.
.
  • .
    Ecole :
    + Histoires et légendes
    Ecole
    .
    • Sergio Palumbo | dernière mise à jour : 11/11/2006
    .
    Les Maîtres de forges
    Mise en ligne : Sergio Palumbo, 123 Savoie

    Avec le concours de Marilyne Falquet et André Armand
    Une acquarelle de la maison des Maîtres de forges
    Une acquarelle de la maison des Maîtres de forges

    Quand l'histoire se forge des maîtres en Bauges !…

    "Originaire de Picardie, la famille d'Alfred Bellettre achète la maison des maîtres de forges à Ecole en Bauges en 1963. Après toute une série de travaux importants, " cette ancienne clouterie a retrouvé au sein de la communauté villageoise une nouvelle jeunesse, une âme ! " Ce bâtiment avec son toit en bâtière et son beau portail en ferronnerie, avec ces deux pilastres du 17ème, frappe l'oeil du visiteur qui n'aspire qu'à une chose, " oser entrer et découvrir cette petite merveille ! "

    Parmi les nombreux ouvrages parus ces dernières années sur l'histoire des Baujus, entre lacs et Isère, et la nouvelle entité du Parc Naturel Régional du Massif des Bauges, figure celui de Jacques Chaize, " Les maîtres de forges en Bauges ". " Il a le mérite de traiter avec beaucoup de précisions de l'univers oublié de l'épopée préindustrielle, de la métallurgie à travers les maîtres de forges ". Près de l'âtre, où crépitent les bûches, Jean François Bellettre, diplômé en H.E.C, (Hautes-Etudes Commerciales), a été directeur administrateur financier dans plusieurs sociétés de textiles. Il raconte avec ses mots, l'histoire de sa maison, de sa famille avec une certaine fierté et modestie !....

    " Tout commence en 1654 par l'arrivée d'un piémontais, Louis Turinaz, natif de Giaveno, de la vallée de Suze " ! Il implante dans le vallon de Bellevaux, une fabrique de fer. Cette industrie, qu'il dirige pendant 22 ans métamorphose la vie économique de la population. Il exploite aussi la rivière du Chéran. Il obtient le droit de couper le bois pour le charbon dans les forêts des versants opposés à la montagne qui courent au nord et à l'est du monastère. Il établit un haut fourneau, un martinet, une martinette près de l'église d'Ecole et du monastère. Louis Turinaz s'installe au " Carlet ", tandis que son bureau d'embauche demeure au monastère. Son minerai provient de Saint Georges d'Hurtières, il était acheminé en chariot jusqu'au bac de Pau à St-Pierre-d'Albigny et monté à dos de mulet par les lacets du col du Frêne ! Au Chatelard, à la Motte et à Lescheraines sont créées les premières clouteries. Notre industriel épouse Suzanne Pochat. A défaut d'une progéniture, le couple porte leur attention sur leurs neveux et nièces. A la mort de Louis Turinaz, sa veuve reprend la direction des fabriques. Devant les difficultés de la gestion, son neveu Sébastien Turinaz, fils d'Antoine Turinaz, redresse la situation pendant I5 ans. Aucun de ses dix enfants ne reprendra la succession. Le phénomène de la progression du déboisement expliquera la vente des usines. Le 17 mai 1692, Jean Geny, bourgeois de Montmélian, rachète les usines de Sébastien Turinaz qu'il exploita pendant 15 ans. En 1707, il revend à Jean Revil, toute l'exploitation. Un an plus tard Jean Revil signait un contrat d'association avec Philibert Rosset, natif de Conflans, à Albertville. Coup de théâtre, puisque trois semaines après avoir fait une promesse de vente devant notaire, Jean Revil conclut un contrat de vente et cession sans rien se réserver ! Philibert Rosset reste le seul propriétaire. Au bord de la liquidation judiciaire, il vend aux moines de Bellevaux, l'exploitation.

