine.

 


Reprises

 

 

Afectados (rester debout), Affiche

Afectados (Rester debout)

La Granja del Pas
Réalisé par Silvia Munt
Documentaire – Durée 1h22
– Samedi 25 mars à 17h au Forum cinémas à les Hauts-de-Chambéry, présentation du film par Marie-Jo Vargas, programmatrice
– Lundi 27 mars à 20h30 au Forum cinémas à les Hauts-de-Chambéry, échange avec Attac Savoie

Frappée de plein fouet par la crise économique de 2008, l’Espagne a vu son taux de chômage frôler les 27% en 2012. Des centaines de milliers de personnes se sont alors retrouvées dans l’incapacité de rembourser leur crédit immobilier puis expulsées de leur logement, tout en restant endettées auprès de leur banque. A Barcelone, un collectif citoyen, apolitique et spontané, s’est mis en place pour proposer son aide à ces victimes de prêts toxiques, des hommes et des femmes de tous âges et de tous horizons qui n’auraient jamais pensé qu’ils pourraient un jour se retrouver sans emploi et sans toit. Et qui n’auraient peut-être jamais osé demander de l’aide, meurtris par la honte et l’incompréhension. A travers l’entraide et la solidarité, ils vont reprendre espoir et voir le monde qui les entoure sous un nouveau jour.

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El olivo (L’olivier)

Réalisé par Icíar Bollaín
Avec Anna Castillo, Javier Gutiérrez, Pep Ambrós…
Durée 1h39 – 2016
Goya 2017 de la Meilleure révélation féminine (Anna Castillo)

Alma, jeune femme engagée, reprend l’exploitation agricole de son grand père. Ce dernier a été contraint de vendre son olivier millénaire à une multinationale et ne s’en est jamais remis. Alma décide de renverser l’ordre établi et remonte la piste de cet arbre unique, dernier ancrage dans ses terres familiales. Ce voyage rocambolesque l’amène au coeur d’un combat de David contre Goliath.

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Zona franca

Réalisé par Georgi Lazarevski
Documentaire – Durée 1h40

En Patagonie, au cœur de la province chilienne du détroit de Magellan, un chercheur d’or, un chauffeur routier et une jeune vigile croisent la route de touristes en quête de bouts du monde. Entre débris de l’Histoire, paysage grandioses et centres commerciaux, ils révèlent ce qui n’apparaît pas sur les prospectus des tour-operators : une violence profondément enracinée dans cette terre, et qui surgit en pleine lumière lorsqu’une grève paralyse la région.

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Soy Nero

Réalisé par Rafi Pitts
Avec Johnny Ortiz, Rory Cochrane, Aml Ameen…
Drame – Durée 1h58
Prix Jean Renoir des lycéens

Nero a 19 ans, il a grandi aux États-Unis puis s’est fait déporter au Mexique. Etranger dans le pays de ses parents, il est décidé à repasser la frontière coûte que coûte. Il parvient enfin à retrouver son frère, Jesus, qui vit à Los Angeles. Pour échapper à la vie de misère à laquelle le condamne sa condition de clandestin, sa dernière chance pour devenir américain est de s’engager dans l’armée. Nero rejoint le front des green card soldiers.

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Viva

Réalisé par Paddy Breathnach
Avec Jorge Perugorria, Luis Alberto Garcia, Héctor Medina…
Drame – Durée 1h40

A Cuba, un jeune homme qui coiffe les perruques d’artistes travestis, rêve de chanter dans leur cabaret. Mais son père, qui sort de prison, a d’autres rêves pour lui…

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La Luz Incidente (Un homme charmant)

Réalisé par Ariel Rotter
Avec Erica Rivas, Marcelo Subiotto, Susana Pampin…
Durée 1h34

Quelques semaines après l’accident qui a coûté la vie à son frère et à son mari, Luisa revient peu à peu à la réalité. Un soir, elle fait la connaissance d’Ernesto, qui tombe aussitôt amoureux d’elle. Soucieuse d’offrir un cadre de vie sécurisant à ses deux petites filles, mais encore en plein deuil, Luisa ne sait comment gérer les avances de cet homme à la fois troublant et séduisant. Mais Ernesto est un homme pressé. Il est prêt à s’engager. Il parle déjà d’avenir. D’abord prévenant, il devient vite insistant, envahissant, étouffant. Dans le Buenos Aires des années 60, il n’est pas facile pour une femme de prendre le temps d’aimer à nouveau.

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La historia oficial (L’histoire officielle)

Réalisé par Luis Puenzo
Avec Norma Aleandro, Héctor Alterio, Hugo Arana…
Drame – Durée 1h52
Oscar du Meilleur film étranger 1986
Golden globe du Meilleur film en langue étrangère 1986
Cannes 1985 : Prix d’interprétation féminine (Norma Aleandro) et Prix du Jury œcuménique
Mercredi 22 mars à 20h30 à l’Astrée à Chambéry, présentation par Martin Lombardo, Maître de conférence

1983 – Alicia, professeur d’histoire dans un lycée de Buenos Aires, mène une vie tranquille et bourgeoise avec son mari et la petite Gaby qu’ils ont adoptée. Dans sa vie professionnelle comme dans sa vie privée, elle a toujours accepté “la version officielle” jusqu’au jour où le régime s’effondre. L’énorme mensonge se fissure, et Alicia se met à suspecter que Gaby pourrait être la fille d’un “disparu”. Débute alors un inexorable voyage à la recherche de la vérité, une quête dans laquelle Alicia pourrait bien tout perdre.


… et toujours à l’affiche…

 

 

El ciudadano ilustre (Citoyen d’honneur)

Réalisé par Mariano Cohn et Gastón Duprat
Avec Oscar Martinez, Dady Brieva, Andrea Frigerio…
Comédie – Durée 1h57
Goya 2017 du Meilleur film étranger en langue espagnole
Mostra de Venise 2016 : Coupe Volpi de la Meilleure interprétation masculine (Oscar Martinez)

Daniel Mantovani, lauréat du Prix Nobel de littérature, vit en Europe depuis plus de 30 ans. Alors qu’il refuse les sollicitations dont il est l’objet, il accepte l’invitation de sa ville natale qui souhaite le faire citoyen d’honneur. Mais est-ce une bonne idée de revenir à Salas dont les habitants sont devenus à leur insu les personnages de ses romans ?


La critique de Thomas Namer

Ce magnifique film argentin, multiprimé, servi par un scénario intelligent et tiré au cordeau, brillamment réalisé et interprété, nous transporte à Salas, une petite ville perdue au milieu de la Pampa. A l’instar du Macondo, village mythique dans Cent Ans de Solitude, roman magistral de Garcia Marquez (prix Nobel de littérature colombien), les frères Duprat et Mariano Cohn à la plume et mise en scène, nous sidèrent avec l’histoire Kafkaïenne d’un écrivain argentin nobélisé, qui après quarante ans d’exil retourne à Salas son intrigante ville natale, source d’inspiration de son œuvre.

Dès lors, fiction et réalité s’entrelacent comme jamais, du début à la fin de ce long métrage émaillé de suspense, où les passions, jalousies, rancœurs et violence seront exhumés à l’arrivée de cet enfant du pays qui a réussi en s’expatriant. Tantôt traité en héros ou messie, l’artiste fantasmé deviendra vite le bouc émissaire de toutes les frustrations de ses compatriotes.

Mais au fond, Salas n’existe-t-elle vraiment pas dans la réalité ? Daniel Mantovani, le romancier dans le film, est-il réellement un personnage fictionnel ? Il faudra attendre les dernières minutes de l’histoire pour le savoir…

A voir sans faute !


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