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Les prisonniers de Miolans

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Le château fut transformé en prison d’État en 1564 et ce jusqu’à la Révolution française. 99 prisonniers y furent enfermés dont le Marquis de Sade, qui s’en évada le 30 Avril 1773…

Les prisonniers de Miolans

Vincent-René Lavini, incarcéré pour complicité à l’escroquerie : fausse reconnaissance de dettes et faux billets de banque, en 1767 pour une durée de 21 ans.

Pierre Giannone, condamné pour avoir écrit “l’histoire du royaume de Naples” ou il professait la suprématie de l’état sur l’église. Il fut incarcéré le 7 Avril 1736 à Miolans jusqu’au 23 Juin 1738. Il a un buste dans l’université de Naples.

Pierre Monod, jésuite et conseillé de la régente Christine de France. Elle le fit incarcérer à Miolans afin de le protéger de Richelieu. Celui-ci rendit le jésuite responsable du refus de la régente, sur la cession des principales places fortes du Piémont à la France.


Miolans connut aussi 20 évasions : 13 réussies, 7 qui échouèrent

– Le 9 Juillet 1658, Charles Roux fit une corde avec ses draps et un trou dans le mur pour s’évader. Il fut trouvé meurtri, par les gardiens, dans les vignes en contrebas de la forteresse et ramené dans sa cellule.
– Le 29 Juin 1734, le chevalier de Martiniano, fit un trou dans le mur de ses latrines. Il fit tellement de bruit que ses gardiens en furent alertés.
– En 1672, Jean-Marie Barbéris et Cigneto, firent une première tentative. Le premier fut ramené à Miolans. Quand au deuxième, il lâcha la corde trot tôt et fut retrouvé le lendemain, les vertèbres du cou enfoncées, les côtes, les bras et les cuisses fracturés. Plus tard Barbéris renouvela la tentative, mais la corde étant trop courte il appela au secours ses gardiens pour être secourut.
– Le 26 Juin 1679, Lamberti réussi a faire un trou dans le plancher de sa cellule, grâce au couteau que le tambour Fricout lui avait donné, pour atteindre celle de Barbéris. Tous les deux avec une corde faite avec leur drap, réussirent à s’échapper et arrivèrent deux jours plus tard à Genève.
Appiano et de Vars réussirent à s’échapper grâce à un fer et un clou, une corde faite de leurs habits et des draps. Ils réussirent à démolir une petite fenêtre de leur cellule (cellule du “Paradis”) fraîchement mise.
– Le 30 Mars 1719, François Freylin s’évada, mais il tomba sur des rochers et mourut 3 mois plus tard.
Sigismond Péguin, de Rumilly, fut incarcéré en 1761 à la demande de sa mère. Il s’évada en août 1763. Il avait brisé les chaînes qu’il avait aux pieds, et s’en servit pour crocheter une porte. De là, il parvint aux latrines dans lequelles il descella une pierre de taille. A l’aide d’une corde d’infortune il descendit d’une hauteur de 16 mètres et gagna la Tour d’Arve, près de Genève.

Marquis de Sade

Marquis de Sade

Mais le plus connu des prisonniers de Miolans reste le Marquis de Sade, qui s’en évada le 30 Avril 1773.

Lire notre article : L’évasion du Marquis de Sade à Miolans


17 prisonniers sont morts dans les prisons de Miolans

Pierre Monod, le 30 Mars 1644.
Ballade, le 28 Septembre 1652.
Jean-Baptiste Mazin, le 30 Avril 1661.
Barthélémy Barriglieti, le 17 Septembre.
Jean-Jacques Cigneto, le 3 Mars.
Charles Roux, le 13 Juillet 1677.
Jean-Thomas Stellani, le 27 Novembre 1678.
Pasteur Chaunié, le 8 Décembre 1689.
François Freylin, le 7 Juillet 1720.
Jean-Antoine Garitta, le 6 Novembre 1725.
Marianne Muratore, le 18 Juillet 1727.
Della Mora, le 26 Juin 1733.
Antoine-Gaëtan Albanelli, le 5 Novembre 1740.
Pierre Joseph Cavagnol, le 30 Juin 1741.
Chanteran, le 16 Septembre 1765.
Bernad Bongivanni, en Juin 1785


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