    Ecole en Bauges
    La maison des Maîtres de forges
    La maison des Maîtres de forges
    Salon de la maison des Maîtres de forges
    Salon de la maison des Maîtres de forges
    Portail avec sa ferronerie et  le portail du XVIIème siècle
    Portail avec sa ferronerie et le portail du XVIIème siècle
    Atelier de clouterie
    Atelier de clouterie
    Les outils de l'ateliers
    Les outils de l'ateliers

    En 1866, disparaissent malheureusement mûletiers et haut -fourneaux. Après la période révolutionnaire, en 1796, une décision accorde l'établissement de métallurgie de Bellevaux à Gaspard Ferroud Plattet, un fin connaisseur de l'industrie du fer et de la mentalité des ouvriers. Celui-ci meurt en 1819 très fortuné. Son fils Joseph Marie Ferroud Plattet, succède à son père à l'âge de 19 ans et meurt en 1829 âgé de 29 ans. Sa mère Josephine Pollingue, de Chambéry, reprend la direction des fabriques, hélas vouées à l'échec ! Elle se remarie avec un banquier, Antoine Anthonioz, reprend les rênes. Au décès de Joséphine, sa mère hérite du domaine, qui reste à l'abandon durant 20 ans. Les frères Anthonioz la conduisent au tribunal pour abandon de biens de déshérence. Le jugement leur est favorable et la maison sera divisée en plusieurs lots avec les 22 hectares. Cette dernière est partagée en deux lots : " le couloir central avec ses deux grandes portes occupe la partie haute et la partie basse reliées par un vestibule. En 1860, Antoine Anthonioz loue la partie haute à Joseph Loye, originaire de Jougne dans le Jura. Il sera le grand rénovateur par l'aménagement d'un martinet. Il trouve un système d'utilisation d'un trompe chauffoir. Il s'évertue à trouver une clientèle nouvelle à la clouterie. Il diversifie ses produits dans les outils de l'agriculture. Antoine Anthonioz lui établit un bail pour les forges de Bellevaux.

    Joseph Loye rachète la maison des Ferroud Plattet et fabrique le portail, et la porte en fer forgé, impose ses initiales. En octobre I855, il fait peindre son portrait et celui de sa femme. Ces deux portraits très attachants se trouvent encore actuellement au dessus de la cheminée. Le couple avait trois enfants, Léon qui épouse Ernestine Cubitte, Auguste, Pauline. Léon abandonne la métallurgie, la forge, se lance lui aussi dans le commerce de la clouterie. Il créé la fruitière d'Ecole. Auguste reste célibataire, tandis que Pauline épouse un commerçant et habite à St-Pierre-d'Albigny. Léon et Auguste décèdent en 1913-1914. La clouterie continue par un des fils de Léon Loye. Sa fille Octavie épouse le Sieur Therme du Châtelard. Le couple donnera naissance à trois enfants. Deux disparaissent à la guerre de 1914-1918 et le troisième Paul Therme devient propriétaire de la maison. C'est lui qui vendra la maison à Alfred Bellettre. En matière de réussite sociale où professionnelle ne dit-on pas qu'il faut battre le fer pendant qu'il est chaud ?

    P
    etite saga de famille

    L'histoire de la famille Bellettre débute avec Alfred Bellettre dont l'activité professionnelle en tant que directeur de société de fabrication et importations d'articles de sport était basée en banlieue parisienne. Il rencontre à Paris, Andrée Treppier. Celle ci a été élevée jusqu'à l'âge de I6 ans par ses grands parents dans une maison d'Aillon et d'Ecole en Bauges. Il l'épouse en 1942. Elle devient héritière de la première maison familiale. C'est là qu'ils passent pratiquement toutes leurs vacances. En 1963, Andrée et Alfred Bellettre apprennent la mise en vente de " la maison des maîtres de forges " et décident de son acquisition. Avec ténacité, démarre la restauration de cette imposante maison en lui donnant toutes les commodités. Sur le ton de la confidentialité, Jean François Bellettre avoue : " Ici tout est beau dans Bauges, aménagée en résidence secondaire d'été, cette maison est vitale, pour l'investissement, les souvenirs et une vie de famille ! " Son père avait un groupe d'amis liés au scoutisme, il gardera du reste une fidèle amitié avec les gens du scoutisme. La maison accueillera les fêtes de famille, mariages, baptêmes.... Avec beaucoup d'interrogation sur l'avenir, il ajoute : " mon devoir est de conserver cet héritage de deux générations, comment va faire la troisième ? " Ici à Ecole, avec la population, on se connaît tous par ma mère, on est tous plus ou moins cousins à un certain degré ". Jean François revoit des amis de son enfance. Ses vraies racines ne sont pas à Paris mais dans ce terroir des Baujus ! Il a réussi à créer sa campagne à la capitale en ramenant des plantes de Savoie. Il aime que sa maison soit belle de l'extérieur, c'est une politesse vis à vis des passants.

