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Les salopes de l’Histoire

“Les salopes de l’Histoire”

par

Cléopâtre, Messaline, Marguerite, Jeanne, Catherine, Joséphine, Thérésia, Mata Hari, n’étaient pas des femmes comme il faut. Toutes, à leur époque, ont été traitées de salopes…

“Les salopes de l’Histoire”

 

D’Agnès Grossmann
Aux Editions Acropole

Les salopes de l’HistoireL’Histoire est jalonnée de femmes libres qui ont toutes marqué durablement leur époque. Ce livre propose de raconter ces destins hors norme, souvent scandaleux, toujours passionnants de quelques grandes figures féminines nichées dans les replis de l’Histoire.

Les femmes qui font semblant d’être des femmes comme il faut, et il y en a beaucoup, savent que dès que l’on fait tomber le masque pour se montrer sexy et jouisseuse, on prend le risque de se faire traiter de salope. Encore aujourd’hui, même si c’est dit avec l’œil égrillard et rigolard, c’est dit ! La liberté sexuelle féminine reste une effronterie. Les femmes qui osent afficher leur désir et leur plaisir font figure d’insolentes.

Cléopâtre, Messaline, Marguerite, Jeanne, Catherine, Joséphine, Thérésia, Mata Hari, n’étaient pas des femmes comme il faut. Toutes, à leur époque, ont été traitées de salopes, voire de putains. Elles s’en fichaient complètement. Aucune ne se souciaient du qu’en dira-t-on. Leur liberté d’esprit précédait celle de leur corps. A une époque où l’église et les convenances leur dictaient une sexualité corsetée, dédiée à la reproduction, elles ont fait voler tous ces diktats en éclat. Elles ont joui sans entraves, multipliant les amants. Sans culpabilité. Cette liberté sexuelle leur a donné beaucoup de plaisir mais aussi de l’énergie à revendre et une grande force qui les a aidées à s’accomplir dans des destins souvent complexes. Elles se sont frayé un chemin dans les plus hautes sphères de la société où elles ont été, suivant leur tempérament, admirées, respectées, craintes ou haïes. Contrairement à toutes celles, encore nombreuses, qui vivent une sexualité atrophiée, elles ne se morfondaient pas en attendant le grand amour. Elles étaient en pleine possession de leur moyen. Elles savaient susciter le désir et le sexe était un moyen de jouissance et de réjouissance qui les régénérait.

Même quand leur corps a été abîmé par l’âge, elles ont continué à séduire et avoir une vie sexuelle, elles n’ont jamais renoncé à l’amour physique et au plaisir. Jamais elles n’ont abdiqué sous les regards réprobateurs des hommes ou parfois même, des autres femmes. On les a traitées de salopes, c’était le prix à payer pour leur liberté. Elles l’ont payé de bon cœur. Cléopâtre, Messaline, Marguerite, Jeanne, Catherine, Joséphine, Thérésia, Mata Hari, n’étaient pas des femmes convenables. Des salopes ? Non, de vraies femmes ! Audacieuses et puissantes.

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L’Auteure

Agnès Grossmann est journaliste, elle écrit des documentaires pour la télévision. Elle a signé plus de 20 portraits de personnages célèbres pour diverses émissions ainsi que des portraits de tueurs en série pour l’émission de France 2 “Faites entrer l’accusé”. Elle est également l’auteur d’Annie Girardot, le tourbillon de la vie et de L’enfance des criminels deux ouvrages parus chez Hors Collection.


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