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Les libellules rouges

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Keiko, 10 ans, assiste depuis des mois, fascinée, au ballet des Libellules rouges de l’école d’aviation voisine. Un chant affirme “les femmes ne montent pas sur les avions ?”…

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Les libellules rouges

 

De Reïko Kruk-Nishioka
Aux éditions Globe
Préface de Frédéric Mitterrand

Que sont devenus les rescapés et les survivants de Nagasaki ? Combien sont-ils encore ? Et surtout, qu’ont-ils à nous dire ?

Longtemps, Reiko Kruk-Nishioka s’est tue. Aujourd’hui, après mûre réflexion, c’est par un récit romancé, écrit à hauteur d’enfant, agrémenté de dessins de sa plume, qu’elle a choisi de témoigner.

Keiko, 10 ans, assiste depuis des mois, fascinée, au ballet des Libellules rouges de l’école d’aviation voisine. Un chant affirme “les femmes ne montent pas sur les avions ?” Qu’importe. Keiko sera pilote. En attendant, son cœur bat plus fort quand Koyama, son prince rouge à l’écharpe blanche, l’emmène voir les biplans de près, leurs hélices de bois, leurs ailes de toile peinte, puis lui offre un baptême de l’air improvisé. Mais c’est la guerre et bientôt, les avions pacifiques sont enrôlés pour partir à l’attaque. Tous les autres, plus solides, ont déjà été abattus.

À fréquenter les pilotes, Keiko découvre leur peur, leurs doutes, leur soif de vivre, le fait qu’ils ne sont encore que des enfants dans un monde où les adultes mentent et se trompent systématiquement. Un jour, un peu avant midi, à 20 km de là, une bombe pas comme les autres tombe sur la ville de Nagasaki.

Reiko Kruk – © Antoine Kruk

Reiko Kruk-Nishioka est née en 1935 à Isahaya dans le département de Nagasaki. Après avoir travaillé pour la télévision au Japon, elle arrive à Paris en 1971 et crée l’atelier Métamorphose, spécialisé dans le maquillage d’effets spéciaux. Son inventivité et sa minutie l’amènent à travailler avec les plus grands metteurs en scène de cinéma, de théâtre, d’opéra et de publicité (Claude Lelouch, Werner Herzog, Antoine Vitez, Bob Wilson, Patrice

Chéreau, Rudolf Noureev, Frédéric Mitterrand, Arnaud Desplechin…). Mais l’histoire de sa vie, celle qu’elle veut raconter au soir de son existence, c’est celle de la petite fille qu’elle a été, rescapée de Nagasaki, comme pour dire : plus jamais ça.


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