Cinéma

L’école buissonnière, de Nicolas Vanier

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Paris 1930. Paul n’a toujours eu qu’un seul et même horizon : les hauts murs de l’orphelinat, sévère bâtisse de la banlieue ouvrière parisienne… L’école buissonnière, dernier film de Nicolas Vanier sur les écrans en octobre…

François Cluzet dans le rôle de Totoche

 

François Cluzet – © StudioCanal – Jean-Michel Turpin – Radar Films

D’”Intouchables” à “Ne le dis à personne”, en passant par le cinéma de Chabrol, François Cluzet est devenu l’un des acteurs majeurs du cinéma français, avec sa gouaille et son caractère bien affirmé.

C’est en voyant Jacques Brel dans “L’homme de la Mancha” que le jeune François Cluzet a le déclic de la comédie. Ce jeune parisien intègre alors le cours Florent et suit l’enseignement de Jean-Laurent Cochet et Jean Périmony. Ses premiers pas se font au théâtre (Le gros oiseau de Jean-Michel Ribes, La double inconstance de Marivaux) et dans plusieurs téléfilms et séries sur le petit écran. C’est Diane Kurys qui lui offre ses deux premiers rôles au cinéma dès 1977 dans “Diabolo menthe” et “Cocktail molotov”. Trois ans plus tard, il rencontre Claude Chabrol sur “Le cheval d’orgueil”, Chabrol qui deviendra l’un de ses réalisateurs fétiches. Ils tourneront à cinq reprises ensemble (“Les fantômes du chapelier”, “Une affaire de femmes”, “L’enfer, rien ne va plus”).

Nommé une dizaine de fois aux César, il obtient en 2007 le trophée du Meilleur Acteur…

Dans les années 80, il apparaît notamment dans “L’été meurtrier” de Jean Becker, “Autour de minuit” de Bertrand Tavernier, “Rue du départ” de Tony Gatlif, “Chocolat” de Claire Denis, “Force majeure” de Pierre Jolivet ou “Trop belle pour toi” de Bertrand Blier. Touche à tout, il tourne également avec Claude Zidi (“Association de malfaiteurs” et “Deux”). François Cluzet multiplie les expériences dans les années 90, tournant avec Robert Altman dans “Prêt-à-porter”, avec Jean-Paul Rappeneau dans “Le hussard sur le toit” mais aussi à la télévision et sur les planches au Théâtre de Chaillot ou au Festival d’Avignon. La décennie suivante, le voit enchaîner les films dont “Les liens du sang” de Jacques Maillot, “À l’origine” de Xavier Giannoli ou “Paris” de Cedric Klapisch.

Nommé une dizaine de fois aux César, il obtient en 2007 le trophée du Meilleur Acteur pour “Ne le dis à personne” de Guillaume Canet, gros succès public lors de sa sortie quelques mois plus tôt. Il le retrouvera quatre ans plus tard dans “Les petits mouchoirs” avec là encore, 5 millions d’entrées à la clé. Mais un tournant important intervient en 2011 avec le triomphe international de “Intouchables” d’Éric Toledano et Olivier Nakache aux côtés d’Omar Sy. Le film dépassera les 19 millions d’entrées en France et deviendra le second plus gros succès du cinéma français.

Dernièrement, on a pu le voir dans “Un moment d’égarement” de Jean-François Richet, “Médecin de campagne” de Thomas Lilti et “La mécanique de l’ombre” de Thomas Kruithof.


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