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J’ai été disciplinaire au Fort d’Aiton

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En 2015, Jean-Marc Villermet découvre l’existence d’un bagne militaire secret qui a fonctionné durant 10 ans, au Fort d’Aiton. Une vraie surprise…

J’ai été disciplinaire au Fort d’Aiton

 

Par Arsène Altmeyer et Jean-Marc Villermet
Aux éditions Cabédita

En 2015, Jean-Marc Villermet découvre l’existence d’un bagne militaire secret qui a fonctionné durant 10 ans, au Fort d’Aiton.
Une vraie surprise…

Il  a intégré donc le sujet à ses travaux de thèse soutenue en 2016 à l’Université Savoie Mont Blanc. Après avoir été présentées et discutées avec la communauté scientifique (EHESS Paris, Université Paris Sorbonne, Sciences Po. Lyon, Université d’Artois, …), ces recherches ont été prolongées en 2017 et 2018 en différents points du territoire français et à l’étranger.

En ce mois d’avril 2019 est publié un témoignage extrait d’un manuscrit de 413 pages rédigé en 1970 par un ancien bagnard et retrouvé par hasard. Le texte a été confronté à différentes sources avant d’être placé dans une perspective comparative. Avec le concours de la conservation du patrimoine, ce document a intégré les collections des Archives départementales de la Savoie.

 

À partir de cette découverte, Jean-Marc Villermet publie un livre sorti en librairie le 25 avril 2019.

Ses recherches l’ont conduit à retrouver l’auteur du manuscrit, Arsène Altmeyer, un acteur et comédien formé au Théâtre National de Strasbourg. Âgé de 74 ans, ovationné sur de très nombreuses scènes européennes à Paris, Berlin, Lausanne,… il a fréquenté Georges Descrières, Jacques Dufilho, Jane Birkin, Philippe Léotard, Jacques Doillon et beaucoup d’autres artistes au théâtre et au cinéma. Au moment des événements de mai 68, il a connu la prison puis le bagne d’Aiton, un camp de travaux forcés “caché” qui a fonctionné secrètement en France durant dix ans, entre 1962 et 1972. Son récit poignant est publié pour la première fois par le Groupe Slatkine, Editions Cabédita, à Genève. L’ouvrage est préfacé par Loïc Hervé, sénateur, membre de la Commission des Lois.

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Des rencontres sont proposées dans en Pays de Savoie et à Genève avec l’éditeur à l’occasion de la sortie du livre.
Aiton le 20 avril 2019 à 10h avec Arsène Altmeyer et Jean-Marc Villermet : Visite guidée du camp de travaux forcés et Conférence en présence de Émilie Giraudon, violoncelliste (entrée libre).
Genève le 4 mai 2019 à 11h  avec Arsène Altmeyer et Jean-Marc Villermet : Conférence, Musée International de la Croix Rouge et du Croissant Rouge (entrée libre).
Genève le 4 mai 2019 à 14h avec Arsène Altmeyer et Jean-Marc Villermet : Salon International du Livre et de la Presse à Palexpo, stand F 676  (de gratuit à 10 €)
Talloires le 20 mai 2019 à- 20h30 avec Jean-Marc Villermet : Conférence, Lundis du Prieuré (10 €).