    " Aujourd'hui comme hier, des Bauges à la Savoie à l'image des maîtres de forges et des colporteurs ce ne sont jamais les mêmes hommes qui partent et qui reviennent ! "......

    Les Maîtres de forges
    Les Maîtres de forges
    Les Maîtres de forges

    .
    Ecole :

  • .
    La Dent du Chat La Dent du Chat

    La Dent du Chat (1390 m) est une montagne située sur la rive Ouest du lac du Bourget. Au Nord de cette montagne se trouve le col du chat que les voyageurs devaient emprunter pour passer d'une vallée à l'autre.

    .
    .
  • .
    Armoiries d'Albertville Armoiries d'Albertville

    Les armoiries de Conflans sont celles de Savoie avec un signe distinctif. Pour Chambéry, on ajouta une étoile ; ici une tour. Cela rappelle que Conflans, pendant plusieurs siècles, fut une châtellenie de la Maison de Savoie

    .
    .
  • .
    Rhône-Alpes : Les vestiges de l'histoire Rhône-Alpes : Les vestiges de l'histoire

    Sites préhistoriques et gallo-romains, monastères romans, façades gothiques, églises baroques... Les trésors patrimoniaux en Rhône-Alpes se révèlent d'une grande diversité d'expressions et d'influences......

    .
    .
  • .
    Place St-Léger Place St-Léger

    Chaque ville a une histoire et chaque rue a la sienne. Celle que nous vous invitons à découvrir aujourd'hui, est celle d'une place nommée St-Léger à Chambéry......

    .
    .
  • .
    La renaissance de la barque de savoie La renaissance de la barque de savoie

    Une nouvelle vie pour la barque de la Savoie, un grand voilier. C'est l'association « Mémoire du Léman » qui a reconstruit la barque de Savoie en 1997 sur le port de Thonon. La Savoie flotte sur le lac Léman depuis le 11 juin 2000. Elle est reconnaissable à ses mâts vert et blanc...

    .
    .

  • .
    Valais, les reines aux combats Valais, les reines aux combats

    Le Valais possède une race bovine unique au monde : la race d'Hérens. Cette vache robuste a la particularité de combattre pour établir une hiérarchie dans le troupeau. Ces combats se déroulent de manière naturelle......

    .
    .
  • .
    Les pompiers d'Aussois Les pompiers d'Aussois

    L'histoire des pompiers d'Aussois débute le 6 mai 1860, quand le Duché de Savoie et le Comté de Nice furent rattachés à la France, Aujourd'hui encore, la compagnie des pompiers d'Aussois défile à l'occasion de dates importantes ou religieuses comme le 15 août ou encore pour les cérémonies officielles......

    .
    .
  • .
    L'Avant-Pays Savoyard et la France L'Avant-Pays Savoyard et la France

    Toute la Savoie célèbre en 2010 le 150ème anniversaire de son rattachement à la France. C’est dans l’Avant-Pays Savoyard que se trouvait la fameuse frontière......

    .
    .
  • .
    Le 14 juin 1860, la Savoie devint française Le 14 juin 1860, la Savoie devint française

    Du mois d’août 1859 au mois de janvier 1860, la Savoie fut parcourue par l'incertitude de son avenir. Mais le 14 juin 1860, la France put en prendre officiellement possession......

