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AREV, rencontre avec Michel Dantin

Savoyards et Piémontais : même combat pour la viticulture en forte pente

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Dans certaines zones, la viticulture est synonyme de qualité, d’esthétique paysagère, de diversité biologique et de culture durable. L’exploitation en coteaux en forte pente ainsi qu’en terrasses représente un surcroît de travail manuel et des surcoûts élevés…

Savoyards et Piémontais : même combat pour la viticulture en forte pente

 

AREV, rencontre avec Michel DantinEn marge d’une réunion de travail qui s’est tenue les 12 et 13 juin 2015, à l’invitation du Président Michel Quenard, à la Maison des Vins de Savoie d’Apremont, les nouveaux dirigeants piémontais de l’Assemblée des Régions Européennes Viticoles (AREV) ont réaffirmé leur volonté de défendre et promouvoir la cause de la viticulture en forte pente, très importante pour de nombreux vignobles européens, dont les vignobles savoyards et piémontais, qui partagent déjà des projets de coopération (VIN’ALP).

Rendez-vous avait été également pris, en la mairie de Chambéry, avec le Député européen Michel Dantin, membre de la commission agriculture du Parlement, et Michel Quenard pour se concerter sur la stratégie et le calendrier à adopter en vue de la présentation d’un dossier pour prise en compte lors de la prochaine révision de la PAC. L’Assesseur à l’Agriculture du Piémont, Giorgio Ferrero, en représentation du Président du Piémont et de l’AREV, Sergio Chiamparino, accompagné du Président du collège professionnel de l’AREV, le Luxembourgeois Aly Leonardy, du Président de la commission “Viticulture en forte pente” de l’AREV, Ettore Ponzo, du Secrétaire Général, Floriano Luciano, et de son adjoint, Dominique Janin, ont réaffirmé à cette occasion leur souhait de faire reconnaître un statut spécial dans la réglementation européenne.

Dans ces zones, la viticulture est synonyme de qualité, d’esthétique paysagère, de diversité biologique et de culture durable. Elle est principalement supportée par des exploitations familiales, souvent en petites, voire très petites structures. Mais l’exploitation en coteaux en forte pente ainsi qu’en terrasses représente un surcroît de travail manuel et des surcoûts élevés de tous ordres par rapport à la viticulture de plaine : d’où la nécessité impérieuse de soutenir ce type de viticulture irremplaçable dans ses multiples fonctions, socio-économique (maintien de l’activité et de l’emploi, valorisation des territoires), paysagère (attractivité touristique, œnotourisme), environnementale (préservation des sols, gestion hydraulique) et sans alternative de production pour les zones considérées. Face au souci de simplification réglementaire souhaitée au niveau de la commission européenne quant aux signes de qualité : IGP et AOP, les responsables viticoles ont affirmé la nécessité de préserver les exigences qui ont été mises en place pour les vins, telles que l’interdiction d’avoir des vins provenant de secteurs hors délimitation, à l’instar de ce qui se fait pour les autres produits. Une grande vigilance est nécessaire sur ce sujet afin que le vin conserve ses caractéristiques de terroir essentielles au développement de la filière.

Michel Dantin, très attentif aux arguments avancés, s’est dit engagé à la défense d’une politique de qualité au niveau communautaire. Plus localement, il est très favorable au développement de l’œnotourisme à travers les programmes de coopération à l’étude avec le Conseil Départemental entre les vignobles de Savoie et ceux du Piémont en Italie.


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