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Commenter 8 commentaires

Avatar de l'utilisateur Coppens Christian
Je voudrais seulement préciser à mR fontvielle ,après le fort Aiton on ne quitte pas la marine,car avant d y entrer ,moi aussi j’etai à Mururoa en tant que timonier sur le BB.Maurienne ainsi que sur leBDC. Cheliff,on passe devant un tribunal militaire ou l on est jugé pour les faits commis,on nous casse de notre grade et de notre spécialité et on casse notre contrat d’engagement sur le champ,puis ensuite,on nous envoie à la prison militaire d arue à Tahiti en attendant notre transfert pour la France par avion accompagné par 2 flic militaire.ainsi en sortant d Aiton nous sommes de suite civil car radié des équipages de la flotte et surtout on ne nous fait pas de commentaires aimables ou non en sortant de la.bien cordialement.
Avatar de l'utilisateur Fontvieille
Je suis rentré dans la marine en 1965 au GEM de Saint Mandrier ensuite sur le BSL Garonne a Mururoa ou je regardais passer les radiations ensuite sur le Duperre puis L'AJONC et le 26/02/70 j'ai été envoyé au fort d'Aiton en tant que disciplinaire et là j'ai eu la chance de me retrouver à faire la cuisine pour les officiers , à mon départ le 01/09/70 le capitaine Montaz m'a certifié qu'on ne ferait pas de moi un militaire , je l'ai remercié et OUF le 01/02/71 j'ai quitté la marine.
Avatar de l'utilisateur Coppens
Bonjour,un maître chien, petit cadre,qui s’incruste parmi les disciplinaires,faut être gonflé......
Avatar de l'utilisateur R.BONNEFOY
Bonjour *** Apres avoir lu le livre de bernard CORNET , je vais commander ce nouveau livre et j en tirerai la morale. En effet j ' étais a FORT AITON en 1969 en qualité de maitre chien mais simple appelé faisant le service militaire obligatoire . La discipline était aussi pour nous simple appelé et c était bien la COMPAGNIE SPECIALE DES TROUPES METROPOLINAIRES !!!!!!!!!!!!!! méme 50 ans apres on ne peut oublier FORT AITON
Avatar de l'utilisateur MARKARIAN MARC
bonjour je serais heureux de lire (enfin)la vérité sur le réel régime imposé aux disciplinaires de fort aiton! après avoir lu le "roman"de Mr Cornet je me suis posé des questions ....ai'je révé? je suis arrivé au fort le 21 06 67 et libéré le 8 mai 68 (après visite déclaré inapte a la libération et indésirable a l'armé! il y avait 3 sections de 25 individus sur l'étage au dessus des douches donc pas encore de de nouvelle section en haut du fort et le régime n'était pas le mème pour les 3 chambrées équipées de lits gigogne d'une table et ses 2 bancs d' un poèl au centre de la chambrée après la présentation des lieux je pourrai parler de nos activités mais encore aujourd'ui j'ai du mal a en parler ....si j'avais pu le faire a un maitre_chien je lui aurais fait bouffer ses couilles par son cabot quant aux gradés ils n'étaient que de la merde!!!!! mon crétin de père etait militaire et a part cogner ses enfants et sa femme boire et jouer sa solde aux casinos li représente l'image exactr de l'armée alors je ne sais pas ou cornet était exactement dans ce fort surtout qu'en 11 mois de galères je n'ai pas vu ou entendu un élicoptère et il ne parle pas de la bouffe des heurs au garde a vous sous le soleil des douches glacées en hivers des travaux pour les paysans et autres marches forcées avec un sac a dos de 30 ou 40kg ....en gros c'etait ça aiton
Avatar de l'utilisateur Coppens Christian
Bonjour,j ai passé 13 mois au bagne entre début août 68 et fin août 69 j étais marin engagé,j avais 19 ans j étais en section 3 et avec les conneries que j ai encore faites la bas,après un mois de « calbo je suis monté en 1ère section en cellule individuelle tout en haut du Fort.c était pas de la rigolade,nous cassions des cailloux toute la journée et tout ce que nous faisions c était au pas de course,mais surtout il ne faut pas comparer ce bagne avec celui de Cayenne comme l a fait monsieur cornet qui lui n’a fait que 3 mois1/2.dans son livre.je salue tous les anciens et dommage de ce « réveiller « si tard.
Avatar de l'utilisateur Robert Chavanon
Moi aussi j'ai tiré 8 mois à Aiton - 71 - 72
Avatar de l'utilisateur Psaila Robert
Monsieur , J'ai été fin 1962 transferré au fort Aiton rentrant d'Algérie via Tinfouchy ( sud Algérien ) Nous sommes arrivé dans ce fort abandonné ( plus de vitres , rien de vivable ) Ils !!! nous ont donnait des paillasses avec des balots de paille pour confectionner des matelats je ne vous narre pas les cuisines , tambouille comme en algérie , mais nous étions jeunes cordialement

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