foire & salon

Salon du Chocolat de Paris 2014

par

Artisans de talent & manipulateurs de saveurs (chocolatiers, pâtissiers, glaciers, chefs), industriels, planteurs à l’origine de la sélection des fèves de cacao, tous vous donnent rendez-vous à Paris…

La fièvre cacao

Surnommé dans certains pays producteurs “L’Or Noir”, le cacao est une matière première dont la production ne cesse d’augmenter. A l’origine mexicain, plus exactement maya, le cacao est aujourd’hui cultivé principalement en Afrique de l’Ouest, en Amérique Latine et en Asie.

Cabosse de cacao

Cabosse de cacao

Les huit plus grands pays producteurs de cacao sont à présent, dans l’ordre décroissant, la Côte d’Ivoire (40% de la production mondiale), le Ghana (20%), l’Indonésie, le Nigeria, le Cameroun, le Brésil, l’Equateur et la Malaisie. Ensemble, ils représentent 90% de la production mondiale.

Aux côtés de ces grands producteurs, il existe des origines (Venezuela, Trinidad, São Tome, Equateur, Madagascar…) dont la production est peu importante, mais dont la qualité est très appréciée pour la finesse de leur arôme. Le cacao est ainsi très largement produit dans les pays en développement, alors que les produits dérivés sont principalement consommés dans les pays industrialisés.

A l’image du vin, le cacao est un produit de terroir, dont les trois principales variétés sont les grands crus “forastero” et “criollo“, ainsi que le “trinitario“, issu du croisement de ces deux premières espèces. Les pays producteurs de cacao étant situés en zones équatoriale et tropicale, là où le fragile cacaoyer trouve la chaleur et l’humidité propices à sa croissance, leurs habitants consomment peu de chocolat. Les conditions de conservation de ce produit délicat réclament en effet une atmosphère sèche et tempérée.

plant de cacaoyer

plant de cacaoyer

La folie de “l’or noir”

– En 1830, on produisait 10 milliers de tonnes de cacao dans le monde
– En 1913, 255 milliers de tonnes
– En 1965, 1.461 million de tonnes
– En 2004, environ 3.452 millions de tonnes
Source ICCO (Organisation Internationale du Cacao)
– Au cours de l’année 2013, le monde a consommé pour la première fois plus de 4 millions de tonnes de cacao, 32% de plus qu’il y a dix ans. Une flambée de la demande qui a fait grimper le prix de la précieuse denrée de plus de 9% depuis le début de l’année et de près de 40% en un an (source : Le Figaro).


Un cadeau des Dieux

Né de la main de ceux qui l’élaborent, d’un savoir millénaire hérité de nos ancêtres et perpétué de génération en génération, le chocolat est devenu l’un des fondamentaux des plaisirs de bouche de nos contemporains. Partout dans le monde, il passionne, crée l’émotion et fédère en un même élan gourmand.

Fontaine Chocolat - © Sergio Palumbo

Fontaine Chocolat – © Sergio Palumbo

 

Le savoir-faire qu’il incarne est naturellement associé aux valeurs d’excellence, de passion, d’obstination ; à la beauté des gestes qui permettent son élaboration, au choix des terroirs, à la transformation, aux assemblages jusqu’à la dégustation ; au “bon goût” transmis en héritage… L’art de faire le chocolat, l’art de le déguster et l’art de vivre associés à cette denrée unique lui ont donné ses lettres de noblesse. Plus qu’une denrée de consommation courante, plus encore qu’un produit de luxe accessible à tous, le chocolat est avant tout culturel.

Les Aztèques affirmaient que le chocolat était un “cadeau des dieux”.

Le chocolat des Antilles

Le chocolat des Antilles

Associé à des mythes, des légendes, une épopée, une histoire qui a permis sa démocratisation ; auréolé de multiples vertus et élevé au rang de médicament par la Science ; symbole indéfectible des échanges entre le Nord et le Sud, lien entre les hommes sur chaque continent, entre ceux qui le produisent et ceux qui le consomment ; étendard du raffinement à la française dans le monde entier ; objet de métamorphoses artistiques ; enjeu économique planétaire ; reflet de l’évolution des modes de vie vers une consommation plus responsable… le chocolat fait partie intégrante de notre patrimoine.

Les Aztèques affirmaient que le chocolat était un “cadeau des dieux”. Au XIXème siècle, Antonin Carême, cuisinier des rois et inventeur de l’architecture pâtissière, écrivait déjà : “les Beaux-Arts sont au nombre de cinq, à savoir la Peinture, la Sculpture, la Poésie, la Musique et l’Architecture, laquelle a pour branche principale la Pâtisserie“. Un patrimoine qu’il faut aujourd’hui s’attacher à préserver.

 


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