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Simulation de l’évolution des deux trous noirs, juste avant leur fusion, et des ondes gravitationnelles qu’ils produisent - © Max Planck Institute for Gravitational Physics

Une première scientifique avec l’aide des Pays de Savoie

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En s’engageant depuis plus de 20 ans dans la réalisation de Virgo puis d’Advanced Virgo, la France s’est placée en première ligne pour la recherche des ondes gravitationnelles. Les Pays de Savoie ont participé pleinement…

Einstein l’avait prédit, les chercheurs du LAPP ont contribué à le démontrer !

 

Simulation de l’évolution des deux trous noirs, juste avant leur fusion, et des ondes gravitationnelles qu’ils produisent - © Max Planck Institute for Gravitational Physics

Simulation de l’évolution des deux trous noirs, juste avant leur fusion, et des ondes gravitationnelles qu’ils produisent – © Max Planck Institute for Gravitational Physics

Pour la première fois, des scientifiques ont observé des ondulations de l’espace-temps, appelées ondes gravitationnelles, produites par un événement cataclysmique (la fusion de deux trous noirs) dans l’Univers lointain atteignant la Terre après un long voyage. Cette découverte confirme une prédiction majeure de la théorie de la relativité générale énoncée par Albert Einstein en 1915.

Détecter un phénomène aussi insaisissable que les ondes gravitationnelles aura demandé plus de 50 ans d’efforts de par le monde dans la conception de détecteurs de plus en plus sensibles. Aujourd’hui, par cette première détection directe, les collaborations LIGO et Virgo ouvrent une nouvelle ère pour l’astronomie : les ondes gravitationnelles sont un nouveau messager du cosmos, et le seul qu’émettent certains objets astrophysiques, comme les trous noirs.

Le Laboratoire de Physique des Particules d’Annecy-le-Vieux (LAPP) a participé à cette découverte à travers son implication dans l’expérience Virgo à laquelle il contribue significativement depuis de nombreuses années. Ses contributions portent sur le développement et la mise en œuvre du détecteur, de Virgo dans sa configuration initiale à la version améliorée Advanced Virgo, ainsi que son exploitation et l’analyse des données collectées par LIGO et Virgo, à la recherche de signaux émis par des sources d’ondes gravitationnelles.

De gauche à droite : les deux détecteurs LIGO (à Hanford et Livingston, États-Unis) et le détecteur Virgo (Cascina, Italie) - © LIGO Laboratory (deux premières photos) et Virgo / Nicola Baldocchi 2015

De gauche à droite : les deux détecteurs LIGO (à Hanford et Livingston, États-Unis) et le détecteur Virgo (Cascina, Italie) – © LIGO Laboratory (deux premières photos) et Virgo / Nicola Baldocchi 2015

Le LAPP, un laboratoire de renommée internationale implanté sur le territoire Savoie Mont Blanc

Créé en 1976, le LAPP est l’un des 19 laboratoires de l’Institut de Physique Nucléaire et de Physique des Particules (IN2P3), institut du CNRS qui coordonne les programmes dans ces domaines pour le compte du CNRS et des universités, en partenariat avec le CEA.

Près de 140 chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs, étudiants et visiteurs étrangers y travaillent. Les travaux menés au LAPP ont pour but l’étude de la physique des particules élémentaires et de leurs interactions fondamentales, ainsi que l’exploration des connexions entre l’infiniment petit et l’infiniment grand.

À l’automne 2015, une nouvelle équipe s’est installée à la direction du laboratoire. En février, les ondes gravitationnelles sont détectées pour la 1ère fois. 2016, l’année des 40 ans du laboratoire sera sans nul doute une année riche. À suivre…


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