musée

Les Charmettes

par

C’est dans cette maison que Jean-Jacques Rousseau dit avoir découvert la botanique et sa passion pour la nature, ainsi que l’amour pour Madame de Warens…


Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /home/clients/0f3b247aff51ace3e897799f3be4a17e/web/wp-content/plugins/sgr-nextpage-titles0/sgr-nextpage-titles.php on line 271

Histoire des Charmettes

Jean-Jacques Rousseau est né à Genève en 1712 et mort en 1778. Ecrivain-philosophe de langue française, il perdit sa mère à la naissance et fut confié à l’âge de dix ans à un pasteur de Bossey. Il émigra en Savoie où il fut recueilli en 1728 par Mme de Warens, Louise Eléonore de la Tour du Pin, baronne de Warens née en 1700 et décédée en 1762. Il se convertit au catholicisme, voyagea de droite et de gauche en menant une vie irrégulière. Il habita un appartement rue St Réal et une statue le représente en “promeneur solitaire” sur la butte de Lémenc. Mais c’est aux Charmettes, au cœur de la campagne, sur les hauteurs de Chambéry, que le jeune Jean-Jacques Rousseau vécut auprès de Madame de Warens entre 1736 et 1742. Pendant cette période, la beauté du lieu, la compagnie d’une femme aimante et des plaisirs simples tels que les promenades, la lecture ou la musique suffisent à son bonheur. C’est la douceur de cette vie que Rousseau décrit dans les livres V et VI des Confessions et dans les dernières lignes des Rêveries du promeneur solitaire. Dans cet “asile un peu sauvage et retiré”, Jean-Jacques Rousseau découvre l’amour auprès de celle qu’il appelle “maman” et devient l’homme sensible qu’ont admiré les romantiques. Autodidacte, c’est aux Charmettes qu’il se crée un “magasin d’idées” qui sera le socle de sa pensée d’écrivain et de philosophe.

Les Charmettes, Maison de Jean-Jacques Rousseau

890, Chemin des Charmettes
Jean-Jacques Rousseau séjourne aux Charmettes avec Madame de Warens entre 1736 à 1742, il les décrit aux livres V et VI des Confessions et dans la 10ème promenade des Rêveries du promeneur solitaire.

Classée monument historique en 1905, la maison est propriété de la Ville de Chambéry.

les Charmettes les Charmettes les Charmettes

 


Extrait des Confessions, Livre VI

“Le premier jour que nous allâmes coucher aux Charmettes. Maman était en chaise à porteurs, et je la suivais pied. Le chemin monte : elle était assez pesante, et craignant de trop fatigue ses porteurs, elle voulut descendre à peu près à moitié chemin pour faire le reste à pied. En marchant elle vit quelque chose de bleu dans la haie, et me dit : “Voilà de la pervenche encore en fleur”. Je n’avais jamais vu de la pervenche, je ne me baissai pas pour l’examiner, et l’ai la vue trop courte pour distinguer à terre les plantes de ma hauteur. Je jetai seulement en passant un coup d’œil sur celle-là, et près de trente ans se sont passés sans que j’aie revu de la pervenche ou que j’y aie fait attention. En 1764, étant à Cressier avec mon ami M. du Peyrou, nous montions une petite montagne au sommet de laquelle il y a un joli salon qu’il appelle avec raison Belle-Vue. Je commençais alors d’herboriser un peu. En montant et regardant parmi les buissons, je pousse un cri de joie : “Ah ! voilà de la pervenche !” et c’en était en effet. Du Peyrou s’aperçut du transport, mais il en ignorait la cause ; il l’apprendra, je l’espère, lorsqu’un jour il lira ceci. Le lecteur peut juger pur l’impression d’un si petit objet, de celle que m’ont faite tous ceux qui se rapportent à la même époque”.


Intérieur de la maison

A l’intérieur de cette maison bourgeoise, l’architecture a gardé toute son histoire : plafond à poutrelles, décors en trompe l’œil, la chambre de Jean-Jacques Rousseau… Du jardin, l’on peut apercevoir un très beau panorama sur le bassin de Chambéry. Aujourd’hui, les visiteurs peuvent retrouver le calme et le charme auxquels Jean-Jacques Rousseau a goûté aux Charmettes. Lieux de pèlerinage depuis la Révolution française, la maison et son jardin ont conservé cette atmosphère particulière dans laquelle il faut s’immerger pour comprendre Jean-Jacques Rousseau, l’homme et le penseur.

La Chambre de Jean-Jacques Rousseau

les Charmettes les Charmettes les Charmettes

 

La Chambre de Mme de Warens

les Charmettes les Charmettes les Charmettes

Mots-clés pour lire d'autres articles

Commenter 0 commentaire

Soyez le premier à commenter ce contenu !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.