    .
    .
  • .
    Le 17 mars 1861, l'Italie est unifiée Le 17 mars 1861, l'Italie est unifiée

    Après l'anniversaire en 2010 du rattachement de la Savoie à la France, ce 17 mars 2011, l'Italie fête le 150ème anniversaire de son unification.......

    .
    .

  • A découvrir :
    Histoires & légendes

    Chaque Pays de Savoie a des histoires et des légendes à raconter.

    .

    1814, les autrichiens

    Après les échecs français de la campagne de Russie en 1812 et de la campagne d'Allemagne en 1813, les coalisés entrent à Paris le 31 mars 1814...

    .

    Histoire du Beaufortain

    Dès le Moyen Age, les habitants du Beaufortain vivent de l‘agriculture. La vie s’organise chaque saison autour du bétail et de la pratique de la "Remue". Dès que la neige commence à fondre les animaux retrouvent les alpages et sont montés en altitude en suivant le rythme de la pousse de l’herbe......

    .

    60 ans de classes de neige

    C’est du 9 au 30 mars 1950 que les classes de neige furent inventées. Une première française que l’on doit à des enseignants aux idées "révolutionnaires" pour l’époque. La station de Praz-sur-Arly fut la première......

    .

    Dates marquantes de l'histoire de la Savoie

    Découvrez l'histoire de la Savoie, de ses hommes, de ses villages, de ses églises, de ses coutumes au travers de dates marquantes...

    .

    1815, les personnages du Congrès de Vienne

    Vous retrouverez dans cette présentation, quelques portraits de grands hommes d'états qui ont participé au Traité de Vienne...

    .

    .

  • 1848, la bataille des Cinq jours de Milan

    L’insurrection débuta le 18 mars 1848 contre l'occupation autrichienne, Milan étant alors la capitale du royaume lombard-vénitien créé par l'Autriche à l'issue du congrès de Vienne de 1815. A Milan, la garnison autrichienne sera nombreuse, puissamment armée et commandée par Joseph Radetzky......

    .
    .
  • 1859, l’Italie

    Le 21 Juillet 1858, une entrevue secrète à Plombières fut organisée entre l'Empereur Napoléon III et Cavour. Elle eut pour objet de ‘l'état de l'Italie’, et un accord secret fut conclu entre les deux hommes......

    .
    .
  • Les autrichiens en Piémont

    Le 29 avril 1859 l’armée autrichienne de Ferencz Gyulai franchit le fleuve qui sépare le Piémont de la Lombardie et envahit le territoire piémontais. L’armée piémontaise ne s’y opposera pas, se trouvant plus au sud......

    .
    .
  • Giuseppe Garibaldi

    Né le 4 Juillet 1807 à Nice, Giuseppe Garibaldi est le personnage incontournable de l'unification de la péninsule italienne. Il a personnellement conduit et combattu dans un grand nombre de campagnes militaires qui ont permis la constitution de l'Italie unifiée......

    .
    .
  • 1848, le Risorgimento

    Le Risorgimento, que l'on pourrait traduite par "Résurrection" en français, fut une période de l’histoire d’Italie au terme de laquelle les rois de la Maison de Savoie unifièrent la péninsule italienne. Elle fut présidée par Cesaro Balbo, Massimo d'Azeglio et Camillo Cavour......

    .
    .
  • 1849, la bataille de Novare

    Cette bataille, qui s’est déroulée lors de la première guerre d'indépendance italienne, le 23 mars 1849 à Novare, mettra fin à cette guerre......

    .
    .
  • 1848, la bataille de Custoza

    Cette bataille s’est déroulée lors de la première guerre d'indépendance italienne, du 23 au 25 juillet 1848 à Custoza, près de Vérone......

    .
    .
  • 1848, la bataille de Goito

    Cette bataille s’est déroulée lors de la première guerre d'indépendance italienne, le 30 mai 1848 à Goito, près de Mantoue......

    .
    .

.
.