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Benoît Leborgne, Comte de Boigne

Benoît Leborgne, Comte de Boigne

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Après avoir fait fortune aux Indes, Benoît Leborgne revient s’installer à Chambéry où il fait preuve d’une grande générosité. Il développe des fondations pour aider les démunis et finance la construction de monuments pour embellir la ville…

Benoît Leborgne, Comte de Boigne

Benoît Leborgne, Comte de Boigne
Benoît Leborgne, Comte de Boigne - © Sergio Palumbo - 123 Savoie

♦ 1751 : naissance de Benoit Leborgne à Chambéry.
♦ 1768 : à 17 ans, il quitte sa famille pour aller servir dans un régiment irlandais au service du roi de France (Ile Maurice, Russie, Chio).
♦ 1778 : à 27 ans, parti d’Egypte, il arrive enfin aux Indes.
♦ 1784 : il rencontre Sindhia prince des Marathes, avant de passer à son service. Pendant une dizaine d’années, il va lui réorganiser son armée, éliminer ses concurrents et réduire la puissance de l’Empereur (Le Grand Moghol).
♦ 1788 : premier mariage avec une indienne de grande distinction, qui lui donne une fille, morte en 1801 et un fils Charles.
♦ 1794 : mort brutale de Sindhia au sommet de sa puissance. De Boigne reste fidèle au successeur, Daulat Rao.
♦ 1795 : déçu, inquiet, il se retire à Agra (Indes du nord) où il est le maître incontesté et admiré pour ses talents militaires et d’administrateur civil.

♦ 1797 : à 46 ans, très malade, laissant les anglais maîtres de s’emparer progressivement de toute la péninsule indienne, il rentre en Angleterre avec femme et enfants.
♦ 1798 : à 47 ans, il se marie avec Adèle d’Osmond née en 1781. Un mariage qui ne durera pas.

1802, Retour à Chambéry

♦ 1802 : à 51 ans il arrive enfin à Chambéry. En septembre, il achète le château de Buisson Rond, dont généreusement, il indemnise les anciens propriétaires. Il mène alors une vie calme, familiale, d’homme de bien, attentif aux autres et prodigieusement généreux. Il développera jusqu’à sa mort une suite considérable de dons et de fondations destinés à réduire les misères et la pauvreté à Chambéry : l’Hôtel Dieu (hôpital), la maison Saint Benoit, l’hospice Sainte Hélène, un asile pour les aliénés, un dépôt de mendicité de 100 lits, sans oublier les sapeurs-pompiers, l’église des Capucins, le collège des Jésuites (aujourd’hui Vaugelas), les Chevaliers Tireurs, un grand théâtre (1821).

Le château de Buisson-Rond

1802, Achat du château

Situé sur le Parc de Buisson-Rond, à l’Est de Chambéry, à la limite de la commune de Barberaz, le château de Buisson-Rond également appelé Château de Boigne, fut acheté par le Général de Boigne en septembre 1802, aux descendants du Marquis d’Arvillard.

1810, Aménagement du parc

En 1810, le Comte de Boigne fit aménager le parc et notamment la fameuse allée des platanes alignée entre la Croix du Nivolet et la porte d’entrée du château.

Ce dernier ne connut pas de grande animation, si ce n’est en quelques rares occasions, comme par exemple, la rencontre entre Mme de Staël avec Benjamin Constant et Mme Récamier en 1811.

♦ 1813 : il est nommé par le gouvernement français Président du Conseil Général du département du Mont-Blanc et Chevalier de la Légion d’Honneur. Néanmoins il reste sujet sarde quand la Savoie revient au royaume Piémont Sardaigne.
♦ 1816 : il marie son fils Charles avec Louise de Montbel. Un mariage heureux et fructueux (13 enfants). En cette occasion, il est nommé comte héréditaire.

Le Théatre Charles Dullin

1820, Le comte de Boigne commande un nouveau théâtre

Le comte de Boigne soucieux de l’embellissement de la ville, décide de la construction d’un nouvel établissement digne de Chambéry. Il fait don à la ville d’une somme d’argent conséquente, pour la construction d’un nouveau théâtre à l’italienne dont il confie la réalisation à son beau-frère Trivelli.
Le nouveau monument sera construit sur l’emplacement de l’ancien théâtre.

1824, Inauguration

Le Théâtre Royal, œuvre de l’architecte Trivelli, fut inauguré le 27 Juillet 1824, en présence du Roi de Piémont-Sardaigne Charles-Félix et de la Reine Marie-Christine.

Il pouvait accueillir 1.800 spectateurs (le public populaire était debout au parterre) soit 1/10e de la population locale. Les spectacles lyriques avaient la faveur des chambériens mais à l’occasion d’événements importants, on y organisait des fêtes colossales ou des banquets.

Lire notre article sur le Théâtre Charles Dullin

♦ 1824 : il entreprend sa grande affaire, l’évolution de Chambéry vers un urbanisme à la Haussmann (la grande rue à arcades)
♦ 1827 : il est reçu membre de la société académique de Savoie.
♦ 1830 : Benoit de Boigne meurt à 79 ans. Il est inhumé à Lemenc.

La Maison de Boigne

L’ancienne maison forte de Chanaz dite « Grand’ Maison » date du XIIIème siècle et a été remaniée au XVIIème. Elle se dresse au cœur du bourg, face au canal de Savières.

Elle doit son nom de « Maison de Boigne » à l’un de ses anciens propriétaires : le comte de Boigne.

En proie à l’abandon progressif et au délabrement, la maison a été rachetée en 1969 par la commune de Chanaz, soucieuse de préserver son patrimoine.

Depuis 1988, à la suite d’importants travaux de restauration, la maison de Boigne remplace l’ancienne mairie qui était située dans les locaux du groupe scolaire.

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Avatar de l'utilisateur Titou
Je suis chambérienne, mais j'ai énormément de plaisir à m'informer sur ce qui a fait chambery .je continuerai à lire tout ce qui m'intéresse vraiment.

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